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La fin des Italies (4)

Posted on 22 juin 20159 août 2016 by Benoît Vincent

Ce texte fait suite, avec quelques autres, à une première tentative, il y a quelques années.

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L’Italie est un pays trop subtil pour le Français. A force d’y séjourner, je découvre un territoire complexe dans sa culture et son organisation, des le tissu des relations humaines, l’impression, quoique déstabilisante, est plutôt rassurante. Et me replace peu à peu au centre de moi-même.

Elle, elle me dit que si elle est venue en France, elle ne peut pourtant imaginer s’y installer durablement. Encore moins imaginer en réclamer l’appartenance sous la forme de la nationalité. Il a fallu partir, me dit-elle, s’éloigner de ce pays plein de religion et d’églises, de famille et de pressions sociales, et sans travail ni aides particulières, mais y retourner est toujours l’espoir qui nourrit la route.

Je lui dis qu’elle m’a permis de penser cela. La France est bien sur un pays merveilleux, nous parlons bien sûr du pays qui a imaginé la Révolution, pour aller vite, même si celle-ci possède son évidente part d’ombre. Depuis quarante ans, c’est-à-dire mon âge, il me semble que la France s’est arrêtée. Figé dans une espèce de modèle de culture, de droit, de langue idéale.

Elle dit qu’il faut du temps, dix ans au moins, pour mesurer la pétrification de la culture française, l’arnaque que c’est, en fait, et pareil pour la santé, la liberté, la laïcité, etc.

Je dis Je me dis que l’Italie fascine tout le monde, et le Français en particulier (notamment pour sa culture, les arts, la cuisine et la langue) mais quand on fait l’inventaire de ce qu’ils en retiennent (par exemple dans la caricature Sollers ou dans le récent livre de Haenel — n’est-il pas son élève ?) on réalise qu’il la connaissent somme toute assez mal et, de par le fait, ils ne la comprennent pas.

La culture, dans toutes ses dimensions, n’est pas figée, idéalisée, réduite à un patrimoine de musée de cire. Elle se répand partout, de l’employé amoureux du Caravage au magnat libéral qui récite Dante par cœur, et elle passe également par le stade, la cuisine, l’église ou la place, au kiosque et ses journaux : tout cela est lié, enchaîné, organique.

Notre nation est en train de se dissoudre, non pas au prix de valeurs morales comme disent les médiocres déclinistes de circonstance, éditorialistes et polémistes tous issus de la même élite, mais sous les coups de bélier du capitalisme institutionnel (auxquels ils participent par exemple).

L’Italie, pourtant dans le même merdier de l’UE, a peut-être mieux résisté en tant que nation balbutiante — mais il est vrai qu’elle n’a jamais pu ou eu le temps ou eu l’opportunité de se développer comme une nation à la française, et c’est peu-être une chance, car aujourd’hui où apparait spectaculairement l’échec du système démocapitaliste, les Italiens en seront peut-être définitivement préservés.

Et c’est peut-être précisément au nom de cette italianité, que je cherche dans ces pages à mieux cerner, si c’est possible, et si c’est possible en dehors des habituels clichés que nous portons avec nous sur tous les peuples étrangers, cette italianité si largement partagée par les Italiens eux-mêmes (on peut se demander si une telle coappartenance existe en effet entre un Breton et un Provençal, entre un Chti et un Corse, entre un Bourguignon et Basque, entre deux habitants de Paris, de Bagnolet, de Bobigny, de Gif-sur-Yvette et de Massy-Palaiseau, de Buno-Bonnevaux et de Ponto-Combo) qui décline les dialectes et les recettes à l’infini tout en conservant les structure, la syntaxe du toscan et celle du primo-secondo-contorno.

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