Parmi les multiples avatars que prennent les émules (installés) de la contre-culture, aux côtés des sachants consciencieux, des blasés libertaires, des pourfendeurs politiques de « gauche », il y a les artistes justiciers. Ces artistes (souvent des écrivains, je vais parler des écrivains, que je connais mieux) se disent sans doute de leur temps. Ils ne craignent…
Auteur/autrice : Benoît Vincent
Agar.io, notre métaphore misérable
Ma fille m’a fait découvrir le jeu en ligne Agar.io l’une de ces nombreuses addictions que le monde contemporain recèle et qu’il nous adresse afin de nous détourner du désagrègement qui nous attire. Autre forme de l’éparpillement toutefois, au propre comme au figuré, puisque le piège peut se refermer sur notre conscience, et alors les…
La haine le peuple
Ajout du 07/12/15 Je réalise que j’ai publié ce texte le jour du premier tour des élections régionales, alors que je l’ai longuement maturé ruminé depuis cette soirée en avril ou mai dernier (et donc commencé d’écrire à la date sus-écrite : 11/10). Je n’ai pas du tout fait le rapprochement a priori, ne votant…
Souvenir. De LRDF
Ce texte est en cours d’écriture ; mais pour des raisons techniques, je créé cette page fantôme…
En paraphrasant Pacôme Thiellement
C’est une farce. Je me suis amusé à répondre à une interview qui a été donnée à l’ami Pacôme Thiellement à propos de cinéma — mais je l’ai transcrite pour le rock. Certaines questions du coup ne peuvent être exactement les mêmes. [Mise à jour en 2020.] Tu n’arrêtes pas de parler de rock. Que…
« Je ne sais quel miroitement, en dessous, peu séparable de la surface concédée à la rétine »
Cette phrase de Stéphane Mallarmé — j’ai horreur des citations censées justifier absolument les médiocres idées, au regard des ères géologiques, qui parcourent nos maigres synapses et neurones — portée en titre comme un étendard, voudrait désigner une réflexion qui se fait chaque jour plus pressante. Obtempérer à l’instinct, fût-il celui de la divagation rhétorique ou…
Urbi et Orbi 06 [Journal de Livia]
IV a.d. Ides Parfois c’est doux comme une onde satinée, comme la mer dans le golfe d’Anzio, et remplis de précaution, de timidité. L’onde est un souvenir du corps. De la nudité. Une onde est la nostalgie d’un plongeon. La même intensité, le même abandon. D’autres fois c’est violent, comme un orage, comme une cage,…
Urbi et Orbi 05 [Journal d’Octavius]
Quand on arrive en ville Je m’y perds. Toutes ces rues… enfin ces ruelles… enfin ces boyaux merdeux débordant de crasse et de gens qu’on dirait frappés de démence… Le centre populeux de la ville, de ma ville, est un cloaque géant à lui seul. On a bien rasé les plus vétustes constructions de bois…
Urbi et Orbi 04 [Codex augusteus Ѧ]
C’est MVA lui-même qui entre à son tour. « Je dois toujours tout faire ici ! » s’exclame-t-il en venant précipitamment dans ma direction. Faut-il que je l’aime, le vaillant et fidèle ami, pour ne pas l’égorger de mes mains pour oser ainsi troubler mon repos ! Il n’a plus le doux visage de nos vingt…
Urbi et Orbi 03 [Codex augusteus Ѧ]
Nomen est onem, disait l’autre, sur la route de Θούριοι, alors que je visitais les terres du sud avant mon départ pour l’Orient, « et tu devras assez vite forger le tien, ô Cæsar ». Leurs flatteries ne m’atteignent pas. Lorsque je Chaque matin, il se promène le long des murs sud, qui donnent sur la…
