Skip to content

Menu
  • La maison
    • Benoît Vincent…
    • 20 ans d’Ail !
    • Index
    • Finie la serendipité, vive la folksonomie
    • Thèque
    • Liens
    • Sur le logo
  • Publications
    • Paramar | avec Emanuela Schiano di Pepe
    • Synovie (Rhizes – Pholques) | Avec Laurence Morizet
    • Féroce
    • La littérature inquiète
    • L’entreterre
    • Un de ces jours
    • GEnove. Villes épuisées
    • Local héros
    • Farigoule Bastard
    • Pas rien
  • Textes
    • Fragments
    • Continue poésie
    • Critique chronique
    • Notes cénologiques
    • Pistes et sillages
    • Polémiques
    • Secrétaire
    • Vademecum
  • La littérature
    inquiète
  • Chantiers
    • Travaux en cours
      • De par la ville de par le monde
      • Résidences
      • L’affaire Panitza
      • Bobines
      • Vorace
    • Général Instin
    • Travaux non édités
    • Musique
  • Rencontres
    • Agenda
    • Résidences de création
      • Conversation Générale
        avec Emanuela Schiano di Pepe | CHBD 2024
      • Archivive | IMEC 2024
    • Ateliers
    • Contact
  • ĐeĦors >>>
Menu

Quartier romain (3)

Posted on 10 août 201424 avril 2023 by Benoît Vincent

En cinq rioni : 1 – 2 – 3 – 4 – 5

 

 

Jour 5 : R.IX : Pigna ; R.XI : Sant’Angelo

℘ La chaleur et la douleur au dos persistant toujours plus piquantes, je prends quelque repos forcé dans l’appartement de via Portuense, Trastevere. L’immeuble est un grand immeuble populaire, entouré d’immeubles semblables. Partie de la vie des gens se trouve sur les balcons ; impensable la somme de choses qu’on amasse et ne servent à rien, qu’on remise parfois dans ces espaces mixtes, à la frontière.

On voir l’intérieur des appartements aussi, au moins une partie, et on voit combien tous se ressemblent. L’immeuble est énorme, il y a peut-être cent cinquante appartements, et on retrouve les mêmes gens, les mêmes désirs, les mêmes délires, les mêmes maladies, les mêmes objets, les mêmes meubles.

Vivre en ville, dans une ville telle que Rome : qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Une ville finalement moins dense que d’autres, remarquable par ses espaces verts (villa Borghese, jardins du Vatican, Caffarella, et même les forums romains, pourquoi pas) mais où par conséquent les habitations collectives sont plus nombreuses. Vivre ici, dans le comble du désert touristique (là où plus aucune vie ne compte), y travailler, s’y déplacer, y aimer et pour cela devoir constamment éviter les lieux les plus fréquentés ?

℘ Au coucher du soleil je prends finalement le bus qui mène piazza Venezia, au cœur du « problème » romain. Par chance l’heure et la saison sont défavorables à la foule, mais il y a beaucoup de bermudas et d’appareils photos numériques tout de même (ou même des tablettes, devenues indiscutable concurrents). Le bus finalement me ramène sur le largo Torre Argentina. Voilà exactement le genre de lieu que j’avais totalement effacé de ma mémoire. Il est là lui, avec ses temples et sa tour pourtant, témoignant de toutes ses ruines et de tous ses chats.

 

Témoignant aussi de ce qu’une ville monde et modèle, telle que peut l’être Rome, recèle de hasards et de circonstances. C’est par hasard qu’on redécouvre ces temples (à Juturne ou Junon, à Fortune, à Féronie, et aux Lares dits Permarini !) en 1926 (pensons comme cela est récent : mes grands-parents avaient dix-neuf ans !) et qu’on doit par conséquente leur retrouver un nom ; le portique médiéval de la tour est lui une totale création des années 40, pour accompagner et protéger la tour del Papito (?) qui est bien du XIVe siècle.

℘ C’est sur cette place qu’on trouve une grande librairie Feltrinelli. C’est ici-même, si je ne m’abuse, que j’ai acheté d’une part le livre d’Edgar Lee Masters que traduira cent avant le Général Instin, d’autre part le livre de d’Arrigo qui cent ans après sera aussi au cœur de mon travail. A l’époque je venais dans le centre rarement, pas plus d’une fois par semaine (Spinaceto est loin et je travaillais six jours sur sept). Et quelques lieux seulement avaient mon attention pour leur soin bienveillant. Largo Argentina, aussi bête que cela puisse paraître, en faisait partie.

℘ Je glissais finalement dans une rue adjacente pour découvrir (ou redécouvrir ?) un “quartier” d’une beauté et d’un calme stupéfiants, autour de piazza Margana. En me perdant dans ces rues, j’arrive subitement sur le Portique d’Ottavia et le théâtre de Marcellus, autres monuments complètement oubliés. L’occasion de se rendre sur l’Île Tibérine, magnifique écharde au Tibre, hélas complètement défigurée par un “Rome plage” de pacotille et revenir, pas à pas, vers Trastevere plus rationnel.

 

Jour 6 : R.XIII Trastevere

℘ Devoir trouver occupation dans la grande déconnexion (forme d’indigence 2.0 se vuoi), après trop de déplacements, têtes données à droite à gauche, échinements-acharnements, le jour long, long et brillant et tranchant tandis que par ailleurs toute la ville mordille le goudron dans la torpeur.

℘ Marché de porta Portese, café avalé au coin d’un immeuble tellement moche qu’on le croirait parisien ou lyonnais, en tout cas des 80’s, puis après-midi dans la langueur des photos, d’une glace juste en bas et d’une nuit qui promet d’être au dimanche ce que le dimanche fait à tous les autres jours.

IMG_0586

En cinq rioni : 1 – 2 – 3 – 4 – 5

 

Partager la publication "Quartier romain (3)"

  • Facebook
  • X

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Livres

Benoît Vincent - Féroce - Bakélite 2024

Benoît Vincent - La littérature inquiète - Publie.net 2020 Benoît Vincent - Un de ces jours - Publie.net 2011, 2020 Benoît Vincent - L'anonyme - Publie.net 2010, 2020

 Benoît Vincent - Farigoule Bastard - LNA 2015 Benoît Vincent - GEnova - LNA 2017

Benoît Vincent - Un de ces jours - Publie.net 2018  Benoît Vincent - Local héros - Publie.net 2018

Général Instin - Climax - LNA 2015  Général Instin - Spoon River - LNA 2016

Articles récents

  • RIP Hélène Sturm 16 février 2026
  • RIP Francis Hallé 1 janvier 2026
  • La nature est politique 10 août 2025
  • Vorace §77 1 août 2025
  • L’attrait des larmes 4 juin 2025
  • Instances et régimes de réalité
    (Notes cénologiques 6)
    19 avril 2025
  • Objet de culte 16 avril 2025
  • Fragment 6 avril 2025
  • Fuck news 3 avril 2025
  • Fragment 2 avril 2025
  • Fragment 1 avril 2025
  • Fragment 31 mars 2025
  • Vive la guerre ! 6 mars 2025
  • Films 2025 6 février 2025
  • RIP Marianne Faithfull 31 janvier 2025
  • Le — prologue 18 janvier 2025
  • RIP David Lynch 15 janvier 2025
  • Dans cette maison, sur ce matin 25 décembre 2024
  • Stufo dell’America 23 novembre 2024
  • Vorace §83 21 novembre 2024
  • Vorace §82 21 novembre 2024
  • Organon général 29 octobre 2024
  • Archivive — conclusion 25 octobre 2024
  • Archivive — sous nos yeux 24 octobre 2024
  • Archivive — fleurs 21 octobre 2024
  • Archivive — le souterrain numéro 7 19 octobre 2024
  • Archivive — on n’en sort jamais 17 octobre 2024
  • L’odeur d’un cri 13 octobre 2024
  • Archivive x Conversation générale — note croisée du soin et de la vie 9 octobre 2024
  • Archivive — chassez le naturel 26 septembre 2024
  • Archivive — L’IMMOBILITE 26 septembre 2024
  • Archivive — détour paysage 24 septembre 2024
  • Archivive — patrimoines ? 24 septembre 2024
  • Cartographie des habités — note d’intention 22 septembre 2024
  • Archivive — archimorte 20 septembre 2024
  • Archivive — deux ou trois mots sur la critique 20 septembre 2024
  • Archivive — catalogue du catalogue 20 septembre 2024
  • Vorace §14 25 août 2024
  • Vorace §43 16 août 2024
  • Vorace §95 8 août 2024
© 2026 | Sur une base de thèmes préconcus