Skip to content

Menu
  • La maison
    • Benoît Vincent…
    • 20 ans d’Ail !
    • Index
    • Finie la serendipité, vive la folksonomie
    • Thèque
    • Liens
    • Sur le logo
  • Publications
    • Paramar | avec Emanuela Schiano di Pepe
    • Synovie (Rhizes – Pholques) | Avec Laurence Morizet
    • Féroce
    • La littérature inquiète
    • L’entreterre
    • Un de ces jours
    • GEnove. Villes épuisées
    • Local héros
    • Farigoule Bastard
    • Pas rien
  • Textes
    • Fragments
    • Continue poésie
    • Critique chronique
    • Notes cénologiques
    • Pistes et sillages
    • Polémiques
    • Secrétaire
    • Vademecum
  • La littérature
    inquiète
  • Chantiers
    • Travaux en cours
      • De par la ville de par le monde
      • Résidences
      • L’affaire Panitza
      • Bobines
      • Vorace
    • Général Instin
    • Travaux non édités
    • Musique
  • Rencontres
    • Agenda
    • Résidences de création
      • Conversation Générale
        avec Emanuela Schiano di Pepe | CHBD 2024
      • Archivive | IMEC 2024
    • Ateliers
    • Contact
  • ĐeĦors >>>
Menu

Pas de blogue

Posted on 8 janvier 20078 avril 2012 by Benoît Vincent

Mise à jour 2011-2012. Bien évidemment, ce “site” est un “blogue”. Donc le propos qui suit devient caduc. Ou pas. Différents développements ou mises à jour se trouvent ici, ici ou là.

Je ne veux pas de blogue ici, mais qu’est-ce qu’un blogue. Un contenu insignifiant dans un contenant castrateur et redondant.

Voilà. je me bats contre les blogues.

Je veux autre chose. Je ne vaux pas d’autofiction. Cela n’existe pas. Le premier qui ose prétendre que Marguerite Duras fait de l’autofiction, je lui arrache volontiers la langue.

J’ai vu Christine Angot à Montpellier, j’en ai parlé ailleurs (Une semaine culturelle en France en 2006). Mais je n’ai vu qu’un étalage de « Je », de « Moi ».

Je ne renie aucune douleur, ni celle de l’inceste, ni celle de la tromperie, ni celle du viol, ni celle de la déportation. Je considère simplement que la littérature n’a pas à parler de « sa petite affaire familiale ». Faire cela n’a rien à voir. La littérature (l’inexplicable de la littérature, l’insoutenable de la littérature, l’impossible de la littérature) est alors à la traîne du sujet écrivant, et avancer que Proust préfigure Angot, Laurens, Houellebecq ou autre est faire preuve d’une sénilité intellectuelle notoire.

Je ne nie pas le malaise, le mal être, l’angoisse de vivre. Soit la littérature transcende cela pour en universaliser la portée (par exemple, je ne sais pas, Baudelaire), soit elle se dilue dans la compassion étrangère à tout dieu mais dévouée aux hommes (autre exemple peut-être, Camus). Mais ces catégories ne valent rien si l’on s’en remet au mot même, et je ne suis pas sûr qu’un découpage existe.

Je sais simplement que se servir de la littérature comme divan « ne colle pas », est immédiatement emporté par le souffle extravagant, exorbitant, de la littérature.

Ce n’est pas Christine Angot que je n’aime pas (je me fiche de connaître ses malheurs peu éclatants et mortifères), ce sont ses livres, qui encombrent les étals déjà nauséeux des librairies.

Je revois Deleuze dans son fameux Abécédaire ; je crois que c’est la lettre E, comme Enfance :

Ecrire, c’est témoigner de la vie. C’est témoigner pour la vie. C’est témoigner, alors, pour, au sens où on le disait, pour les bêtes qui meurent. C’est… bon, c’est bégayer dans la langue. Faire de la littérature… Faire appel à l’enfance, c’est typiquement faire de la littérature sa petite affaire privée. C’est la dégoûtation. C’est vraiment la littérature de Prisunic, de bazar, c’est les best-seller, c’est la vraie merde, ça. Si l’on ne pousse pas le langage jusqu’à ce point où il bégaie, parce que ce n’est pas facile, il ne suffit pas de bégayer bbb… bbb… bbb… comme ça ! Si on ne va pas jusque-là… Alors, peut-être que dans la littérature, comme… à force de pousser le langage jusqu’à une limite, il y a un devenir animal du langage même et de l’écrivain, il y a un aussi devenir enfant, mais ce n’est pas SON enfance… il devient enfant, oui. Mais ce n’est pas son enfance, ce n’est plus l’enfance de personne. C’est l’enfance du monde, c’est l’enfance d’UN monde. Alors, ceux qui s’intéressent à leur enfance, qu’ils aillent se faire voir, et puis qu’ils continuent, c’est très bien, ils feront la littérature qu’ils méritent. Si quelqu’un ne s’est pas intéressé à SON enfance, c’est Proust, par exemple. Les tâches de l’écrivain, ce n’est pas fouiller dans les archives familiales, ce n’est pas s’intéresser à son enfance. Personne, personne ne s’intéresse, personne de digne, personne de digne de quoi que ce soit ne s’intéresse à son enfance. C’est une autre tâche de devenir enfant par l’écriture, arriver à une enfance du monde, ça, c’est une tâche, ça, c’est une tâche de la littérature.


Partager la publication "Pas de blogue"

  • Facebook
  • X

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Livres

Benoît Vincent - Féroce - Bakélite 2024

Benoît Vincent - La littérature inquiète - Publie.net 2020 Benoît Vincent - Un de ces jours - Publie.net 2011, 2020 Benoît Vincent - L'anonyme - Publie.net 2010, 2020

 Benoît Vincent - Farigoule Bastard - LNA 2015 Benoît Vincent - GEnova - LNA 2017

Benoît Vincent - Un de ces jours - Publie.net 2018  Benoît Vincent - Local héros - Publie.net 2018

Général Instin - Climax - LNA 2015  Général Instin - Spoon River - LNA 2016

Articles récents

  • RIP Hélène Sturm 16 février 2026
  • RIP Francis Hallé 1 janvier 2026
  • La nature est politique 10 août 2025
  • Vorace §77 1 août 2025
  • L’attrait des larmes 4 juin 2025
  • Instances et régimes de réalité
    (Notes cénologiques 6)
    19 avril 2025
  • Objet de culte 16 avril 2025
  • Fragment 6 avril 2025
  • Fuck news 3 avril 2025
  • Fragment 2 avril 2025
  • Fragment 1 avril 2025
  • Fragment 31 mars 2025
  • Vive la guerre ! 6 mars 2025
  • Films 2025 6 février 2025
  • RIP Marianne Faithfull 31 janvier 2025
  • Le — prologue 18 janvier 2025
  • RIP David Lynch 15 janvier 2025
  • Dans cette maison, sur ce matin 25 décembre 2024
  • Stufo dell’America 23 novembre 2024
  • Vorace §83 21 novembre 2024
  • Vorace §82 21 novembre 2024
  • Organon général 29 octobre 2024
  • Archivive — conclusion 25 octobre 2024
  • Archivive — sous nos yeux 24 octobre 2024
  • Archivive — fleurs 21 octobre 2024
  • Archivive — le souterrain numéro 7 19 octobre 2024
  • Archivive — on n’en sort jamais 17 octobre 2024
  • L’odeur d’un cri 13 octobre 2024
  • Archivive x Conversation générale — note croisée du soin et de la vie 9 octobre 2024
  • Archivive — chassez le naturel 26 septembre 2024
  • Archivive — L’IMMOBILITE 26 septembre 2024
  • Archivive — détour paysage 24 septembre 2024
  • Archivive — patrimoines ? 24 septembre 2024
  • Cartographie des habités — note d’intention 22 septembre 2024
  • Archivive — archimorte 20 septembre 2024
  • Archivive — deux ou trois mots sur la critique 20 septembre 2024
  • Archivive — catalogue du catalogue 20 septembre 2024
  • Vorace §14 25 août 2024
  • Vorace §43 16 août 2024
  • Vorace §95 8 août 2024
© 2026 | Sur une base de thèmes préconcus