
C’est derrière les jardins
de l’esprit
à la française
dans une vallée modeste
une aulnaie inondée
de laîches allongées
des bois giboyeux
abandonnés
un esprit serré
en friche
des sentiers en ronces
un romancier centenaire veille
des propriétés vides,
des véhicules hagards,
des cris, des jeux, des alcools
beaucoup d’arbres
dans ce bruit
viennent enlacer l’anémie
de la plaine
la stupéfaction des eaux closes
des essarts maigres
