Du silence de douve

juillet 2nd, 2016 § 0 comments § permalink

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Un s’étonne des feux des machines,
un autre de trésors accumulés.
Moi qui ne sais rien faire
de mes doigts
et ne possède
que mes doigts,
je reste bouche bée plutôt,
dans l’aube, gouttes,
devant la toile de l’araignée.

Pourquoi la forme plutôt que rien ?

 

Hiver

juillet 2nd, 2016 § 0 comments § permalink

Je publie ici quatre textes faisant un, normalement disposés en colonnes, mais abandonnées ici pour faciliter de lecture. Ceux-ci apparaissent dans le catalogue de la rétrospective de Mathilde Papapietro à Varsovie.

printempsétéautomnehiver

 

On croit souvent / seulement le revers (parce qu’en réalité on ne sait jamais où se mettre, si on sait où on est — et on ne sait pas toujours). Qu’on ferait mieux de monter des pierres comme pour ériger un petit cairn, signal à la croisée des chemins, et que les temps s’évertuent à ébouler. S’évertuent à s’évader par les persiennes ou se découpent en lobes plumes ou épines confondues. Cela s’amoncèle en tumultes de désirs d’os, de coquilles effritées, de murs arrachés, de heurts avec les mémoires d’humide, de feutré, de vaguement chaud (promesse de chaleurs, chaleurs).

Raccrocher le train des lunes, alors se mine, se rend l’otage calendrier, passe, et passe.

 

Automne

juillet 2nd, 2016 § 0 comments § permalink

Je publie ici quatre textes faisant un, normalement disposés en colonnes, mais abandonnées ici pour faciliter de lecture. Ceux-ci apparaissent dans le catalogue de la rétrospective de Mathilde Papapietro à Varsovie.

printempsétéautomnehiver

 

Rarement on aura été aussi proche d’une version de la vérité. Périapses, les temps se vertèbrent et la forme tourne autour. La forme est une pensée écrasée comme un fruit mûr sur des plages des disques. La forme n’est pas plus une aspérité dans le paysage qu’on appelle réel ou pas. Elle lui colle à la peau. Elle la suit comme une ombre. En vérité, si le vase est clos, la seule assomption qui vaille est l’épiphanie. Dit autrement, la forme est une embossure, du relief. Dit autrement, je substitue également le vent des grillons à la compagnie de chanterelles, et nous on veut chanter cette nuit. Dit autrement, toute parole se parraine au silence.

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Eté

juillet 2nd, 2016 § 0 comments § permalink

Je publie ici quatre textes faisant un, normalement disposés en colonnes, mais abandonnées ici pour faciliter de lecture. Ceux-ci apparaissent dans le catalogue de la rétrospective de Mathilde Papapietro à Varsovie.

printempsétéautomnehiver

 

Il n’est pas toujours facile d’échapper là l’évidence d’un couteau, ni à la nudité. Certains s‘en dépêtrent à l’aide de quelques grossiers expédients ; vulgaires pilules. D’autres n’y parviennent pas. Et puis il y a le fait de se tenir droit dans le lit d’étiage, affrontant la vague nouvelle qui n’est aujourd’hui qu’une langue de cailloux, dont les algues sont de velours, une barbe devenue, une poudrière. Les écussons comme les écrevisses des ornements des carapaces ignorent jusqu’au décapé. Ici la mort, le fond est syntonie, bientôt s’efface la mémoire pour le néant, cette chose blanche de gésir en travers du chemin.

 

Printemps

juillet 2nd, 2016 § 0 comments § permalink

Je publie ici quatre textes faisant un, normalement disposés en colonnes, mais abandonnées ici pour faciliter de lecture. Ceux-ci apparaissent dans le catalogue de la rétrospective de Mathilde Papapietro à Varsovie.

printempsétéautomnehiver

 

À ce point-là du calendrier défendu, cet astre passablement récurrent.

Parfois les banalités sont éclatantes et justes. Elles se déambulent (comme elles se dévissent) lentement vers leur propre évidence. Nous qui sommes de sourds avides de perfection (c’est peut-être ça la foi, ce manque d’humilité, nerveux bris de silence), nous nous méfions de la régularité. Le trèfle blanc nous ne le voyons même plus, non plus que le trille du merle ou la floraison des étoiles. Pourquoi cette barque, ce cinéma ? Revenir n’est pas n’est jamais revenir amont. Revenir c’est où élastique tendu vers le cœur de ton combat, le cœur du carambolage.

 

Poème debout

mai 22nd, 2016 § 0 comments § permalink

J’ai croisé deux fois Olivier Besancenot
cette semaine.
La première fois dans mon métro
j’ai croisé Olivier Besancenot,
la deuxième fois dans ma rue
j’ai croisé Olivier Besancenot.

Et Senghor dans un boui-boui des Batignoles.

Debout.

La nuit errante

avril 30th, 2016 § 0 comments § permalink

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La nuit est politique qu’elle le veuille ou non. Si elle ne le veut pas, elle meurt. Si elle le veut, elle doit se mettre en chemin. La nuit ne doit pas seulement barrer la route, elle doit avancer sur d’anciennes qu’elle réinvente ou de nouvelles qu’elle se fraye dans l’inconnu.

La nuit retue

avril 23rd, 2016 § 0 comments § permalink

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Ecoute à la nuit son résidu de cendre
Ecoute à la nuit le serpent fini
Ecoute à la nuit un reste de soupe
Et retiens en cadence les relents de la nuit.

La nuit tue

avril 17th, 2016 § 0 comments § permalink


Nous en appelons à la nuit.
Qu’elle couvre de silence le brouhaha et le sang.
Nous en appelons à la nuit.
Qu’elle plonge dans le noir la violence et les mots.

Rien, rien ne sort de la nuit qui ne soit assagi.

J’en appelle à la nuit qui dénude les fauves mais
leurs crocs •
repose et les esprits
dépose et les tracts.

Oubliez le trop de li li litanies
oubliez les fi fi figures

faites fi des matraques et des coups
de langues, des bavardages.

J’en appelle à la nuit qui apaise les douleurs,
masque les peaux,
trouble les frontières et brouille les corps.

Ne mangez pas
ne dormez pas
ne soyez pas bavard.

J’en appelle à la nuit, la nuit taiseuse,
j’en appelle à la nuit, la nuit taisue,
j’en appelle à la nuit tue
la nuit sans bruit.

Ne voyez-vous pas déjà
les jambes du jour
trahissent

Ne laissez pas la nuit vous éblouir !

 

Contre ceux qui sélectionnent, adoubent ou récusent, contre ceux qui saccagent, et pas seulement les vitrines, mais les esprits par des discours fleuris mais sans idée, contre ceux qui bavardent, et pas seulement les vitrines, mais les actions par des mains secouées mais pas brandies, contre la “gauche” molle, et contre la “droite” dure.

Poème

mai 31st, 2015 § 0 comments § permalink

Au lieu-dit
nous
l’échappée

il y en a
aussi
pour les

sceptiques.


Quel état j'erre ?

Vous avez brownie le motag Poésie chez Ambo[¡]Lati.