Setlists

novembre 20th, 2016 § 0 comments § permalink

Tentative de récupération des setlists de ma fulgurante carrière de chanteur de rue…

 

Setlist en cours 2015-2016

On propose un “concert” en deux temps ; quelques reprises pour se mettre dans le bain, puis les morceaux originaux, en un deuxième temps, avec quelques autres chansons françaises.

Intro(s)

  • Trad., Cade l’uliva
  • The Rolling Stones, Casino boogie
  • Slim Harpo, >Hip shake
  • Reprises, parmi :

  • Bananarama (et si), Venus
  • The Beatles, Happiness is a warm gun
  • David Bowie, Eight lines poem
  • Jacques Brel, Fernand
  • Patti Bravo, La bambola
  • Vinicio Capossela, Pena dell’alma
  • Polly Jean Harvey, Down by the water
  • Ian Dury, Wake up and make love with me
  • Ron Hirsch, Mike Shapiro, Harry Middlebrooks Jr., James Cobb, Buddy Buie, Spookie
  • Joe Jackson, Fools in love
  • Robert Johnson, Stop breaking down
  • The Kinks, Lola
  • Jona Lewie, You’ll always find me in the kitchen at parties
  • Magazine, Shot on both sides
  • Pink Floyd, San Tropez
  • Pink Floyd, Brain damage
  • Prince, When eye lay my hands on u
  • Prince, Anotherloverholenyohead
  • The Rolling Stones, Casino boogie
  • The Rolling Stones, Shine a light
  • The Rolling Stones, Sweet black angel
  • Paul Simon, 50 ways to leave your lover
  • Nina Simone, My baby just cares for me
  • Nina Simone, Ain’t got no life
  • Patti Smith/Van Morrison, Gloria (in exelcis deo)
  • The Violent Femmes, Blister in the sun
  • Neil Young, The needle and the damage done
  • Neil Young, Pardon my heart
  • Neil Young, Rockin’ in a free world
  • Chansons françaises, parmi :

  • Alain Bashung, Ma petite entreprise
  • Georges Brassens, La princesse et le croque-note
  • Georges Brassens, Le pornographe
  • Georges Brassens, Tonton Nestor
  • Georges Brassens, La ronde des jurons
  • Jacques Brel, Ces gens-là
  • Jacques Brel, Fernand
  • Thomas Fersen, Bijou
  • IAM, Elle donne son corps avant son nom
  • Les V.R.P., Leo
  • Kat Onoma, La chambre
  • Lio, Les brunes comptent pas pour des prunes
  • Rita Mitsouko, Marcia baila
  • Têtes Raides, Trumpet song
  • Hubert-Félix Thiéfaine, La vierge au Dodge 51
  • BV, Marianne
  • BV, La rivière
  • BV, Thomas
  • BV, La tour d’ivoire
  • BV, Soleil crevé
  •  

    30 novembre 2016. Saint-Lô (50)
    La rivière, BV, 2001

     

    10 septembre 2016. Genova (GE)
    Cade l’uliva, trad., XXe
    Shake your hips aka Hip shake, Slim Harpo, 1965
    Rockin’ in a free world, Neil Young, 1989
    Honky-tonk woman, The Rolling Stones, 1969
    Le pornographe, Georges Brassens, 1958
    Trumpet song, Têtes Raides, 1993
    Au suivant, Jacques Brel, 1964
    Ces gens-là, Jacques Brel, 1966
    La rivière, BV, 2001
    Elle donne son corps avant son nom, IAM, 1997

     

    Du silence de douve

    juillet 2nd, 2016 § 0 comments § permalink

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    Un s’étonne des feux des machines,
    un autre de trésors accumulés.
    Moi qui ne sais rien faire
    de mes doigts
    et ne possède
    que mes doigts,
    je reste bouche bée plutôt,
    dans l’aube, gouttes,
    devant la toile de l’araignée.

    Pourquoi la forme plutôt que rien ?

     

    Hiver

    juillet 2nd, 2016 § 0 comments § permalink

    Je publie ici quatre textes faisant un, normalement disposés en colonnes, mais abandonnées ici pour faciliter de lecture. Ceux-ci apparaissent dans le catalogue de la rétrospective de Mathilde Papapietro à Varsovie.

    printempsétéautomnehiver

     

    On croit souvent / seulement le revers (parce qu’en réalité on ne sait jamais où se mettre, si on sait où on est — et on ne sait pas toujours). Qu’on ferait mieux de monter des pierres comme pour ériger un petit cairn, signal à la croisée des chemins, et que les temps s’évertuent à ébouler. S’évertuent à s’évader par les persiennes ou se découpent en lobes plumes ou épines confondues. Cela s’amoncèle en tumultes de désirs d’os, de coquilles effritées, de murs arrachés, de heurts avec les mémoires d’humide, de feutré, de vaguement chaud (promesse de chaleurs, chaleurs).

    Raccrocher le train des lunes, alors se mine, se rend l’otage calendrier, passe, et passe.

     

    Automne

    juillet 2nd, 2016 § 0 comments § permalink

    Je publie ici quatre textes faisant un, normalement disposés en colonnes, mais abandonnées ici pour faciliter de lecture. Ceux-ci apparaissent dans le catalogue de la rétrospective de Mathilde Papapietro à Varsovie.

    printempsétéautomnehiver

     

    Rarement on aura été aussi proche d’une version de la vérité. Périapses, les temps se vertèbrent et la forme tourne autour. La forme est une pensée écrasée comme un fruit mûr sur des plages des disques. La forme n’est pas plus une aspérité dans le paysage qu’on appelle réel ou pas. Elle lui colle à la peau. Elle la suit comme une ombre. En vérité, si le vase est clos, la seule assomption qui vaille est l’épiphanie. Dit autrement, la forme est une embossure, du relief. Dit autrement, je substitue également le vent des grillons à la compagnie de chanterelles, et nous on veut chanter cette nuit. Dit autrement, toute parole se parraine au silence.

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    Eté

    juillet 2nd, 2016 § 0 comments § permalink

    Je publie ici quatre textes faisant un, normalement disposés en colonnes, mais abandonnées ici pour faciliter de lecture. Ceux-ci apparaissent dans le catalogue de la rétrospective de Mathilde Papapietro à Varsovie.

    printempsétéautomnehiver

     

    Il n’est pas toujours facile d’échapper là l’évidence d’un couteau, ni à la nudité. Certains s‘en dépêtrent à l’aide de quelques grossiers expédients ; vulgaires pilules. D’autres n’y parviennent pas. Et puis il y a le fait de se tenir droit dans le lit d’étiage, affrontant la vague nouvelle qui n’est aujourd’hui qu’une langue de cailloux, dont les algues sont de velours, une barbe devenue, une poudrière. Les écussons comme les écrevisses des ornements des carapaces ignorent jusqu’au décapé. Ici la mort, le fond est syntonie, bientôt s’efface la mémoire pour le néant, cette chose blanche de gésir en travers du chemin.

     

    Printemps

    juillet 2nd, 2016 § 0 comments § permalink

    Je publie ici quatre textes faisant un, normalement disposés en colonnes, mais abandonnées ici pour faciliter de lecture. Ceux-ci apparaissent dans le catalogue de la rétrospective de Mathilde Papapietro à Varsovie.

    printempsétéautomnehiver

     

    À ce point-là du calendrier défendu, cet astre passablement récurrent.

    Parfois les banalités sont éclatantes et justes. Elles se déambulent (comme elles se dévissent) lentement vers leur propre évidence. Nous qui sommes de sourds avides de perfection (c’est peut-être ça la foi, ce manque d’humilité, nerveux bris de silence), nous nous méfions de la régularité. Le trèfle blanc nous ne le voyons même plus, non plus que le trille du merle ou la floraison des étoiles. Pourquoi cette barque, ce cinéma ? Revenir n’est pas n’est jamais revenir amont. Revenir c’est où élastique tendu vers le cœur de ton combat, le cœur du carambolage.

     

    Poème debout

    mai 22nd, 2016 § 0 comments § permalink

    J’ai croisé deux fois Olivier Besancenot
    cette semaine.
    La première fois dans mon métro
    j’ai croisé Olivier Besancenot,
    la deuxième fois dans ma rue
    j’ai croisé Olivier Besancenot.

    Et Senghor dans un boui-boui des Batignoles.

    Debout.

    La nuit errante

    avril 30th, 2016 § 0 comments § permalink

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    La nuit est politique qu’elle le veuille ou non. Si elle ne le veut pas, elle meurt. Si elle le veut, elle doit se mettre en chemin. La nuit ne doit pas seulement barrer la route, elle doit avancer sur d’anciennes qu’elle réinvente ou de nouvelles qu’elle se fraye dans l’inconnu.

    La nuit retue

    avril 23rd, 2016 § 0 comments § permalink

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    Ecoute à la nuit son résidu de cendre
    Ecoute à la nuit le serpent fini
    Ecoute à la nuit un reste de soupe
    Et retiens en cadence les relents de la nuit.

    La nuit tue

    avril 17th, 2016 § 0 comments § permalink


    Nous en appelons à la nuit.
    Qu’elle couvre de silence le brouhaha et le sang.
    Nous en appelons à la nuit.
    Qu’elle plonge dans le noir la violence et les mots.

    Rien, rien ne sort de la nuit qui ne soit assagi.

    J’en appelle à la nuit qui dénude les fauves mais
    leurs crocs •
    repose et les esprits
    dépose et les tracts.

    Oubliez le trop de li li litanies
    oubliez les fi fi figures

    faites fi des matraques et des coups
    de langues, des bavardages.

    J’en appelle à la nuit qui apaise les douleurs,
    masque les peaux,
    trouble les frontières et brouille les corps.

    Ne mangez pas
    ne dormez pas
    ne soyez pas bavard.

    J’en appelle à la nuit, la nuit taiseuse,
    j’en appelle à la nuit, la nuit taisue,
    j’en appelle à la nuit tue
    la nuit sans bruit.

    Ne voyez-vous pas déjà
    les jambes du jour
    trahissent

    Ne laissez pas la nuit vous éblouir !

     

    Contre ceux qui sélectionnent, adoubent ou récusent, contre ceux qui saccagent, et pas seulement les vitrines, mais les esprits par des discours fleuris mais sans idée, contre ceux qui bavardent, et pas seulement les vitrines, mais les actions par des mains secouées mais pas brandies, contre la “gauche” molle, et contre la “droite” dure.


    Quel état j'erre ?

    Vous avez brownie le motag Poésie chez Ambo[¡]Lati.