Olivier Hodasava • Le champ du signe [Les Vases Communicants]

février 1st, 2013 § 0 comments § permalink

Je suis particulièrement heureux de recevoir ce mois-ci Olivier Hodasava qui a lancé ce beau projet, Dreamlands. Je le suis d’autant plus car, en faisant des recherches sur la littérature géographique, je suis tombé il y a quelques mois sur son site, et que via relayage sur Twitter et Facebook, celui-ci a acquis une notoriété auprès de notre petite communauté. Pierre Ménard et François Bon s’en sont “emparés”, pour le bonheur de Dreamlands. Je suis donc doublement fier de m’inscrire chez lui (à cette adresse) et de l’accueillir sur Ambo i lati, autour de clichés qu’il a pris dans son voyage sullo scill’e cariddi.

CONTINENT_1

SICILE_3

Scylla pousse d’affreux rugissements, sa voix est semblable à celle d’un jeune lion ; et personne ne se réjouit à la vue de ce monstre terrible, pas même un dieu ! Scylla possède douze griffes horribles et six cous d’une longueur démesurée ; à chacun d’eux est attachée une tète effrayante où paraît une triple rangée de dents serrées et nombreuses, sur lesquelles siège le noir trépas. Le milieu de son corps est plongé dans la vaste caverne, ce monstre ne fait sortir du gouffre que ses têtes hideuses ; il les promène autour de l’écueil, puis saisit et dévore les dauphins, les chiens de mer et les énormes baleines que nourrit par milliers la bruyante Amphitrite. Aucun nautonier ne se glorifie d’avoir échappé sain et sauf aux fureurs de ce monstre terrible, car Scylla saisit toujours un homme par chacune de ses têtes et l’enlève de son navire à la proue azurée.

CONTINENT_2

SICILE_6

Ulysse, l’autre écueil que tu verras est plus bas, très près de l’autre, et à la portée des flèches. A son sommet s’élève un figuier chargé de feuilles ; au-dessous de ce figuier est la formidable Charybde, qui engloutit sans cesse l’onde noire : trois fois par jour et elle la rejette, et trois fois encore elle l’avale en poussant des mugissements effroyables. Qu’il ne t’arrive donc point de passer en ces lieux lorsque Charybde absorbe les eaux de la mer ; car nul ne pourrait t’arracher à la mort, pas même le puissant Neptune. Rapproche-toi de Scylla et dirige ton navire en effleurant l’écueil. Il vaut mieux regretter six compagnons que de les voir périr tous ensemble.

CONTINENT_3

SICILE_7

J’adresse aussitôt à Circé ces paroles :
« Déesse, dis-moi toute la vérité. Si j’évite la funeste Charybde, pourrai-je combattre l’autre monstre quand il attaquera mes guerriers ? »
La plus noble des déesses me répond en ces termes :
« Malheureux, tu songes donc encore aux fatigues et aux périls de la guerre ! Quoi ! tu ne veux point le céder aux dieux mêmes ! Sache donc alors que Scylla ne peut être privée de la vie : elle est immortelle. Scylla est un monstre terrible, sauvage, cruel, qu’on ne peut combattre ; il est impossible de se défendre contre elle, et le plus sûr est de fuir. Si tu restes auprès de Scylla pour lutter avec elle, je crains bien que, s’élançant de nouveau, elle n’engloutisse autant de guerriers qu’elle a de têtes. Navigue donc avec vitesse, en implorant la mère de Scylla, Cratais, qui donna le jour à ce fléau ; elle empêchera peut-être le monstre de s’élancer sur vous tous. »



                                                                            Homère, Odyssée, chant XII

Les photos ci-dessus ont été réalisées dans le détroit de Messine (entre Charybde et Scylla) avec l’application Street View de Google Maps.
La première image de chacune des séries a été prise à Villa San Giovanni (sur le continent), la seconde à Messine (en Sicile).

Les vases communicants

janvier 31st, 2013 § 0 comments § permalink

Ecluse ronde d'Agde (l'une des seules au monde, nous dit-on)

Plus ça va, plus les vases communicants deviennent un vrai beau chantier d’écriture, un réel corpus de la blogosphère. Quant à cette page, elle recense mes propres expériences chez les autres. J’ai participé très tard aux vases, j’avais trop de chantiers en cours auparavant. Et, hormis le printemps qui est étanche à l’écriture ou presque, j’ai essayé, j’essaie, de tenir une espèce de programme.

Tiers Livre et Scriptopolis ont été à l’initiative d’un projet de vases communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre.


2013

  • Février chez Olivier Hodasava (Dreamlands) • Amb’i lat’


2012


2011


Cow-boy sans Far West • Caroline Gérard [Vases communicants]

mai 4th, 2012 § 0 comments § permalink

J’échange ce mois-ci avec Caroline Gérard, des éditions Cousu Main dont je recommande les livres (et notamment le duo Eric Pessan/Claude Favre Interdiction absolue de toucher les filles même tombées à terre), qui m’accueille en retour sur son blogue. Outre les affinités plus personnelles qui nous ont rapprochés, on notera le même thème utilisé pour notre WordPress.

Dans une forêt des Adirondacks,
un vieux cowboy fatigué
regarde sa vie passer

sans l’arrêter

Quand un jour, un chant paruléen
tombé de la canopée
tournoie jusqu’aux oreilles
du vieux cowboy usé
                                                  C’est un chant céleste
pour le cowboy sans Far West

gone for ever down the river of no return
chante Marylin
à des cowboys avinés
gone for ever down the river of no return
chante la paruline
au vieux cowboy échoué

Parula siffle un air d’été
à son oreille et à son
coeur
Cible touchée, transpercée

Puis arrive l’automne,
la paruline s’envole
et le vieux cowboy sanglote

Bientôt la neige va tomber
couvrant
d’un silence d’éternité
les grincements
de son corps/coeur oxydé

Il n’y aura pas de printemps
pas d’ouest
pour le vieux cowboy,
il n’y aura que des regrets

……
et abandonné sous les ronces
un coeur, carcasse rouillée.

Juliette Mézenc • Elles en chambre [Les Vases Communicants]

avril 6th, 2012 § 0 comments § permalink

Je remercie Juliette Mézenc (son blogue : Mot maquis) de bien vouloir se prêter au jeu des Vases Communicants avec moi. Elle nous gratifie d’un épisode du feuilleton Elles en chambre, feuilleton qui sera publié sur D-Fiction au cours de l’année 2012. Il s’agit d’une « visite guidée à travers les chambres de femmes qui ont écrit après Virginia Woolf (« Une chambre à soi », 1929), des femmes de tous genres, de toutes identités et nationalités, femmes célèbres ou inconnues, encensées ou méprisées, rétrogrades ou branchées, des dames respectables, des salopes, des icônes, des ménagères et des mégères, des photogéniques et des secrètes, etc. » Etonnant écho avec le propos du Magasin, qui voit donc lui aussi son épisode transféré chez l’autre.

nous tombons
dans cette espèce de tube
dans cette pénombre éclairée par des diodes faibles et bleues, par endroits, qui laissent entrevoir des transparences, comme des vitres derrière d’autres vitres
effleurez de l’index la surface entraperçue
voyez comme les choses s’éclairent, des lignes apparaissent
nous tombons à la vitesse de la lecture
pour un peu nous chercherions le pot de confiture d’Alice pour y plonger le doigt et le fourrer sucre candi dans la bouche tout en poursuivant la lecture
mais ici pas d’étagères
au bout d’un certain temps, la lumière faiblit, pas d’inquiétude, un effleurement léger de l’index et c’est reparti
nous tombons mais peut-être montons-nous, comment savoir dans notre monde si nous montons en vérité ou si nous descendons en vérité, nous n’en savons rien
(faudrait déjà qu’il y ait un haut et qu’il y ait un bas)
ce que nous savons :
nous avançons dans nos lectures
c’est ce qui donne une direction, je crois, dans l’espace-temps
et comme nous lisons de haut en bas, selon notre lecture du monde donc, qui veut qu’il y ait un haut et qu’il y ait un bas, parce qu’il faut bien le lire, le monde, n’est-ce pas, même maladroitement, même grossièrement, nous y sommes tenus n’est-ce pas, et bien
nous tombons dans l’écriture, chute lente qui aggrave la chute, l’aggrave heureusement je crois, parce que tous les hommes tombent en vérité, mais seuls les lecteurs ont conscience de tomber et c’est ce qui fait leur force je crois, le lecteur se plie vers le texte mais le lecteur ne rompt pas n’est-ce pas
et c’est là que le phénomène curieux se produit : la lecture aggrave la conscience de votre gravité et vous, vous commencez, je sens que ça vient, que vous le sentez, vous commencez à vous sentir plus léger
(là où le divertissement de la chute vous alourdirait, vous ferait patauds, un brin idiots, et de commerce fort peu agréable)

Tous les Vases communicants de mars : http://rendezvousdesvases.blogspot.com. Merci Brigitte !

Daniel Bourrion • Lacération [Les Vases communicants]

mars 2nd, 2012 § 0 comments § permalink

Très honoré d’accueillir Daniel Bourrion pour ces Vases Communicants dont je suis avidement le très beau site, Face écran depuis longtemps. Un monde à part, voilà ce qu’il bâtit, une poésie qui œuvre dans la dynamique. Ce qui me plait et fascine particulièrement dans la voix désabusée et pertinente, c’est l’usage de l’imparfait. Comme si c’était l’imparfait, notre condition même, et plus qu’un temps : un mode. Pour la fiction. Pour la langue poétique de fiction. Nous avons échangé des images, sur lesquelles nous avons écrit. Mon texte, chez lui, Briser la glace.



On arrachait une à une les couches superposées et ce depuis des jours maintenant, nous relayant quand nous n’en pouvions plus, que nos doigts commençaient à rechigner, nos ongles à saigner, nos biceps à trembler tellement que nous ne parvenions plus à saisir les lambeaux pour en déchiqueter ce que nous pouvions. La nuit, cela ne cessait pas non plus, notre nombre permettant que chaque minute des heures sombres soit consacrée à poursuivre cette tâche commencée maintenant depuis si longtemps qu’il nous semblait, lorsque nous sortions du sommeil et des rêves où le travail continuait encore, que cela avait duré toujours.

Il avait fallu s’organiser quand les premiers étaient tombés sous les effets conjugués de la fatigue et de la faim. Après bien des débats, nous avions décidé de manger ce que nous pouvions du papier gagné sur la paroi. Cela aidait un peu, même si les choses semblaient ne pas avancer quand chaque parcelle découverte révélait une nouvelle couche, on pensait presque, une peau, dont nous entreprenions aussitôt la lacération.

Les motifs mis à nu n’avaient maintenant plus aucun sens et même si tel avait été le cas, nous n’en étions plus là, à tenter de comprendre : nous voulions juste arriver au point où ce que nous trouverions dessous serait de béton, ne serait-ce que pour prouver à certains d’entre nous que ce cauchemar avait une fin.

Echo à 19 francs, écho à L’occupation des sols de Jean Echenoz


Tous les Vases communicants de mars : http://rendezvousdesvases.blogspot.com. Merci Brigitte !

François Bon • Une Italie [Les vases communicants]

février 3rd, 2012 § 2 comments § permalink

C’est un grand honneur évidemment, pour moi, d’accueillir François Bon (Tiers Livre et mot-clé, si j’ose dire, plus que régulier), que je suis depuis que j’ai du net à la maison, pour ce rendez-vous de février des Vases communicants. Et salut à la bande des musiciens qui l’entourent. Mon texte, chez lui, Le verbe du bout du monde.


à Michele Rabbia



— J’appelle cela Italie, dit-il, c’est une ville.
Et d’ajouter :
— L’Italie est ce que nous portons chacun de ville.
Et puis :
— Je ne vais plus en Italie, je n’y trouve plus mes villes. Il y a dit-on de fausses Italie à Shangaï et Dubaï et Vegas, l’Italie intérieure il faudrait la chercher en quel point de la terre ?
Puis :
— En Italie tu la trouves parfois, l’Italie. Tu t’arrêtes dans un village désert des Abruzzes, il y a ce silence particulier de la place, et l’ombre aux rues minuscules qui escaladent la crête où s’accroche la ville, tu entres en écartant le rideau de plastique dans la minuscule boutique et tu le sais, la voilà, ton Italie. Après tout, ils avaient bien le droit d’en souhaiter une autre que celle de nos souvenirs.
Enfin :
— Mais c’est une ville, seulement une ville. C’était il y a très longtemps. Tu vois, on fait ces erreurs-là, on croit qu’on se souviendra toujours du nom, de l’endroit. J’ai beaucoup arpenté l’Italie. Je connais les grandes villes, celles où on s’enfonce, celles avec les odeurs et le bruit. Je ne sais même pas, alors, le mot Italie, je connais seulement le nom des villes, et Palerme, et Gênes, et Naples, et Rome trop nettoyée maintenant, et Turin (on a des surprises à Turin). Mais toutes les autres, comment j’aurais retenu. On a en soi des litanies de noms, chacun correspondant à une crête où une ville s’accroche, à une crête que la ville en dôme surplombe.
Après un moment :
— On sortait de la gare par une place en hémicycle, avec des autocars et des palmiers aussi – je revois ces palmiers malades. Puis on longeait trois rues horizontales et sans intérêt, grossistes, entrepôts, on traversait une rue encombrée de circulations aux façades noircies, et d’un coup commençait et l’escalade, et la vieille ville. Il faisait frais, les odeurs étaient fines, les voix aussi avaient une saveur, les rues s’enroulaient et se croisaient, tu regardais les ex-voto, les enfoncements noirs, les faire-parts avec les décès, le linge qui pendait dans le ciel. Tu étais dans la ville, tu avais ton Italie. Puis soudain cette place presque vide, où les maisons s’appariaient à la façade très discrète de l’église. Tu avais lu des choses à propos de tout ça dans les guides, mais comment savoir si c’était là ?
Une pause.
— On se perd, en Italie. On aime ces villes parce qu’elles savent nous perdre, du moins le savaient. On recherche dans la moindre ville l’hésitation au carrefour, ou telle place, ou dans l’ombre d’une ruelle, qui vous donnerait encore cette illusion qu’on s’y perd. Il y a une limite, tu comprends : tu connais trop Venise pour y perdre tes repères. Tu les perds dans les banlieues nord de Rome : mais ce n’est pas l’Italie que tu cherches. Tu les perds dans tel quartier de Rome parce que tu sais toujours t’y être perdu et tu en soignes précautionneusement le possible, à marcher sans rien retenir, à dériver plutôt.
Une pause.
— Et donc, quand tu arrivais sur le haut de cette petite ville, mais pas à la place principale qui en faisait le sommet (et de l’autre côté un versant plus abrupt de roches ocre, où de ville il n’y en avait plus), cette place où j’étais entré un instant dans l’église. J’ai vite su que c’était celle dont parlaient les guides : une suite de peintures à fresque, non pas monochrome, mais quoi, trois pigments, des dorures. Un bleu : oui, le bleu était ce qui donnait et leur splendeur et leur renommée aux veilles fresques. Puis tu vois, j’ai oublié le nom du peintre. Non pas Giotto, non pas Piero, mais venu de ce lieu-là du temps, et venu des mêmes collines desséchées par lesquelles ces hommes surgissaient, leur matériel dans un baluchon, et le secret des pigments, et la poudre pour les ors, et s’installaient pour des années dans tel couvent, repartant quand la figure était faite, disparaissant sans plus de trace sur d’autres chemins entre oliviers et cyprès. Une Italie de carte postale, tu me dis : mais le passé lointain est pour chacun la première carte postale (du temps qu’on se souvenait de ce qu’était une carte postale).
Et dans l’église, j’ai demandé.
— Un mort, il répondit.
Puis silence. Mais encore, j’ai demandé.
— C’était l’heure de la sieste, enfin le moment dans l’après-midi avant qu’ils se mettent tous à sortir, à parler, à marcher, à courir, à acheter. Là j’étais seul dans l’église avec les fresques et le mort. Des bougies. Le couvercle posé au pied du cercueil, prêt à le recouvrir. Ancienne façon tu vois. Je l’ai regardé un moment. Respectueusement. Ce n’était pas un mort méchant. Rien d’effrayant. Un mort à la place où on met les morts, dans le processus ordinaire qu’on réserve aux morts lorsqu’on les honore, et que lui-même, le mort, avait dû pratiquer bien souvent pour d’autres au même lieu. Je suis retourné voir les peintures.
Une pause.
— C’était étrange. On disait que ces peintures, dans leur reconstruction polyphonique d’une vie, chaque fresque rassemblant quatre figures, comme simultanées, d’une même scène dont on pouvait alors en dérouler la séquence, cherchait à reconstruire cette idée de la vie qui était la leur. Tout vous était offert : mais comment traverser le dedans de leur tête et l’arrière de leurs yeux pour venir ici au mystère ? Tu sais qu’il s’agit d’un mystère, mais tu n’as pas les clés qui te le présenteraient non plus comme peinture, mais comme mystère.
Une pause.
— Un moment, j’ai cru que le mort avait ronflé. Non, c’était juste un chat, qui passait.
Il s’était détourné.
— J’ai cru que j’y arrivais. Des gens sont entrés dans l’église. Ils avaient à la main ce même guide, que je n’avais pas avec moi mais dont je me souvenais, et qui avait provoqué mon arrêt dans cette ville. Une légende veut qu’à rester seul longtemps devant ces fresques, ici dans cette église, avec ce peintre qui n’est pas Giotto ni Piero mais a à peine laissé une marque ultérieure d’identification, tu sais… le maître de… avec le nom d’une ville, mais pas celle-ci, ou d’une peinture, mais pas celles-ci. Le mystère on finit par le palper. Non pas des mains, non pas de la pensée. Juste c’est un état. J’y étais presque. Il y avait le mort, mais un mort ça ne compte pas. Et puis ces gens sont entrés.
Il me regardait droit dans les yeux, avec un rien d’affectation.
— On a dit, même récemment, en ce siècle-ci, que certaines des personnes qu’on avait laissé seules longtemps devant ces fresques, ne redescendaient jamais vers la gare, ou vers le parking de l’autre côté des voies, où on peut laisser sa voiture. On a dit que certaines des personnes disparaissaient alors dans la ville, ou dans d’autres villes et peu importe, ou dans la folie, ou dans la dépression et la maladie, en tout cas que de ce mystère compris il n’y avait pas à reprendre sa place d’homme initiale. Tu y crois ? J’y étais presque. Tout ce que je voulais c’était savoir. Le chat, le mort, les bleus y contribuaient. Et puis sont venus ces gens, qui parlaient haut, avec leur guide à la main.
Une tape sur l’épaule, et nous avions repris à marcher, soudain plus vite.
— Ce que j’ai manqué, je me le demande. Ce qui me serait arrivé, j’aurais voulu savoir. On n’a plus tant de ces frissons, non, plus tant. Et j’ai manqué ça, je l’ai manqué. Et cette fichue ville, où ça, en Italie ? Et la retrouver, comment, c’était il y a si longtemps. Voilà, mon Italie.



Tous les Vases communicants de février : http://rendezvousdesvases.blogspot.com/2012/01/liste-de-fevrier-2012.html. Merci Brigitte !


Pierre Ménard • « On entre dans cet immeuble par une petite porte… » [Les vases communicants]

janvier 6th, 2012 § 0 comments § permalink

C’est un grand plaisir pour moi d’accueillir Pierre Ménard, de Liminaire, pour ce rendez-vous des Vases communicants. Mon texte, chez lui, fuoridentro.


On entre dans cet immeuble par une petite porte, dans l’entrée c’est à peine si l’on tient à deux, les marches d’un escalier très droit nous conduisent au deuxième étage. Il faut baisser la tête en montant pour ne pas se cogner, gravir les marches  lentement. On arrive dans une pièce aux murs très sombres, la seule lumière provient d’une fenêtre aux rideaux blancs parcourus de motifs de fleurs et d’oiseaux qui se détachent noir sur le fond blanc. On s’approche de la fenêtre. La rue est en travaux, grise, sous une légère bruine, persistante. Quelqu’un nous appelle de la pièce suivante, on l’y rejoint en empruntant un escalier tournant, un demi étage plus haute. La pièce est très différente de la précédente. Mais toujours aussi sombre, les murs recouverts de carreaux de faïence de couleurs et de tailles variées.





On s’approche à nouveau de la fenêtre, la pénombre des pièces attirent vers cette ouverture lumineuse. On s’attend à voir la même chose que ce que l’on a vu quelques instants plus tôt, la rue grise, sous la pluie, les travaux, l’immeuble en face. Mais là, plus rien n’est pareil. Un autre paysage. Et cette phrase qui s’imprime  fugitivement sous nos yeux : Celui-ci est le jardin que l’absence permet. Sans qu’on en comprenne bien le sens. Cette phrase reste un instant gravée en nous avant de disparaître. On la récite à voix basse tout en s’éloignant de la fenêtre à pas lents, pour rejoindre les autres dans la perspective étranglée d’un long couloir.





Il y a des vestibules, il y a des pièces d’eau, il y des miroirs anciens dont le tain est piqué, il y a des salles à manger avec une immense table pour seul meuble, et des appliques aux murs et des lustres d’un autre temps au plafond, il y a de longs couloirs où les voilages des fenêtres fermées volettent au vent, quand on regarde par la fenêtre on aperçoit un paysage changeant, pourtant de loin, c’est toujours le même, un immeuble moderne aux larges fenêtres métalliques, une faculté ? une administration ? un hôpital ? Personne à l’intérieur en tout cas, difficile de deviner de quoi il s’agit. Il y a portes-fenêtres qui ouvrent sur des petits salons, sur des chambres avec des lits dans lesquels personne ne dort jamais, il y a des chambres où l’on aimerait faire l’amour, il y a des escaliers en bois, il y a des vérandas, il y a des étages à tous les étages, des pièces en veux-tu-en-voilà, et toujours ces phrases qui s’inscrivent en nous au fil de la visite et qu’on finit par retrouver retranscrites sur un mur, lettre à lettre, dans un rébus de carreaux de faïence colorés.





Ecrire sauvage et puis les autres. Dans les langues, les sentiments.





Comment s’étonner de trouver dans cette ville si curieuse cet endroit décalé qui marque nos idées et nos rêves de son empreinte.





On se balade de pièce en pièce en se laissant transporter par les images qui se forment dans notre esprit. Et ces phrases qui apparaissent mystérieusement lorsqu’on s’approche des voilages des fenêtres. On soulève à peine le voile et la phrase se révèle à nous : Les épines d’un arbuste dont le nom nous échappe. L’effort d’attendre les autres à l’arrivée.





Un grand escalier en bois qui penche un peu, un parquet usé, des traces de peinture et des accrocs aux murs fatigués, une cage d’escalier monumentale en bois sculpté. Une bâtisse du début du XIXème siècle qui a vécu et dans laquelle on pourrait vivre.





Le plaisir du moment a seul quelque certitude. Plus de portes ni d’attentes, nous n’avons pas fait ce voyage.


Tous les Vases communicants de janvier : http://rendezvousdesvases.blogspot.com/2011/12/liste-janvier-grp-httplasuitesouspeu.html. Merci Brigitte !


Ana Nb • All you need is question Ben [Les vases communicants]

décembre 2nd, 2011 § 0 comments § permalink

Voici le texte mensuel des Vases Communicants et merci cette fois à Ana Nb de bien vouloir échanger avec moi. Ana Nb est une véritable poète dont l’inventivité et la force d’évocation m’ont très vite séduit. C’est peu dire que je suis très honoré de l’accueillir ici. Mon texte, Ombre, est ici.

Avec par ordre d’apparition la première question le roi l’armateur le général de la question les généraux de la question et le père Noël.

Toute ressemblance avec la question « Lors d’un échange de nœuds, quelle est la probabilité pour que l’un des brins s’exténue? » est pure coïncidence.

La voix de la question : en attente de distribution.



Résumé du premier épisode

A la mort de la première question le suspect premier jour de lumière du printemps et le coupable dernier jour de lumière de l’hiver ne se sont jamais rencontrés. Le père noël est le premier général de la question suivent les généraux de la question suit le roi de la question, les reines elles n’aiment pas les questions. Le porteur de question est un corps fragile son client est un corps éphémère face à la démultiplication de la première question : Lors d’un échange de nœuds, quelle est la probabilité pour que l’un des brins s’exténue ?


Voix off : voix légères d’enfants mêlées à la voix de la question

première première avant première première depuis première première à la naissance du feu première à la naissance de l’eau première à la naissance de l’air première à la naissance du rêve première question


Résumé de l’épisode précédent

No promise répond le père noël aux pauvres qui cherchent la réponse pour gagner un max d’argent avec le concours de la première question allez vous faire foutre vous et votre question de pro babababa lité de multitude taratata tenace tenacula point de taraud


Voix off : Une foule crie Le roi est mort vite le roi !


Résumé de l’épisode suivant

Quand le roi meurt, les pauvres cherchent encore la réponse, pendant ce temps le ciel la terre les corps la mer les montagnes les animaux les fleurs les arbres l’écriture deviennent rouges comme les racines des rubiacées.


Résumé de l’épisode suivant

Les généraux de la question n’y vont pas de main morte le corps de la question est ouvert le corps de la question est écartelé à l’intérieur c’est plein de cris de hurlements les généraux de la question tiennent en laisse maintenant les cris les hurlements de la première question.


Voix off : orsssssssssssssss elllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllle ourrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr exxxxxxxxxxxxxxxxxxxx uuuuuuuuuuuue
orsssssssssssssss elllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllle ourrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr exxxxxxxxxxxxxxxxxxxx uuuuuuuuuuuue
orsssssssssssssss elllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllle ourrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr exxxxxxxxxxxxxxxxxxxx uuuuuuuuuuuue


Résumé de l’avant dernier épisode

Le bordel un sacré bordel la mort de la première question c’est la tuerie la totale tuerie entre les généraux de la question, les restes de la première question sont avalés par quelques survivants.


Voix off : l’ombre de la première question rôde et tourne sur la neige ou dans le soleil ça dépend des saisons en criant all you need is question Ben.


Résumé du dernier épisode

Les restes indigestes de la question sont beaux à regarder ils forment une toile abstraite avec des débris de lettres des éclats de rouge une toile abstraite une toile immense qui attire l’œil d’un armateur, l’armateur achète la première question l’armateur vend la première question. Vendre acheter fatigue et l’armateur est fatigué de vendre et acheter des questions sans réponse. Il boit.


Voix off : l’armateur lève son verre aux premières questions alignées devant lui, il crie à la vie à la mort mes belles ! À la vie à la mort mes mystérieuses ! À la vie à la mort mes interdites! À la vie à la mort mes oubliées !


Résumé de l’épisode censuré

Après l’échec cuisant de la mise en bourse de la première question l’armateur se lance dans des opérations de séduction qui plus est tente d’imposer des shows première question sur l’ensemble des médias sonores et écrits. D’abord ça ne plaît à personne puis pour des raisons qui échappent encore aux analyses d’un médiologue réputé monsieur Ben, la première question «Lors d’un échange de nœuds, quelle est la probabilité pour que l’un des brins s’exténue?» rencontre un succès foudroyant.

(Cet épisode a été censuré dès sa première diffusion en raison de son caractère subversif).


Voix off :

yeah quoi donc quoi d’autre que ? yeah quoi donc quoi d’autre que ? yeah quoi donc quoi d’autre que ? yeah quoi donc quoi d’autre que ? yeah quoi donc quoi d’autre que ? yeah quoi donc quoi d’autre que ? yeah quoi donc quoi d’autre que ? yeah quoi donc quoi d’autre que ? yeah quoi donc quoi d’autre que ? yeah quoi donc quoi d’autre que ? yeah quoi donc quoi d’autre que ?


Dernière image :

extérieur nuit / aube

La silencieuse silhouette de monsieur Ben penchée sur la naissance d’une fleur.


Voix off : la question es-tu derrière elle ?

Joachim Séné • [ ] [Les vases communicants]

novembre 4th, 2011 § 1 comment § permalink

Voici le texte mensuel des Vases Communicants et je remercie cette fois Joachim Séné ; sur Fragments, chutes et conséquences, mon non-texte, .


La liste des vases se trouve sur ce site grâce à Brigitte Célerier.


Guillaume Vissac • Vie de spam à Chongqing [Les vases communicants]

octobre 7th, 2011 § 0 comments § permalink

Voici le texte mensuel des Vases Communicants et merci cette fois à Guillaume Vissac de bien vouloir échanger ses spams avec moi ; sur Fuir est une pulsion, mon texte Vrais semblants. L’image est extraite d’un article de Wired à propos de Chongqing.

Je suis abonné depuis des mois à une liste de diffusion, classée dans le dossier spam de ma boite mail, sous-dossier Chongqing. J’ignore d’où sort cet abonnement. J’ai mis les pieds un jour sur une page web qui m’a croqué et harponné via mon adresse email. Chaque lundi il m’exhibe la liste des dépêches en lien avec cette ville de Chine que je ne connais pas. Elle est appelée à devenir, un jour, la plus grande ville du monde. Chaque dépêche a un titre. Chaque titre conduit à une page d’actualité standardisée. Je m’en suis toujours tenu aux titres, n’ai jamais cliqué sur les liens. Mais je n’ai jamais souhaité me désabonner de cette liste car elle dessine pour moi, à mon insu et pour mon plus grand plaisir, une cartographie écrite de la ville dans un temps donné. Le nôtre. Et comme me le martèle un autre spam qui me vend d’X choses très mal traduites et qui se signe Coypright : « nous casser toutes les frontières ».


le 1er Plan de développement quinquennal va créer des opportunités de coopération avec Taiwan

La Chine publiera une liste des entreprises qualifiées pour la production des feux d’artifice aériens

Une pénurie de diesel perturbe les crémations dans le sud-ouest de la Chine


Chine : chute de températures dans le centre et l’est à l’arrivée d’une vague de froid

Raffarin et Copé en Chine : l’UMP cherche à développer les échanges avec le PCC


Xi Jinping appelle à améliorer la subsistance du peuple


Chine : deux hommes condamnés à mort pour production de drogue à Chongqing


Le président du Groupe de la radio-télévision de Chongqing expulsé de la législature suprême

Chine : le chemin de fer « le plus difficile à construire » va s’ouvrir


Assèchement des puits et baisse du niveau des nappes d’eau souterraines dans l’est de la Chine

Chine : plus de 300 000 enfants reçoivent une assurance maladie gratuite


La vague de froid perturbe l’approvisionnement en eau de plus de 570 000 personnes dans le sud-ouest de la Chine


Chine : arrestation de 1 067 vendeurs à la sauvette de billets de trains avant la Fête du Printemps

Chine : plus d’équipements de secours pour les régions gelées du sud

Chine : Chongqing s’engage à combattre les inégalités de richesse

La Chine s’engage à jouer un rôle actif au sein des Nations Unies


De fortes chutes de neige perturbent la vie dans le sud-ouest de la Chine

Le groupe automobile chinois Changan ouvre un centre de recherche et de développement aux Etats-Unis


La Chine envoie du matériel de secours dans la province du Yunnan frappée par les pluies verglaçantes


La Chine débloque des fonds supplémentaires pour les régions sinistrées du sud et du nord

La Chine va lancer une taxe sur la propriété

Une vague de froid, accompagnée de neige et de pluie, frappera le sud de la Chine les quatre prochains jours

Chine : un actionnaire de l’hôtel Hilton de Chongqing passe en jugement


Un front froid va balayer le nord de la Chine

Les projets de reconstruction financés par la Croix-Rouge chinoise progressent bien dans les régions frappées par le séisme

Chine : les TGV offrent plus d’options aux voyageurs pendant la Fête du printemps

Chine : un épais brouillard enveloppe l’aéroport de Chengdu, bloquant des milliers de passagers

Chine : un officier de la brigade des stupéfiants et deux trafiquants de drogue condamnés à mort


Chine : chute des ventes de logements pendant la Fête du Printemps

Chine : recul des ventes de l’immobilier après le durcissement des réglementations


Chine : prix du logement en hausse en janvier, selon le nouveau système de calcul


La plus grande peinture 3D du monde

Chine : baisse de températures dans le nord, des pluies dans le sud

Chine / sud-ouest : la sécheresse a conduit 190 000 personnes à souffrir d’une pénurie d’eau


La Chine va modifier l’impôt sur le revenu des individus et développer une nouvelle zone économique

Un conseiller politique appelle à renforcer les échanges entre l’ouest de la partie continentale et Taiwan


La Chine va restaurer une statue bouddhiste de 800 ans

Carrefour renforce sa supervision des prix pour restaurer son image en Chine

Chine : les législateurs et les conseillers politiques souhaitent la paix et la stabilité en Afrique du nord

Des dirigeants chinois appellent à se préparer à surmonter des difficultés et des risques


Chine : retour à la normale sur le marché du sel (ministère du Commerce)

Chine : les prix de l’immobilier continuent d’augmenter en février 2011

Chine : le ministère du Commerce assure un approvisionnement suffisant en sel

L’eau de la mer de Chine ne devrait pas être affectée par les fuites radioactives (experts)

Texte intégral : Rapport sur l’exécution du plan de développement économique et social en 2010 et sur le projet de plan pour 2011

La Chine va lutter contre le stockage spéculatif de biens de première nécessité sur fond de ruée sur le sel

La Chine affirme que les réserves de sel sont amplement suffisantes

Pas de victimes parmi les touristes chinois au Japon

Les touristes chinois bloqués au Japon par le séisme sont en sécurité


Les faibles niveaux d’iode radioactif détectés dans plusieurs régions chinoises sont sans danger

He Guoqiang s’engage à promouvoir le travail anti-corruption de la Chine


Des quantités inoffensives de particules radioactives persistent dans la plupart des régions de Chine

De faibles niveaux de particules radioactives persistent dans la plupart des régions en Chine

Chine : un ancien vice-président d’une région autonome condamné à la réclusion à perpétuité pour corruption

Césium radioactif détecté dans 22 régions de la partie continentale de Chine

Césium radioactif détecté dans 17 régions de la partie continentale de Chine


Sept morts et quatre blessés suite à un accident de la route dans le sud-ouest

Londres et Beijing jouissent de bonnes opportunités pour promouvoir davantage le commerce et les investissements


Chine : construction d’un musée pour rappeler la migration massive pour le projet du barrage des Trois Gorges

Chine : la capacité hydroélectrique atteindra 74 millions de kW d’ici 2015

L’Académie des sciences sociales de Chine propose d’élargir la taxe foncière à l’ensemble du pays d’ici cinq ans

Le fleuve Yangtsé frappé par la sécheresse devrait poser des dangers pour la navigation


Le géant électrique chinois China Guodian investira 20 milliards de yuans dans des projets d’énergie

Chine : les restaurants de fondue chinoise de Chongqing tenus de divulguer des informations sur les additifs utilisés


Chine : Jia Qinglin appelle au développement d’une région montagneuse du pays

Chine : inspection d’une délégation française pour un projet de parc écologique sino-français

Des averses de pluie prévues pour soulager la sécheresse dans le centre et le sud de la Chine

Enfants « laissés derrière » : réconforter « les hirondelles solitaires »

Chine : hausse des prix de l’électricité pour le secteur industriel

Chine : l’assistance aux personnes déplacées par le projet des Trois Gorges est une priorité

Chine : les maladies chroniques non infectieuses, une menace sanitaire majeure

Chine : Chongqing va percevoir 100 millions de yuans de taxe sur la propriété cette année


L’écluse du barrage des Trois-Gorges fête ses 8 ans de fonctionnement

Chine : des équipes de secours envoyées dans les régions frappées par les inondations dans le sud du pays

Chine : évacuation de plus de 72 000 personnes dans l’Est suite aux pluies torrentielles


Photos : exercice de simulation en cas d’inondation à Chongqing

Davantage de fortes pluies attendues dans le sud de la Chine

Chine : 26 morts dans les inondations au cours des quatre derniers jours dans le sud-ouest du pays

Inondations dévastatrices dans le sud-ouest de la Chine : deux morts et deux disparus

Chine : le bilan des morts s’alourdit à 175 suite aux inondations dans le sud depuis début juin


Le géant chinois du climatiseur Gree ouvrira une base dans le sud-ouest du pays

La vague de chaleur affecte le sud de la Chine


Chine : la police sauve 22 femmes de la prostitution forcée

Chine : des pluies diluviennes devraient s’abattre sur le nord tandis qu’une vague de chaleur devrait balayer le sud

Chine : 36 blessés dans une collision entre deux véhicules dans le Zhejiang


La canicule devrait persister dans le sud de la Chine au cours des trois prochains jours

Chine : de fortes pluies et la canicule continueront à s’abattre ces trois prochains jours
Croisière de luxe sur le Yangtsé

Chine : les prix de l’immobilier baissent dans davantage de villes en juillet

Chine : de fortes pluies sont attendues dans le nord et une vague de chaleur devrait balayer le sud

La vague de construction de logements sociaux en Chine

Chine : des orages devraient frapper le nord et la canicule persiste dans le sud


Alerte aux tempêtes de pluie dans l’est de la Chine

Photos : Une sévère sécheresse dans le sud-ouest de la Chine

La sécheresse persistante assèche des réservoirs et des rivières dans le sud-ouest de la Chine

Un vice-Premier ministre chinois appelle à intensifier les efforts dans la lutte contre les incendies de forêt

De fortes pluies vont s’abattre sur certaines régions de la Chine


La Chine alloue 1,3 milliard de yuans à la lutte contre la sécheresse dans le sud-ouest


Chine : cent morts et 17 disparus suite aux catastrophes naturelles provoquées par les pluies

Les inondations ont fait 90 morts en Chine


La liste des vases se trouve sur ce site grâce à Brigitte Célerier. J’ai oublié de le signaler aussi, mais Pierre Ménard, via Scoop.it propose aussi son recueil. Ce mois-ci, riche brassée : quarante-huit échanges !



Quel état j'erre ?

Vous avez brownie le motag Vases communicants chez Ambo[¡]Lati.