La nuit est politique qu’elle le veuille ou non. Si elle ne le veut pas, elle meurt. Si elle le veut, elle doit se mettre en chemin. La nuit ne doit pas seulement barrer la route, elle doit avancer sur d’anciennes qu’elle réinvente ou de nouvelles qu’elle se fraye dans l’inconnu.
Auteur/autrice : Benoît Vincent
Manipoli, version 2.2
Depuis de nombreux mois j’essaie d’écrire le tract parfait. Illusion totale. Non seulement le texte devrait être anonyme sinon collectif ; puis il devrait être bref. Les évènements de la place de la République m’incitent à le travailler en direct, au gré de ce que j’entends et perçois d’un mouvement qui rechigne à mettre les…
25 avril
Aujourd’hui la mer est longue, longue et d’un bleu sombre aussi fascinant qu’imposant. Ainsi la ville, en contraposition, s’allonge à son tour. Miroir de l’eau, la ville est profonde à son tour vers les montagnes. Les déplacements sont plus longs. Le temps passe moins vite. Alors nos corps aussi changent, se transforment et s’étirent, comme…
La nuit retue
Ecoute à la nuit son résidu de cendre Ecoute à la nuit le serpent fini Ecoute à la nuit un reste de soupe Et retiens en cadence les relents de la nuit.
Non, je n’ai jamais écrit [L’éclat]
Lorsqu’en octobre 2015, j’étais invité aux Cafés Littéraires de Montélimar (salut Julien, salut Odile, salut Guillemette et salut Yann !), les tables des librairies avaient, aux côtés de Farigoule Bastard (et de l’absence évidente de mes livres immatériels), un livre à mon nom publié chez L’Harmattan, intitulé L’éclat. Si, étant jeune, j’ai pu parfois être…
La parade
Un texte de Pistes et sillages, une série de textes poétiques nés de l’écoute des préférés de la discothèque. Base d’improvisation, ou simplement paysage et divagation. Une anthologie. {à partir de Parade, de Prince, 1986} La parade C’est comme entrer dans un rade une demeure une villa où tu n’aurais jamais mis…
La nuit tue
Nous en appelons à la nuit. Qu’elle couvre de silence le brouhaha et le sang. Nous en appelons à la nuit. Qu’elle plonge dans le noir la violence et les mots. Rien, rien ne sort de la nuit qui ne soit assagi. J’en appelle à la nuit qui dénude les fauves mais leurs crocs •…
Moka
Moka a des petits seins. Petits, les seins. Poussière les observe. Il doit peser deux quintaux, et il a une voix brisée. D’une seule main il peut toucher les deux seins de Moka, petite fée russe abandonnée par les caravanes. Il est grand, Poussière, il est énorme, plus grand qu’un cinéma. Il a les dents…
La mort la politique
Ce texte est en cours d’écriture ; mais pour des raisons techniques, je créé cette page fantôme…
3 mars
L’un des textes de ma traduction d’Aujourd’hui la mer, de Carlos Futuna. Aujourd’hui la mer est profonde. Non pas que j’en distingue la réelle profondeur, mais je perçois très nettement qu’elle est beaucoup plus longue que d’habitude. C’est une donnée relative comme tout ce qui touche l’horizon : c’est une surface infinie, il y…
