Peau de truite peau de sandre tu m’échappes encor Dans le suif et dans les cendres des plis de ton corps Ma sœur ma rivière C’est dans les mousses de ta souche Dans le courant de ta bouche Que je m’éloigne Ma sœur ma rivière Dans les méandres de tes hanches Dans les branches et…
Auteur/autrice : Benoît Vincent
Fragment 1646
Des nuages chargés lourds d’haleine.
Lettre à Antonio Tabucchi
Je ressors cette vieille lettre, in memoriam Antonio Tabucchi. Lì 17/08/2007 Egregio Signor Tabucchi, Di sicuro, lei non mi conosce e forse non mi conoscerà mai. Lei ha scritto parecchie lettere che ho capito essere indirizzate a me, mentre sapevo, con ragione, che non fosse il caso. E però, mi sono persuaso della loro realtà,…
4 mars
L’un des textes de ma traduction d’Aujourd’hui la mer, de Carlos Futuna. Aujourd’hui la mer est grosse. Pleine, plus pleine que d’habitude. Et d’habitudes moins solides, moins physiques. De ces jours où tu ne ferais que manger du thon en boîte. Qu’est-ce que j’aime les pâtes, al dente, avec une boîte de thon à…
Projets de l’εrohée
• les faux-départs de l’aspirine • catalogue de concepts inopérants • la résolution des Pokémons • principes angiologiques • le loto des copseuses
Dans les parages
Face au caillou
En tailleur, le cahier sur la cuisse droite, le livre sur la gauche, face au caillou qui est de pôle oriental, devient le centre de mon âme, âme de caillou, itinéraire bousculé, corps ramassé, identité ; cheminement plutôt que chemin, instance putôt qu’instant ; ne lutte plus, se résout, se résorbe dans le nègre dedans…
La fille du calvaire
Ecrite en 2000 avec Gaëlle Augereau-Bonnichon. Jouée à de nombreuses reprises en 2010-2012 avec La Douce-Amère et BISRepetita. Enregistrée par Gilles Amiel en deux versions, pour Un peu d’ail et pour La rivière (version dite retour menu). A tout considérer à tout prendre Si l’on y regarde à deux fois Tout jeter tout étendre…
Fragment 1495
C’est la subir — la situer. La situer — la subir.
Fragment 1497
Quelqu’un vit au tangent de la mort qui s’habitue à sa présence pleine, qui partage ses jours très tôt, le plus tôt possible. Cet homme déjà mourant ne voit pourtant rien d’elle. S’habituer à elle, vivre à ses dépens, dans ses dépendances, vivre dans son giron, à ses côtés, voilà l’intenable.
