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Suffit sa peine 29

Posted on 28 janvier 201111 novembre 2011 by Benoît Vincent

Où l’on apprend que

§ Je rentrais tard, du dernier train de Paris, celui qui arrive à 22h35. Encore une heure de route, le temps de franchir ces collines, ce plateau posé là et sans que personne ne s’en aperçoive, c’était un désert de forêts à perte de vue, des trouées dans les roches, des virages en épingle, et partout ces chênes malingres, je veux dire, ceux du sud, les chênes du sud, les maigres forêts piquantes du sud : genévriers, fustets, rouvets, genêts embrassant les mouvements, comme une gangue scélérate, un parcours qui empêche, une impossibilité.

§ Je roulais vite, la route passait là-dedans fatras-broussaille parce qu’il le fallait, la route dessinait la nécessité du traverser, la route frayait passage, passage, ouvrage de la forêt, désarmement des épines, empreinte futile de l’homme sur le sauvage | la nuit | la nuit plombe l’air, impose firmament, autres épines, trous des clous, trous des clous de la nuit sur le noir de la forêt. Tu es seul sur la route sous les aiguilles de la nuit, les trouées, les traversées, dans la forêt, la forêt des non-caduques, des permanents, des feuilles sempervirentes, et glauques, et si tu t’arrêtes, c’est pour sentir aux mollets le bris de brindille, la morsure encor des stéhélines, | je roulais | vite • | des stéhélines et des piques des génèvriers, des thyms, de hélycrises, de badasses | des | piques, piques… | forêt qui résiste à l’emprise dégradante de la main dégueulasse de l’homme, jonglant mal avec stations d’épuration, usines, carrières, infrastructures, nucléaire, et aménagements divers | plongé dans les pensées, roulant vite, pressé de rentrer, journée fatigante dans les villes, où se terre l’argent, englouti sous brique/ciment • quand soudain tombe sur.

§ Harde de Sangliers | pile. Observe eux qui t’observent, le mal sauvage même, l’irréductible | Le porc seul | Seize sanglier se prélassant sur la route, fomentant je ne sais quelle acrimonie à l’égard de la | Civilisation. Passe entre • envie de • sortir • de la voiture. Venir plonger dans le coton acéré de leur chaleur animale | aucun agressif, à peine si me remarquent, les phares les auront surpris, décontenancés • ou le froid | il gèle | la voiture n’a rien, elle roule à petit pas, comme elle toussote, ils ne s’écartent | pas. Ils restent là, pour rappeler à l’élingue-professionnelle | QUE JE SUIS • « Il y a encore | de la neige, de l’animal, du récif, de l’accident. » Les routes n’avalent rien, les routes n’avalent rien, et bientôt | ils sortiront de jour | se moquant bien des « colliers » et des « plans de (leurs) gestion », dont ils ne sont plus dupes. Quand la harde s’ébattra dans les villages&villes, mon gars, chasseur ou pas | numérote tes acabits.

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