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Amande Roussin • 5. Communio [Les vases communicants]

Posted on 1 février 201124 avril 2023 by Benoît Vincent

Cette cinquième partie du Minuscule requiem en fa dièse est alors construite sur deux blogues différents, dans le cadre des Vases communicants de février.

J’accueille ici | et avec grand honneur et plaisir, Amande Roussin, dont on ira visiter avec délectation le blogue L’au-de nous. Ils s’agit de sept vignettes, comme des flagrants d’entrelacs.

Deux chemins sont possibles : soit une lecture linéaire sur un blogue ou bien sur l’autre, soit, en suivant les liens internes, une alternances entre les deux blogues. Dans ce cas, si vous voulez bien me suivre…

On ne vit pas dans un espace neutre et blanc. On ne vit pas, on ne meurt pas, on n’aime pas dans le rectangle d’une feuille de papier. On vit, on meurt, on aime dans un espace quadrillé, découpé, bariolé, avec des zones claires et sombres, des marches d’escalier, des creux, des bosses, des régions dures et d’autres friables, pénétrables, poreuses. Il y a les régions de passage, les rues, les trains, les métros; il y a les régions ouvertes de la halte transitoire, les cafés, les cinémas, les plages, les hôtels; et puis il y a les régions fermées du repos, du chez-soi.
Michel Foucault


Nous sommes là,
présents l’un à l’autre,
dans la chambre,
dans l’instant,
dans le corps qui surgit, s’impose au regard, prend place.
Offre, dérobe
Images fragments
Que l’on cherche, que l’on surprend.
Creux de l’épaule, sourire, courbe du bras, sein, saillie d’une hanche, torse, aisselle, ventre, force d’une cuisse.
Fragments, images
Le désir prend corps
Emplit le temps, l’espace autour de nous,
en nous,
Les mains s’en saisissent
Comme pour mordre.

Comme pour mordre,
Les mains caressent.
Tout n’est alors plus que peau.
A dévoiler, à parcourir,
Dans nos mains, par nos mains,
Se révèle, affleure,
Ce nous,
étendue, sculpture de peau,
se presse, se chaleur, se moiteur
s’étreint.
Puis devient bouches
lèvres et langues
pour saisir encore, goûter,
les frontières, les liaisons.
Jusqu’à ce que l’un de nous s’arrête,
À l’intérieur de la cuisse.

L’intérieur de la cuisse.
Ce ne pourrait être que cela,
Tant l’abandon.
Ma main sur ta tempe
pour dire l’attente, le trouble qui se prépare, qui déjà sourd, transpire.
Tes yeux auxquels je me tiens ne me voient plus déjà, parce que ta bouche, seule, découvre, saisit ce que je ne peux voir.
Ta langue, mes paupières puis, ouvre, ma nuque puis, cerne, mes mains puis, atteint, renoncent et, étreint, mes cuisses supplient, étreint, convulsent,
étreint, jusqu’à ce que déferle
En moi
Hors moi
Me voilà.

Me voilà.
Renverse.
De toute ta force,
à genoux,
je veux, à présent, que tu me
ploies.
N’être plus que ce pli
Sous le joug de tes reins
Plus bas, plus fort, plus loin
Sans retenue, sans mesure,
De tes mains aussi, de ton torse, de ta bouche,
Ploie-moi
N’être plus que ce cri
Que j’arrache à la nuit
Ça
Encore
Ça
Ploie-moi,
N’aie pas peur de
me
rompre.

Rompre le contact, la pesanteur,
Au-dessus de toi, étendu, interdit,
tenir tes poignets sur le drap,
Regarder. Visage, yeux, bouche, cou, épaules, nus,
nus, ta poitrine sombre, ton ventre hagard.
Regarder. Ton sexe, marbre, braise,
érigé entre nous,
m’appelle, tant, que mes cuisses,
vacillent, implorent,
érigé,
me cambrent et
se déploient,
me clouent,
érigée, vivante,
me hissent,
sur l’axe,
m’abaissent,
tremblante,
sur l’axe.
Regarder dans tes yeux,
tes mains,
mes lèvres happant,
abandonnés,
embuvant,
avides,
éperdues
Quand le corps entier appelle.

Le corps entier appelle, veut accueillir encore, posséder aussi peut-être, enserrer cela qui se tend de toi, cette raideur, cette chaleur, sentir une nouvelle fois sa progression lente au cœur.
Encore, lentement, encore,
ouvre –toi, ouvre-moi, lentement, au plus loin et.
Reste.
Immobile.
Au plus loin.
Au plus près.
Fiché, figée, je voudrai que plus rien d’autre.
Ta bouche prenant ma nuque, ton torse mon dos, tes bras mes seins mes hanches, ton ventre pressant là où
tu te tiens, au cœur, là où
je te sens, au plus près, figée, puis, reprend lentement la houle qui renverse,
au cœur, submergé.
Viens.

Viens.
Là.
Goûter, goûter encore ce que tu es.
Après ta salive, ta sueur, ton silence, brûlants.
Recueillir là, sur mes lèvres, mon palais, ma langue ce qu’il te reste,
que tu retiens,
à exprimer de toi.
Ondes,
onde,
affleurent,
afflue.
Emplis ma bouche, recevoir, s’écoule dans ma gorge, douce, chaude, dense, amertume.
Boire, puis glaner encore sur ton ventre, dans nos mains, sur tes lèvres, la trace de ce qui s’est tenu,
subsiste de
nous.

Les autres échanges sont ici :
François Bon et Christophe Grossi • Laurent Margantin et Daniel Bourrion • Christine Jeanney et Anita Navarrete-Berbel • Maryse Hache et Piero Cohen-Hadria • Samuel Dixneuf et Michel Brosseau • Chez Jeanne et Leroy K. May • Estelle Ogier et Joachim Séné • Cécile Portier et Anthony Poiraudeau • Franck Queyraud • Juliette Mézenc et Jean Prod’hom • Candice Nguyen et Pierre Ménard • Christophe Sanchez et Xavier Fisselier •  Nolwenn Euzen et Landry Jutier • Leila Zhour et Dominique Autrou • Claude Favre et Jean-Marc Undriener (vis à vis à préciser) • Clara Lamireau et Michel Volkovitch • Bertrand Redonnet  et Philip Nauher • Joye et Brigitte Célérier


Ita missa est :

  • Minuscule requiem en fa dièse | 1. Introït
  • Minuscule requiem en fa dièse | 2. Kyrie
  • Minuscule requiem en fa dièse | 3. Sequentia (1)
  • Minuscule requiem en fa dièse | 3. Sequentia (2)
  • Minuscule requiem en fa dièse | 3. Sequentia (3)
  • Minuscule requiem en fa dièse | 3. Sequentia (4)
  • Minuscule requiem en fa dièse | 4. Offertorium
  • Minuscule requiem en fa dièse | 5. Communio
  • Minuscule requiem en fa dièse | 6. Absoute

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