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Vorace §11

Posted on 6 août 20241 août 2025 by Benoît Vincent

 
[La réversion]
 

Lorsque tu écris, lorsque tu lis, tu es tout à cette activité, concentré, isolé, enfermé même dans ta citadelle de mots… le monde pourrait s’effondrer, le lune pourrait disparaître, la mer se vider ou au contraire engloutir le monde, tant que le lien, ce fameux minuscule et fragile petit lien de ragne qui unit l’imaginaire, le cerveau, l’œil, la main et ce petit amas de mots sur un support (page, table d’électrons ou mur, qu’importe après tout — même la mémoire fait office d’écritoire, d’ouvroir).

Ainsi donc, c’est dans une relation autistique que passe la littérature, et le littérateur, bien souvent, et j’englobe ici le lecteur comme le scripteur, est vit désormais, en qualité de littérateur, dans un monde friable ou perméable, qui n’est pas exactement le monde réel — même s’il lui emprunte un très grand nombre de ses qualités — et qui n’est pas seulement le monde réel augmenté, de l’imaginaire (par exemple).

Mais parfois, dans les moments de grande lucidité — ces moments favorisés par la nuit par exemple, tout contre la cloison du rêve, lorsque l’esprit enfin seul s’autorise — je me pose la question d’une autre manière. Si toutefois j’ai réussi quelque chose dans ma maigrelette existence, c’est bien d’avoir suivi à la trace, comme un chasseur, comme un chien de chasse, ces chiens traqueurs, la truffe au sol… eh bien je ne sais quoi, le sens, peut-être, la vérité, l’explication ou même la révélation, l’épiphanie que ma proie (le livre, l’auteur) en son sein conserve — c’est bien le problème, ou croit-il détenir par-devers soi — et cette chasse prend la forme de lignes écrites sur des fiches et des fiches, puis des marches, et même des lignes sous les lignes imprimées, des lignes manuscrites redoublant les lignes imprimées, des lignes d’une écriture serrée, filet, corde, sous les lignes imprimées, formant un réseau, un filet, une nasse emprisonnant ces lignes imprimées, les enserrant, formant un réseau colossal, transformant la ligne imprimée, la transformant en une simple ligne des méridiens et des parallèles de ce nouveau texte, dissimulant le thème originaire, de sorte que le commentaire et les notes ont englobé la petite et instable construction utilitaire initiale, devenue presque invisible et pour tout dire secondaire dans la carte du monde bigarrée du monde1 de l’interprétat.

De sorte que ce nouveau monde, ce texte nouveau, rajeuni, rénové, fait passer au second plan le texte originel, et le maintient à distance, le maîtrise, en un mot, une bonne fois, le fait taire !

 

Envoi

 

  1. Kiš (NdA). ↩

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