Féroce

Orca

 

♨ écriture en cours, depuis 2012, avec deux temps plus denses 1er août au 9 novembre 2016 et du 21 juin au 29 septembre 2017.

 

Le texte

Adolescent, j’avais une fascination pour Horcynus Orca de Stefano d’Arrigo.

Celle-ci serait restée inerte sans Benoît Virot qui m’annonça presque dès notre première rencontre qu’il envisageait de traduire le chef d’œuvre.

La rencontre avec Marco Trainito, fin connaisseur du texte, de sa langue et de ses lieux, autour d’un plat de cicirelle (naissain d’anguilles) sur le détroit de Messine, a également joué.

L’idée : une fiction autour de l’aventure éditoriale de ce livre (quinze ans de corrections des épreuves, au grand dam de l’éditeur Mondadori), sans forcément le désigner frontalement ; mais la mer, la mort, le sud…

Deux tâches parallèles sont en cours (comme deux versants d’un même projet, ou les deux rives du détroit) : l’accompagnement de l’édition de la traduction du roman, passant notamment par la mise en place d’un site dédié (en cours), la traduction de certains passages du livre (2013-2016) ; et l’écriture d’une fiction autour du roman, nourrie d’une randonnée entre Tropea et Messina : c’est Féroce.

 

 

Le voyage

Un premier “saut” à Messine a eu lieu en 2013.

Un second, depuis la Calabre, se prépare s’est déroulé du 14 au 17 octobre 2016.

L’idée est de ramasser, de cueillir un maximum d’impressions, de sensations, de paysages, de mots et de paroles, lors d’un trajet pédestre depuis Tropea (VV) et jusqu’à Messine. Evidemment les embûches sont infinies : le site a beaucoup changé non seulement depuis la période 1960-1975, mais aussi, et surtout, depuis 1944. Les immeubles ont poussé (les « cathédrales de ciment »), pas toujours terminés, les plages se sont privatisées… L’orographie capricieuse de Calabre ne permet pas non plus une balade romantique… Et comment trouver les langues, les paysages ? Sinon en dormant chez l’habitant, en visitant les dernières tavernes, en côtoyant les pêcheurs ? Entreprise folle, celle-ci aussi, et pourtant nécessaire.

Etapes : Tropea, Capo Cattolico, Joppolo, Nicotera, San Ferdinando, Gioia Tauro, Pietrenere, Taureana, Palmi, Bagnara, Favazzina, Scilla, Villa, Messina, Capo Pelaro.

 

Féroce : le récit

Une fiction, un essai fragile de fiction, dans l’anse créée par la respiration du texte de d’Arrigo, sans forcément, à première vue du moins, de liens très évidents.

Drieu Pagès quitte sa vie quotidienne, dont il se trouve las, et s’embarque pour un voyage sans but ; il arrive à Arles, où il rencontre un Algérien, Abdelghani, dit l’Arabe, qui lui parle d’un livre merveilleux et perdu qui soulage tous les maux de l’âme humaine. Intrigué, quoique étranger à l’érudition, Drieu commence des recherches qu’il imagine marginales dans sa quête personnelle et qui vont le conduire à Marseille, puis en Calabre, en Sicile, à Malte, en Afrique, en Corse et en Sardaigne. Dans une parenthèse dans sa parenthèse, les personnages mystérieux et fantastiques se succèdent, un terrible évènement se produit, et Drieu se fraie un chemin dans la confusion des vagues, l’entrelacs des voix de la mer…

Texte polyphonique, Féroce est un hommage peu dissimulé à la mer et à la culture méditerranéennes.

Sommaire

Je me suis imposé une contrainte : publier tous les deux jours une centaine de textes d’un millier de mots. Une première salve a eu lieu du 1er août au 9 novembre 2016. La seconde du 21 juin au 29 septembre 2017. Ce sont des textes provisoires, une première ébauche.

Je réalise alors une relecture globale début décembre 2017, et procède aux corrections, ajustements, ajouts et retraits jusqu’à la fin de l’année : je retire alors [aujourd’hui 15 décembre 2017] tous les textes à lecture publique (qui étaient d’ailleurs pleins e coquilles, ce dont je m’excuse auprès des lecteurs).

Sont en particulier ajoutés les épisodes suivants : le chant de Sara, qui clôture chaque chapitre ; la rencontre de la vulcanologue centenaire spécialiste de l’Etna (etnologa etnalogo) ; la scarification du sang menstruel ; la danse des tritons ; le tableau de Caravage…

Le livre est alors composé de 111 textes formant 12 chapitres et un interlude, plus un épilogue peut-être un prologue ?), pour plus de 600000 caractères.

PREMIERE PARTIE : LA DESCENTE
Chapitre 1 [Crau] (textes 1 à 8)
Chapitre 2 [Camargue] (textes 9 à 13)
Chapitre 3 [Manosque] (textes 14 à 26)
Chapitre 4 [Marseille] (textes 27 à 38)
Chapitre 5 [Gênes] (texte 39)
Chapitre 6 [Calabre] (textes 40 à 50)

— fin de la première partie —

Interlude [Détroit] (texte 51 à 60)

— fin de l’interlude —

SECONDE PARTIE : LA FLOTTAISON
Chapitre 7 [Sicile] (textes 61 à 71 + 2 = à 73)
Chapitre 8 [Malte] (textes 74 à 83)
Chapitre 9 [Afrique] (textes 84 à 92 + 5 = à 97)
Chapitre 10 [Corsosardaigne] (textes 98 à 102 + 4 = 106)
Chapitre 11 [Mer] (textes 107 à 110)
Chapitre 12 [ • ] (texte 111)

— fin de la deuxième partie —

— épilogue —

 

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