Féroce

Orca

 

♨ écriture en cours, depuis 2012

 

Le texte

Adolescent, j’avais une fascination pour Horcynus Orca de Stefano d’Arrigo.

Celle-ci serait restée inerte sans Benoît Virot qui m’annonça presque dès notre première rencontre qu’il envisageait de traduire le chef d’œuvre.

La rencontre avec Marco Trainito, fin connaisseur du texte, de sa langue et de ses lieux, autour d’un plat de cicirelle (naissain d’anguilles) sur le détroit de Messine, a également joué.

L’idée : une fiction autour de l’aventure éditoriale de ce livre (quinze ans de corrections des épreuves, au grand dam de l’éditeur Mondadori), sans forcément le désigner frontalement ; mais la mer, la mort, le sud…

Deux tâches parallèles sont en cours (comme deux versants d’un même projet, ou les deux rives du détroit) : l’accompagnement de l’édition de la traduction du roman, passant notamment par la mise en place d’un site dédié (en cours), la traduction de certains passages du livre (2013-2016) ; et l’écriture d’une fiction autour du roman, nourrie d’une randonnée entre Tropea et Messina : c’est Féroce.

 

 

Le voyage

Un premier “saut” à Messine a eu lieu en 2013.

Un second, depuis la Calabre, se prépare s’est déroulé du 14 au 17 octobre 2016.

L’idée est de ramasser, de cueillir un maximum d’impressions, de sensations, de paysages, de mots et de paroles, lors d’un trajet pédestre depuis Tropea (VV) et jusqu’à Messine. Evidemment les embûches sont infinies : le site a beaucoup changé non seulement depuis la période 1960-1975, mais aussi, et surtout, depuis 1944. Les immeubles ont poussé (les « cathédrales de ciment »), pas toujours terminés, les plages se sont privatisées… L’orographie capricieuse de Calabre ne permet pas non plus une balade romantique… Et comment trouver les langues, les paysages ? Sinon en dormant chez l’habitant, en visitant les dernières tavernes, en côtoyant les pêcheurs ? Entreprise folle, celle-ci aussi, et pourtant nécessaire.

Etapes : Tropea, Capo Cattolico, Joppolo, Nicotera, San Ferdinando, Gioia Tauro, Pietrenere, Taureana, Palmi, Bagnara, Favazzina, Scilla, Villa, Messina, Capo Pelaro.

 

Féroce : le récit

Une fiction, un essai fragile de fiction, dans l’anse créée par la respiration du texte de d’Arrigo, sans forcément, à première vue du moins, de liens très évidents.

Un homme (André, Drieu, pourquoi pas ?) quitte sa vie quotidienne, dont il se trouve las, et s’embarque pour un voyage sans but ; il arrive à Arles, où il rencontre un Algérien, Abdelghani, dit l’Arabe, qui lui parle d’un livre perdu qui soulage tous les maux de l’âme humaine. Intrigué, quoique étranger à l’érudition, Drieu commence des recherches qu’il imagine marginales dans sa quête personnelle et qui vont le conduire à Marseille, puis finalement au détroit (de Messine). Là, dans une parenthèse dans la parenthèse-non, un évènement terrible se produit, et le récit bascule dans une autre dimension, chargée de personnages mystérieux et fantastiques, et Drieu se fraiera un chemin vers la quête spirituelle du livre — alors que dans le même temps se déroule, sur fond de crise perpétuelle, un nième congrès européen sur la gestion des migrants…

Texte polyphonique Féroce est un hommage peu dissimulé à la culture méditerranéenne — incarnée par la Sicile, mais aussi Marseille, Alger, Malte, etc. — et au lien indéfectible qu’elle entretient avec la mer.

Sommaire

Je me suis imposé une contrainte : publier tous les deux jours des textes d’un millier de mots. Une première salve a eu lieu du 1er août au 9 novembre. Ce sont des textes provisoires, une première ébauche. La seconde aura lieu un peu plus tard…

PREMIERE PARTIE : LA DESCENTE
Chapitre 1 01, 02, 03, 04, 05, 06, 07, 08
Chapitre 2 09, 10, 11, 12, 13
Chapitre 3 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26
Chapitre 4 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37
Chapitre 5 38
Chapitre 6 39, 40, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49, 50

— fin de la première partie et pause d’écriture —
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