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Sur les traces (Goldsworthy)

Posted on 14 janvier 200724 avril 2023 by Benoît Vincent

Andy Goldsworthy possède le génie du lieu. Il parle de hasard et d’évidence et de traces recouvertes et de gestes emportés.

Nous avons suivi les traces que Goldsworthy a disséminées dans les montagnes de Haute-Provence.

Des cairns ovoïdes, des trous dans de la pierre, de l’argile serpenteuse sur des murs, des arches sans destin dans une cave.

Ce sont là des œuvres figées et dures, mais la grande partie de l’œuvre du Gallois sont perdues à jamais, éphémères — et cela fait partie aussi de leur beauté.

Parfois une photographie les sauve, mais la photographie perd à la fois le travail et le destin de l’œuvre : elle la fige à nouveau.

Comme il joue avec la glace, la lumière, la putréfaction, l’humidité séchant, le sable, le vent, l’éclipse, la neige, l’ombre, les fumerolles, l’œuvre de Goldsworthy est intemporelle, mais aussi elle ne pénètre jamais le temps.

Elle dépend beaucoup aussi des alentours, de l’humeur, puis du hasard des destructions.

Pour qui l’a vu faire, pour qui l’a vu agir pour l’heure, dans l’aube froide, dans la précipitation des saisons ou des heures, on est devant une grande question : la place de l’artiste dans l’œuvre (larme, squames, sang, urine, colère, urgence, erreur, peine) ; la place de l’œuvre dans la nature (et les corollaires : technique, artefact, plus-value, prix, matière, musée, artiste).

Dans tous les cas le chemin nécessaire à atteindre l’œuvre architecturale, celles qui en Haute-Provence, pays des Pénitents et des Demoiselles coiffées, des marnes noires, du calcaire qui partout s’embrase et fait preuve de folie géologique, le chemin ponctué d’effort, de chaleur et de désir, est déjà dans l’œuvre (compense l’éphémère, l’invisible, l’intenable des œuvres plus modestes, faites de feuilles, de flaques ou de glaces).

Alors l’œil est aussi compris comme œuvre. Le va-et-vient est saisissant. Le résultat est un grand rassemblement du corps et du cœur.

Auquel on est sans doute redevable.

Andy Goldsworthy renverse l’hospitalité. Venu chez nous donner, il nous fait visiter son monde et nous lui devons rendre grâce. Grazie. Merci.

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1 thought on “Sur les traces (Goldsworthy)”

  1. brigitte Celerier dit :
    28 juillet 2011 à 2 h 48 min

    que j’aimerais voir – et j’ai l’impression sur la photo que c’est peut être vraiment une construction en pierres sèches – qui lui a appris ?

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