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Suffit sa peine 97

Posted on 6 avril 201111 novembre 2011 by Benoît Vincent

Où l’on apprend que…

§ Est-ce que tu connais toi la force du limon ? Est-ce que tu en connais le goût ? Est-ce que tu connais l’abrasif ?

§ — Je crois que tu te trompes. Depuis le début • et depuis le début tu te méprends et sur moi, et sur nous. Je me fiche que tu voies de petites putes de temps à autre, je leur en veux pas, d’ailleurs je peux même le comprendre. Il faut bien que le corps exulte, hein. Je veux bien que tu te persuades que tu vieillis, que tu n’es plus séduisant, que tu t’empâtes, que sais-je ? Je sais que ce n’est pas là, que ce n’est pas ça, le problème. Je me fous que tu me méprises, ou que tu me blesses. Je vois que tu souffres, c’est tout. Tu ne veux pas affronter cette boule qui te ravage de l’intérieur. Tu ne le vois pas, ton cancer, tu ne le vois pas qui se propage et s’épanouit. Je ne suis pas ton problème et ce n’est pas moi que tu trompes. Nous nous déchirons, bien sûr, mais cette violence et ce malheur, ce n’est rien face aux lézardes sur ton visage.

§ — Je crois que tu te trompes. Et que tu n’as pas compris qui je suis. Et qui je vois en nous. A quoi j’aspire. Ce dont je rêve. Je n’ai jamais voulu « aller voir ailleurs » pour me venger de je-ne-sais-quoi, ou pour trouver un exutoire, un plaisir volé à la vie, ou me persuader que j’existe. Ce n’est pas toi que j’ai fui, que je fuis, ni moi. Ce n’est pas notre couple. Mais c’est que la vie est courte. Je n’ai jamais prémédité de te tromper. Je n’en ai jamais nourri le désir ou l’espoir. Pas plus que je n’ai prémédité que nous vivrions ensemble, que nous construirions cette maison ensemble… Je me refuse à préméditer. Et crois-moi, toi qui vis dans l’attente éperdue de ce qui n’adviendra pas, toi, tu peux m’entendre. Il ne faut rien attendre de la vie, elle est courte, fragile et cassante comme un fil. Je ne dis pas qu’il faut la croquer, bêtement, et sauter à l’élastique ou partir à la guerre, ou aller aux putes. Je dis qu’il faut vivre, et vivre c’est déjà se connaître, puis ensuite s’accepter. En arriver là déjà, c’est pas mal. Le reste peut bien voler en éclats. On n’a pas à prétendre plus. On n’a pas à prétendre plus.

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