Skip to content

Menu
  • La maison
    • Benoît Vincent…
    • 20 ans d’Ail !
    • Index
    • Finie la serendipité, vive la folksonomie
    • Thèque
    • Liens
    • Sur le logo
  • Publications
    • Paramar | avec Emanuela Schiano di Pepe
    • Synovie (Rhizes – Pholques) | Avec Laurence Morizet
    • Féroce
    • La littérature inquiète
    • L’entreterre
    • Un de ces jours
    • GEnove. Villes épuisées
    • Local héros
    • Farigoule Bastard
    • Pas rien
  • Textes
    • Fragments
    • Continue poésie
    • Critique chronique
    • Notes cénologiques
    • Pistes et sillages
    • Polémiques
    • Secrétaire
    • Vademecum
  • La littérature
    inquiète
  • Chantiers
    • Travaux en cours
      • De par la ville de par le monde
      • Résidences
      • L’affaire Panitza
      • Bobines
      • Vorace
    • Général Instin
    • Travaux non édités
    • Musique
  • Rencontres
    • Agenda
    • Résidences de création
      • Conversation Générale
        avec Emanuela Schiano di Pepe | CHBD 2024
      • Archivive | IMEC 2024
    • Ateliers
    • Contact
  • ĐeĦors >>>
Menu

Notes cénologiques 05

Posted on 11 février 20242 février 2026 by Benoît Vincent

Il faudrait peut-être commencer par le commencement. Recommencer donc. Pourquoi ces notes cénologiques ? Qu’entend-on par cénologie ? Et qu’est-ce que la cénose ?

Le sujet est vaste et périlleux, aussi pour introduire cette note, j’évoquerai le phytosociologue Philippe Julve, qui parle de la phytosociologie1 comme d’une pratique scientifique, mais également artistique, politique, et même éthique. C’est en effet une blague, un peu. Mais ce n’est pas totalement dénué de bon sens.

Il n’y a pas de définition universelle de la cénologie, comme on peut l’imaginer, mais pour paraphraser le mot, si j’ose dire, on peut affirmer que 1. la cénologie est la « science » de la cénose. Par science ici, sous-entendu une science « naturelle’, on entend l’observation, la description, la classification d’un objet particulier, la cénose.

Ceci étant entendu, reste le plus difficile : définir la cénose.

La cénose, du grec koyné, le commun, est une entité discrète du vivant, indépendamment 1. de la phylogénétique, 2. des besoins nutritionnels, 3. de l’écologie… ou plus exactement, combinant nécessairement les trois — image saisissante mais compréhensible, comme j’ai tâché de le démontrer dans un article dit « scientifique ».

Les communautés sont différentes, qui sont reliées uniquement par la géographie (en vérité un espace-temps circonstantiel), ou bien par la génétique, ou par la ressource ; on peut imaginer des communautés liées par deux de ces traits combinés : la génétique + l’espace-temps (4) ; l’espace-temps + la ressource (5) ; la génétique + la ressource (6) ; . On peut également donner un nom à chacune de ces communautés (établir une typologie). Ainsi, respectivement, première orbite : (1) clade ; (2) assemblage ; (3) type biologique [également parfois nommée synusie] | deuxième orbite : (4) population ; (5) guildes ; (6) peuplement.

On est lié à autrui par le sang, le sol et une troisième chose qu’on ne sait décrire ou saisir : je dirai le droit, au sens où l’entend Aldo Schiavone (Ius) : il y a négociation et intercession, et par conséquent, nécessairement, un fond commun d’accord, qu’il soit linguistique ou culturel, voire religieux.

Mais je vais vite en besogne ; disons qu’il y a relation (c’est parfois l’une des conditions de définition du vivant).

Différents types de communautés sont alors envisageables, qui échappent aux seuls liens de sang, de sol ou de relation, mais combine par deux ou trois ces traits : chacune de ces communauté est une cénose, la cénose entière ou pleine est celle qui combine les trois. On ne peut raisonnablement définir une guilde ou un clade comme cénose pleine ou entière, mais comme une paracénose.

Mais avant de multiplier le jargon malheureux, retenons ceci : la cénose est une communauté d’êtres vivants, ayant des liens phylogénétique entre eux (et ils en ont nécessairement), qui partagent un extrait du dehors (la circonstance ou les coordonnées : la géographie, mais nécessairement aussi un temps, donc un espace-temps), et entretiennent une relation intentionnelle (prédation, reproduction ou leurs types dérivés).

La relation est un aspect fort complexe à décrire ou diviser. Si les êtres vivants n’ont que deux fonctions obligées (se nourrir/respirer, et se reproduire), celles-ci ne peuvent exister qu’en relation avec d’autres vivants (proies ou partenaires ; si ce sont des relations de protection, ou d’opportunisme, cela ne change rien au problème. Dans tous les cas on doit nécessairement se nourrir de vivant ou se reproduire avec des vivants ; on peut échapper à l’une des deux conditions mais pas aux deux conditions à la fois. Sinon c’est la mort, précisément ce qui n’est pas le vivant. Les cas extrêmes restent toujours des cas extrêmes (être autogames et autotrophes, êtres humains, virus).

Ces conditions posées, peut-être alors pourra-t-on aborder les méandres d’une communauté particulière, la société…

 

  1. Une sous-branche de la cénologie, j’y reviendrai. ↩

Partager la publication "Notes cénologiques 05"

  • Facebook
  • X

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Livres

Benoît Vincent - Féroce - Bakélite 2024

Benoît Vincent - La littérature inquiète - Publie.net 2020 Benoît Vincent - Un de ces jours - Publie.net 2011, 2020 Benoît Vincent - L'anonyme - Publie.net 2010, 2020

 Benoît Vincent - Farigoule Bastard - LNA 2015 Benoît Vincent - GEnova - LNA 2017

Benoît Vincent - Un de ces jours - Publie.net 2018  Benoît Vincent - Local héros - Publie.net 2018

Général Instin - Climax - LNA 2015  Général Instin - Spoon River - LNA 2016

Articles récents

  • RIP Hélène Sturm 16 février 2026
  • RIP Francis Hallé 1 janvier 2026
  • La nature est politique 10 août 2025
  • Vorace §77 1 août 2025
  • L’attrait des larmes 4 juin 2025
  • Instances et régimes de réalité
    (Notes cénologiques 6)
    19 avril 2025
  • Objet de culte 16 avril 2025
  • Fragment 6 avril 2025
  • Fuck news 3 avril 2025
  • Fragment 2 avril 2025
  • Fragment 1 avril 2025
  • Fragment 31 mars 2025
  • Vive la guerre ! 6 mars 2025
  • Films 2025 6 février 2025
  • RIP Marianne Faithfull 31 janvier 2025
  • Le — prologue 18 janvier 2025
  • RIP David Lynch 15 janvier 2025
  • Dans cette maison, sur ce matin 25 décembre 2024
  • Stufo dell’America 23 novembre 2024
  • Vorace §83 21 novembre 2024
  • Vorace §82 21 novembre 2024
  • Organon général 29 octobre 2024
  • Archivive — conclusion 25 octobre 2024
  • Archivive — sous nos yeux 24 octobre 2024
  • Archivive — fleurs 21 octobre 2024
  • Archivive — le souterrain numéro 7 19 octobre 2024
  • Archivive — on n’en sort jamais 17 octobre 2024
  • L’odeur d’un cri 13 octobre 2024
  • Archivive x Conversation générale — note croisée du soin et de la vie 9 octobre 2024
  • Archivive — chassez le naturel 26 septembre 2024
  • Archivive — L’IMMOBILITE 26 septembre 2024
  • Archivive — détour paysage 24 septembre 2024
  • Archivive — patrimoines ? 24 septembre 2024
  • Cartographie des habités — note d’intention 22 septembre 2024
  • Archivive — archimorte 20 septembre 2024
  • Archivive — deux ou trois mots sur la critique 20 septembre 2024
  • Archivive — catalogue du catalogue 20 septembre 2024
  • Vorace §14 25 août 2024
  • Vorace §43 16 août 2024
  • Vorace §95 8 août 2024
© 2026 | Sur une base de thèmes préconcus