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Nos héritiers

Posted on 23 juillet 200727 février 2011 by Benoît Vincent

Amer avenir, amer avenir, bal parmi les rosiers (Char)

Notre héritage n’est précédé d’aucun testament (Char)

Que diront de nous les hommes qui nous suivront ?

Comment définir notre civilisation ?

« Ils mangeaient chaud (ils se brûlaient). »

« Ils avaient quitté les pierre dures de leur villes pour construire des maisons de paille isolées, ouverts à tous les vents, peu solides et souvent vite dégradées. Peut-être dans une pulsion nomade ; peut-être parce qu’ils se croyaient sûrs de leur paix ; peut-être parce qu’ils étaient trop nombreux ; on ne peut décider. »

« Ils travaillaient peu, et semblaient avoir perdu le savoir du travail : ils ne travaillaient pas pour eux, mais pour des structures qui faisaient fi des frontières (on dit qu’ils avaient établi des frontière pour faire des guerres, les avaient gommé pour commercer) mais qui étaient tellement épaisses qu’elles écrasaient les hommes. »

« Ils avaient des outils mécaniques de musique. »

« Tout chez eux était prétexte à colère et à cri. Ils se fâchaient constamment, provoquant des genres de guerres internes, intestines, qu’on appelait grèves, élections, sport. »

« Ils avaient hérité eux-mêmes de rites issus des Grecs, des Romains, des Juifs et des Chrétiens, des Révolutionnaires de différentes époques ; ils avaient des temples nombreux, certains dévoués aux dieux anthropomorphiques, comme des sauvages, d’autres à des valeurs plus ou moins animistes ou abstraites : ces temps s’appelaient différemment Temples, Eglises, Bourse, Conseil communautaire, Théâtre, Zénith, Stades, Chapelles, Parlement, Assemblée. Ils élisaient des représentants qui une fois accédés au pouvoir se dévoyaient et ne s’occupaient plus que de leur fonction ; parfois mêmes ils avaient des pratiques de vote où une seule personne était qualifiée (c’est leur mot pour cette compétition sportive) ».

« Ils avaient des connaissances semble-t-il étendus sur le monde : en physique, mathématiques, biologie, zoologie, botanique, chimie et médecine, mais ils persistaient à croire que dans leurs groupes, il y avait des ennemis ; or ils ne s’arrachaient même pas toujours de la terre, parfois simplement un peu de temps pour leurs guerres. »

« Ils ont été en guerre plus de 5000 ans d’affilée ! »

« Ils avaient fait des routes partout, ils voulaient toujours pouvoir transporter toute leur maison ailleurs ; ils ont bâtis dans les endroits les plus improbables : les mers, les planètes alentour, les airs, les glaces. Ils ne se contentaient jamais du lieu où ils étaient, et ne se satisfaisaient jamais de se déplacer en nomade. Ils voyageaient non parce qu’ils étaient nomades, ni pour visiter d’autres lieux et rencontrer d’autres gens, mais pour se reposer de leur travail. Ils partaient aux moments les plus chauds de l’année, tous ensemble, pour se retrouver tous ensemble à ne rien faire au bord de la mer ou à la montagne. »

« Ils avaient durablement esquinté toutes les terres, les plantes et les animaux qui les entouraient. Ils goûtaient à tout, ils étaient insatiables, capricieux et ils cassaient tout. »

« Ils avaient finalement abouti à un état extrême de grande déshérence, chacun ayant à défendre sa maison sans terre, sa femme, sa voiture contre tous les autres. Ils vivaient dans une grande solitude et par contrecoup, ils se saoulaient à l’image, transmise par le vecteur appelé télévision, sur lequel les puissants amusaient les pauvres gens – et les humiliaient. »

« Leur rapports amoureux étaient décousus, erratiques et finalement, ils préféraient encore la femme du voisin ou la femme vue à la télévision que la mère de leur enfant. »

« Ils portaient avec eux un grand sac de culpabilité, de ressassassent, et de malheur familial qui les rendaient dépendants de diverses drogues (dont la télévision, ou le sport). Ils se soignaient constamment, mangeant et dormant mal, mais trouvant moult excipients et médecins : du corps, de l’âme, de l’au-delà, de l’inconscient, de l’invisible, de l’avenir, de l’inaccompli. »

« Ils jouaient beaucoup, espérant s’enrichir. »

« Ils ne savaient plus cultiver un jardin. ».

« Ils parlaient fort et ne se tenaient pas droit. »

« Ils dormaient mal. »

« Ils s’entouraient d’animaux dits domestiques destinés à recevoir leur amour (genre d’hormone qui devait tenir toute la société, du clan familial à la tribu et jusqu’à la nation (elle-même entité mal définie et peu claire)) et pour lesquels beaucoup d’argent était dépensé. »

« Ils avaient des dieux escamotés partout dans leur vie. »

« la plupart du temps, ils s’ennuyaient. Alors ils jouaient et les liens se défaisaient. »

etc.

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