Skip to content

Menu
  • La maison
    • Benoît Vincent…
    • 20 ans d’Ail !
    • Index
    • Finie la serendipité, vive la folksonomie
    • Thèque
    • Liens
    • Sur le logo
  • Publications
    • Paramar | avec Emanuela Schiano di Pepe
    • Synovie (Rhizes – Pholques) | Avec Laurence Morizet
    • Féroce
    • La littérature inquiète
    • L’entreterre
    • Un de ces jours
    • GEnove. Villes épuisées
    • Local héros
    • Farigoule Bastard
    • Pas rien
  • Textes
    • Fragments
    • Continue poésie
    • Critique chronique
    • Notes cénologiques
    • Pistes et sillages
    • Polémiques
    • Secrétaire
    • Vademecum
  • La littérature
    inquiète
  • Chantiers
    • Travaux en cours
      • De par la ville de par le monde
      • Résidences
      • L’affaire Panitza
      • Bobines
      • Vorace
    • Général Instin
    • Travaux non édités
    • Musique
  • Rencontres
    • Agenda
    • Résidences de création
      • Conversation Générale
        avec Emanuela Schiano di Pepe | CHBD 2024
      • Archivive | IMEC 2024
    • Ateliers
    • Contact
  • ĐeĦors >>>
Menu

Noir et l’alcôve

Posted on 16 février 20203 octobre 2021 by Benoît Vincent

Texte paru dans le recueil hommage à la librairie l’Iris Noir, Paris XIIe en mars 2017

 

Souvent posé là, posé là sans adresse, pourtant il trouve place : location, coordonnées, et nom. Ce sont de drôles de petites matières. Comme des serviettes trop usées, étendues dans les rues ; comme des placards éventrées, éventrés dans les salons qui reçoivent ; des assiettes non pas comme offertes, mais entamées, et délaissées.

Les colonnes n’en sont pas : érodés elles maintiennent leur regard juste, mais leur égard est tenace. Les murs pas plus : eux-mêmes laborieux, demeurent laborieux, soutiennent pratiquement tout ce qui du monde fait son envers — à savoir la joie doucereuse de l’inquiétude.

Petite forme blanche, mal adaptée aux roches ou aux ruisseaux, mal adaptée à la corrosion des villes, petit monde suspendu, comme un souffle, entre deux silences étourdis — celui qui prête-nom parfois et celui qui fait semblant d’y croire — entre qui tricote une énigme et qui ravaude ses secrets, quitte à débouler en faisceaux malades.

& pour le noir, on fond.

Noir est la dimension du pli, et le pli est puissant dealeur d’espace : recoins, interstices, intervalles sensibles et musicale échelles, siphons, spirales, intestins, et sourires à l’intérieur des bouches. Le pli est la couleur de l’ailleurs : portes, trappes, ganses ou blessures. Dans une pelote un univers.

. . . . .

Je ne suis pas un grand ordonnancier, préposé aux messages : trop entamé dans ma chair par une seule de ces chaînes, je repasse, tranquille, chacun de ses maillons.

Et c’est pourquoi je souffle, lorsque je passe proche, à m’étourdir, oublier, entre eux. Et pas beaucoup de repaires, ou d’abris, plus sûrs plus sereins. Je m’allonge sous ces corniches, pochette de petites faces et poignées d’angles, et tout ce bouquet d’arêtes.

Et sans la maîtrise, ni même esclave, picore un peu à droite, à gauche, en haut et en bas, parfois, je dévalise les cernes ; mais finalement je marche, agrippé à la peau et, corde, tu me sers d’amitié.

Partager la publication "Noir et l’alcôve"

  • Facebook
  • X

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Livres

Benoît Vincent - Féroce - Bakélite 2024

Benoît Vincent - La littérature inquiète - Publie.net 2020 Benoît Vincent - Un de ces jours - Publie.net 2011, 2020 Benoît Vincent - L'anonyme - Publie.net 2010, 2020

 Benoît Vincent - Farigoule Bastard - LNA 2015 Benoît Vincent - GEnova - LNA 2017

Benoît Vincent - Un de ces jours - Publie.net 2018  Benoît Vincent - Local héros - Publie.net 2018

Général Instin - Climax - LNA 2015  Général Instin - Spoon River - LNA 2016

Articles récents

  • RIP Hélène Sturm 16 février 2026
  • RIP Francis Hallé 1 janvier 2026
  • La nature est politique 10 août 2025
  • Vorace §77 1 août 2025
  • L’attrait des larmes 4 juin 2025
  • Instances et régimes de réalité
    (Notes cénologiques 6)
    19 avril 2025
  • Objet de culte 16 avril 2025
  • Fragment 6 avril 2025
  • Fuck news 3 avril 2025
  • Fragment 2 avril 2025
  • Fragment 1 avril 2025
  • Fragment 31 mars 2025
  • Vive la guerre ! 6 mars 2025
  • Films 2025 6 février 2025
  • RIP Marianne Faithfull 31 janvier 2025
  • Le — prologue 18 janvier 2025
  • RIP David Lynch 15 janvier 2025
  • Dans cette maison, sur ce matin 25 décembre 2024
  • Stufo dell’America 23 novembre 2024
  • Vorace §83 21 novembre 2024
  • Vorace §82 21 novembre 2024
  • Organon général 29 octobre 2024
  • Archivive — conclusion 25 octobre 2024
  • Archivive — sous nos yeux 24 octobre 2024
  • Archivive — fleurs 21 octobre 2024
  • Archivive — le souterrain numéro 7 19 octobre 2024
  • Archivive — on n’en sort jamais 17 octobre 2024
  • L’odeur d’un cri 13 octobre 2024
  • Archivive x Conversation générale — note croisée du soin et de la vie 9 octobre 2024
  • Archivive — chassez le naturel 26 septembre 2024
  • Archivive — L’IMMOBILITE 26 septembre 2024
  • Archivive — détour paysage 24 septembre 2024
  • Archivive — patrimoines ? 24 septembre 2024
  • Cartographie des habités — note d’intention 22 septembre 2024
  • Archivive — archimorte 20 septembre 2024
  • Archivive — deux ou trois mots sur la critique 20 septembre 2024
  • Archivive — catalogue du catalogue 20 septembre 2024
  • Vorace §14 25 août 2024
  • Vorace §43 16 août 2024
  • Vorace §95 8 août 2024
© 2026 | Sur une base de thèmes préconcus