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VIII. Marc Antoine

Posted on 28 avril 20203 octobre 2021 by Benoît Vincent

 

Ce texte [Acte 1, scène VIII], appartient à De par la ville de par le monde, un roman en cours d’écriture, en six actes et soixante-douze scènes, qui traite de la figure d’Auguste dans l’Empire romain et au-delà, sporadiquement mis en ligne ici… et exposé là.

 

Marc Antoine joue un rôle cardinal dans toute l’histoire, mais ce rôle est très bref, et si c’est à juste titre qu’il apparaît ici, ce n’est qu’ici qu’il apparaîtra.

Antoine est le grand ennemi d’Octave et, une fois que celui-ci est éliminé, on peut dire que plus rien ne se dresse sur le chemin d’Auguste quine soit en quelque façon tout à fait gérable. Mais Marc Antoine aurait pu tout faire basculer, ou mieux : que rien n’advienne de ce qui suivra. Il représente, avec Cléopâtre, un symbole remarquable de l’échec historique.

1. Il faut dire en premier lieu que Marc Antoine est de vingt années l’aîné d’Octave : cette différence d’âge ne compte pas pour rien, elle indique déjà que Marc Antoine a grandi dans la République : il devient consul à 40 ans après la conjuration contre César dont il reprend le flambeau à tendance autoritaire. Octave n’a pas goûté autre chose dans sa jeunesse que l’air de la guerre civile.

2. En substance, son souvenir est attaché à trois batailles décisives : Pharsales, Philippes, Actium.

3. Surtout enfin, Marc Antoine, comme tout un chacun, obnubilé par Alexandre, parvient e premier à faire le lien entre Rome et … l’Orient tout entier ! En un mot simple : il globalise l’empire.

Les guerres intestines pourrissent l’esprit de la république depuis les réformes de Gracchus, puis celles de Marius, puis la dictature de Scylla et le premier triumvirat (secret, non public). Le fruit étant mûr, ne reste qu’à trouver la main qui puisse le recueillir. César fit la courte-échelle, mais il fut assassiné (et peut-être avait-il une certaine réserve quant à la République ; Auguste n’en aura aucune, mais il aura l’astuce politique, ce qui semble faire cruellement défaut à tous les autres de ses opposants).

Jusqu’aux Ides de Mars, le destin d’Antoine est attaché à César, dans une longue série d’évènements oscillants entre attirance et répulsion, Antoine étant un excellent militaires mais moralement corrompu (il se fâchera aussi bien avec Pompée, Cicéron, Lépide, Dolabella, Cassius, etc.) Après l’assassinat de César, il se retrouve seul consul à Rome. Il est donc le maître du monde.

Lorsqu’il découvre qu’il n’est pas l’héritier de César (mais Auguste >2), il n’empêche qu’il a déjà mis la main sur les papiers et la richesse de César, et lorsque Octave rentrera de là où il était >13, Antoine lui refuse l’héritage de César ; Octave s’endette pour permettre les legs prévus par son grand-oncle, notamment aux vétérans, et commence à nourrir une haine profonde pour Antoine.

Antoine se retrouve entre deux chaises : Octave attise les sénateurs contre lui, alors qu’il y là des conjurés (les ‘Républicains’). Soit il rompt sa clémence envers les meutriers et se retoruvé avec le spqr à dos, soit il il les présrve mais donne l’impression de trahirla mémoire d eCésar.

« Octavien et Antoine se contrecarrent l’un l’autre en toutes choses, sans cependant avoir encore rompu ouvertement ; quoique réellement en état de guerre, ils sauvent du moins les apparences. Aussi, dans Rome, tout est-il plein de désordre et de confusion. Ils sont encore en paix, et déjà ils font la guerre ; on voit bien un fantôme de liberté, mais les actes sont ceux du despotisme. En apparence Antoine, en sa qualité de consul, a l’avantage, mais l’affection générale penchait vers Octavien tant à cause de son père que par espoir en ses promesses, d’autant plus que le peuple est fatigué de la grande puissance d’Antoine et favorise Octavien, qui est encore sans force. » (Dion Cassius, XLV, 11)

Après un jeu subtil d’Octave auprès des troupes aussi bien en Gaule que dans les Pouilles, et grâce à son intelligence tactique, qui lui permet d’obtenir les suffrages du spqr et de Cicéron, une espèce de guerre civile éclate à la bataille de Modène, à la sortie de laquelle (je passe sur les évènements) se forme un second triumvirat, Lépide – Antoine – Octave, entité politique constituante, prévue pour cinq années et se partageant le territoire en trois. S’ensuit une grande vague de prescriptions contre leurs nombreux et, par la force des choses, différents ennemis (deux milles chevaliers, un tiers des sénateurs sont inscrits sur les listes ; Cicéron est exécuté, et tant d’autres, cf. Appien d’Alexandrie). Deux fronts s’ouvrent alors, Sextus Pompée en Sicile (le fils de Pompée le Grand, qui s’est arrogé la Sardaigne et la Sicile, devenant pirate), les autres Républicains enfuis en Orient.

Antoine part pour la Grèce, rejoint bientôt par Octave, malade (fièvre XXX), ils s’emparent de la Macédoine, puis matent sans pitié Brutus et Cassius Longinus. La bataille de Philippes consacre Antoine comme militaire hors-pair et voit la république foulée au pied, définitivement. C’est la deuxième bataille biographique.

Ocave est dans l’ombre militaire d’Antoine ; de retour à Rome, les trois hommes procèdent à la divinisation de César et érigent le temple du Divin César à l’emplacement de son bûcher sur le Forum. Cette mesure en revanche éclaire mieux Octave, puisqu’il devient divi filius (on crée un nouveau flaminat pour l’occasion, et Antoine est nommé à sa tête).

Après cette bataille, Antoine, qui s’est adjugé l’Orient – ainsi que la Gaule, Octave recevant l’Hispanie et Lépide l’Afrique – cherchera à y rétablir un semblant d’ordre. Réciproquement fascinés l’un par l’autre, Antoine adulé comme un nouveau Dionysos dans certaines régions (comme à Ephèse), il s’y comporte comme un souverain hellénistique, et non comme un général romain. Il rencontre Cléopâtre VII pour affaire, et très vite ils ont une liaison qui donne naissance à des jumeaux, Lune et Soleil.

De nouveaux contentieux italiens s’ouvrent avec la guerre civile de Pérouse, mais Antoine et Octave retrouvent un compromis, en la personne d’Octavie, sœur d’Octave qu’épouse Antoine, donnant naissance à une première fille Antonia l’Aînée. Tandis qu’Octave étend son influence en Gaule (aux dépens d’Antoine), et que Sextus Pompée cherche à déstabiliser la nouvelle carte de l’Empire (et qu’Agrippa contrôle Rome et Lépide toujours l’Afrique), Antoine doit repartir pour l’Orient où menacent les Parthes, qu’il écrase par eux fois.

Plus tard, Octave est en difficulté avec Sextus Piompée et il rencontre à nouveau Antoine à Tarente : le second triuvirat est prorogué. Il est décidé qu’il échangeront des hommes pour leurs difficiles batailles, mais aussi que Marcus Anonius Minor, le fil aîné d’Antoine épouserait Julia, la fille aînée d’Octave. Mais Octave n’envoit finalement personne à Antoine, qui se tourne alors vers Cléopâtre, qu’il finira par épouser ; ils auront un troisième enfant, Ptolémée. Antoine s’impose alors apparaît comme grand ordonnateur de l’Orient, reconnaît implicitement Césarion en nommant Cléopâtre reine des rois, et non seuleemnt poursuit l’œuvre orientale de César et Pompée mais celle d’Alexandre, en instaurant une espèce de dynastie romano-lagide par le biais des « donations d’Alexandrie ».

La relation s’envenime, Octave pourrit Antoine au sénat, et récuse la paternité de Césarion, Antoine se sépare d’Octavie, tandis que les romains voient d’un mauvais œil l’immixtion d’une reine orientale dans les affaires du spqr. Octave dévoile sournoisement le testament d’Antoine que celui-ci avait remis aux Vestales, où il reconnaît la légitimité de Césarion, fait des legs aux enfants et Cléopâtre et demande à se faire inhumé à Alexandrie.

« La version officielle de la cause de la guerre d’Actium devient simple, cohérente : il s’agit d’une juste guerre, menée pour la défense de la liberté et de la paix contre un ennemi étranger. Un apatride cherche à saper les libertés du peuple romain et à livrer l’Italie et l’Occident à une reine orientale » Roddaz.

C’est alors la troisième guerre décisive d’Antoine et la dernière guerre civile de la République qui s’ouvre : la bataille d’Actium, qui verra la fin du sulfureux couple. La conséquence est brutale : Césarion et Marcus Antonius Minor sont exécutés. Le nom de Marc est frappé de damnation mémorielle pour sa famille, son jour de naissance est déclaré néfaste. L’Egypte devient province romaine. En 32, Lépide était exilé, en 31, avec la bataille d’Actium, Antoine est vaincu, en 30 Antoine et Cléopâtre se suicident ; Octave devient le maître incontesté de l’empire naissant. Revenu à Rome, il ferme les portes du temple de Janus ; il est proclamé Imperator sans limitation de durée. Le livre peut commencer.

 
VII ✚ IX
 

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