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Exil Grand’Rue

Posted on 29 décembre 20234 février 2024 by Benoît Vincent

Un texte de Pistes et sillages, une série de textes poétiques nés de l’écoute des préférés de la discothèque. Base d’improvisation, ou simplement paysage et divagation. Une anthologie.

 

 

Sommaire

  • 1 Dérape
  • 2 Lâche ce rade
  • 3 Bal casino
  • 4 Bouge tes fesses
  • 5 Alea jacta est
  • 6 Douce Loire
  • 7 Déchiré
  • 8 Doux ange noir
  • 9 L’eau de ta fontaine
  • 10 Heureux
  • 11 Poulet cou coupé
  • 12 Triste flingue
  • 13 Juste voir Sa gueule
  • 14 Lâche l’affaire
  • 15 Le long du rail
  • 16 Jérémiades
  • 17 Finalement une lueur
  • 18 Âme en sursis

Dérape

Tout se passait bien jusqu’à ce qu’on soit tous réunis.
C’était chouette, la mer, la baraque, tout ça.

La vacance.

Je prends un mot : pirouette : il décrit cette villa, la vacance, la mer, et tout le cuivre autour.

Merci les gars, merci Robert et merci Jacques Guillaume, merci Robert Henri.

Donc ça discute, ça file, ça chamaille, ça râle, ça coince, ça chuinte, ça dérape, ça file.
Mais moi je ne sais plus si je dors ou pas.
J’aime bien dormir, dormir m’amène loin, loin, ça file, etc.

Et puis bam, hypnotisé.
Mesmérisé.

Alors le jour ?

Je sais pas, grands coups de pied au cul,
ça râle, ça file, ça tricote, ça danse, ça picole, ça file…

ad lib.

 

Lâche ce rade

Putain, bim, vlan, j’arrive dans ce pays,
faut voir à pas oublier d’où je viens,
alors pour ça j’ai trouvé un truc
je filoche
je dégage, me tire ailleurs

Boum, paf,
je m’écroule dans ce bled,
j’me fiche bien de ces culs-terreux,
mais je débarque

la folle en tête
la folle en tête
(hein Robert Henri ?)

alors ça dégage,

lâche ce rade.

 

Bal casino

Pas bon, pas parler
sommeil blessé
elle
corde
elle corde voltige

pas de temps à perdre
cycle
fer et vert

pause, affaires.

vous savez : juge et partie.

bref, films de Dietrich
chattes à Cannes
grotesque musique à fric

aah, Robert, Henri, mon chou

liberté s’étaient, le chauffeur s’éteint
l’amour s’éteint, la lumière s’éteint
le fondu enchaîné s’éteint, ce chapeau noir
s’éteint

tout s’éteint toujours,

vibre

 

Bouge tes fesses

Cette danse ce tracas
ce tric trac ce cadenas
ce revers cet envoi
aah

bouge, bouge tes fesses

mais c’est qui voilà
mais tu veux quoi
annone pas dis rien
bouge, bouge tes fesses

oh la bagnole oh la ville
tais-toi et regarde
laisse faire

dis rien
annone pas
bouge, bouge tes fesses

 

Alea jacta est

Je me souviens ce clinquant frac
ce chapeau brillant
comme gélatiné
de brillantine

j’arrive, grand prince,
ça joue grave
ça mise
ça gagne ça perd
mais ça joue
bon dieu

tu veux jouer avec moi
la feinte
la flemme
la feinte flemme qui distrait
et déjoue pour rafler
la mise le frac le sac

ma ma ma maman
partenaire, à ton tour
tennis
dés
jeux
tapis
pour voir
rafler la mise

jette les dés
les voir rouler
le bon temps
les voir rouler
le bon temps
les voir rouler
le bon temps
les voir rouler
le bon temps

ad lib.

 

Douce Loire

Arf les étangs de tempête d’océan
ces gifles de grêle dans la gueule
on s’est envoyé tous les bigorneaux de la côte

Oh merci l’azur, merci les fruits
et l’accent de Provence
je te garde des chiens de

Mais toi, toi, douce Loire
chère honnie de mon enfance
tes doux baisers, ton doux cœur simple
tu remplis mon âme d’un ennui délicieux

Mais toi, toi, douce Loire
chère honnie de mon enfance
tes doux baisers, ton doux cœur simple
tu remplis mon âme d’un ennui délicieux

Mais toi, toi, longue et lente Loire
chère serpent de mansuétude
tu lessives mes épis de maïs
tu remplis mon âme d’un miel délicieux

 

Déchiré

Laisse le descendre avec toi
plus bas tu seras
plus bas, lui

Et recommence, jusqu’où
jusqu’où ça ira

Entre nous, ça vire
l’ire enivre
et rien dans le public

planches de pins dans le feu

ne résout rien

ne résout rien
laisse-le descendre,
dans les yeux le sang,
mec,
tu vas où comme ça,

tu vas où, avec ton théâtre
des yeux, ton âme
déchirée ton cœur
déchiré ton instrument
déchiré ton âme
putain ton âme

ne recoud rien
ne recoud rien
ne recoud
rien

déchiré

 

Doux ange noir

Qui n’a pas
punaisé au mur de chaux
brûlée
une photo noire
de noir paysage
caravagé

une lumière dans ce noir
une lumière noire

mon doux ange noir

Qui n’a pas
jeté à sa face
rougie
une pierre noire
de noir mensonge
éhonté

une lumière, cette noire
cette luciole noire

mon doux ange noir
pas une peine non
pas une peine non
pas une peine non
pas une peine non

 

L’eau de ta fontaine

Ces vacances ne sont pas celles,
désirées : je me mets au vert,
vais au village à pied, et même
en bicyclette

Les gens me regardent
quand j’achète des pommes
je parle pas très bien
leur langue

Et je t’amène des roses
Donne-moi goûter
donne-moi goûter
l’eau de ta fontaine

Mon vélo est déglingué,
je sais pas me battre
mais je pêche et je sifflote à travers la colline

Et on peut baiser toute la nuit
ça oui
donne-moi goûter
donne-moi goûter
l’eau de ta fontaine

(crépuscule, mineur
feu de bois,
je m’écrase devant
tout ce corps
et la charmante
abeille)

Oui j’ai la jactance,
la tchatche facile
mais on peut baiser toute la nuit
ça oui

Donne-moi goûter
donne-moi goûter
l’eau de ta fontaine

 

Heureux

Contrairement à tout ce qui se dit
à tout ce qu’on croit
et à tout ce qu’on raconte
moi ça va.

Je donne pas cher de ma peau
j’ai pas l’air en grande
forme j’suis bousillé
mais heureux.

Ton amour
me rend heureux.

Ton amour
me suffit.

Tant pis pour les dents
tant pis pour le sang
tant pis pour les gens
moi, ça va.

 

Poulet cou coupé

Rien à faire pour te retenir
Tout ce temps perdu
Reviens
Va-t’en

 

Triste flingue

La maison, la villa
la torpeur de l’été d’azur
les mouches et les moustiques

La sueur, une bière
sur le bras
en sueur

Rien ne sort

Je t’entends d’ici
râler
besoin d’un coup dur
envie d’en finir

Ce putain de flingue

Pis t’es coincé
bloqué comme un rat
la sueur, les nerfs, les tiques

La sueur, une autre bière
sur les cuisses
en sueur

Ça chie

Besoin d’un éclat
envie d’en finir
où que tu sois
envie d’en finir

tu vas faire quoi ?
tu vas faire quoi ?
tu vas faire quoi ?
tu vas faire quoi ?

résister ?
résister ?
résister ?
résister ?
résister ?
résister ?

 

Juste voir Sa gueule

T’as un coup dur,
zou
besoin d’un coup d’éclat
oui

des fois c’est pas que c’est dur
c’est au-delà
y’a plus rien qui vaille
et tu voudrais Lui parler
Le trouver, tu voudrais juste voir Sa gueule

pas possible autrement
tu sais pas faire, y’a pas moyen
mais juste Le trouver,
Le faire chanter
juste voir Sa gueule

 

Lâche l’affaire

L’été avance mal. Cette femme au bras,
habillée de ta douleur, mais
mec,
comment tu vas faire.

Triste chambre,
te voilà acculé
en triste chambre
gratte un peu
triste chambre
parle vrai
triste chambre

Le monde est plein
de tristes chambres.

 

Le long du rail

Mais revenons à nos moutons.

On n’est pas là pour rigoler. On a une civilisation à perdurer, bordel.

On a une civilisation à bâtir. Je t’explique : on vient de loin, on revient de loin, mais on s’arrête pas là.

Je m’aide de ce que j’ai, une sainte pute, une tête bien faite, un exutoire à expier, tu veux ?

Veux-tu ? Je sais pas pourquoi je vais, mais je vais.
Je sais pas pourquoi mais
je sais pas pourquoi mais
je sais pas pourquoi mais je sais pas

 

Jérémiades

Bon, toi, toi, toi
toi, toi, là, toi
et toi, et toi,
là, toi
Suffit !

Arrêtez de chouiner
Finies les jérémiades

Finies les jérémiades

La femme le curé le commerçant
l’ours le loup la chouette
le trou la feuille le ciel

Stop.
Finies, les jérémiades.

Qu’on puisse se promener
tranquilles.

 

Finalement une lueur

L’été aura donc été une réussite.
Une confiture de foie, de fèces et de larmes.

Merci Jésus, merci Seigneur.

Merci la SNCF, merci les P&T, merci
la Démocratie Chrétienne, le Serpent monétaire
et sans oublier Procter & Gamble.

Mais la chambre,
tapissée d’aigreur
ou tu gigotes nue comme un ver
des larmes dans la main
comme un verre de vin

l’autre posée sur ton corps
éreinté
sans nerf

meurt.

Et la villa, bordée
d’épines comme une couronne délavée
un silence de douve,

des chaises pleines de sangsues
des tables de poisons
des tapis d’aiguilles

ou de rose, c’est pareil
de pampre, c’est pareil
la rosée du pareil au même.

Viens. Debout. Reprends-toi.
Reprends goût, sors au moins sur la terrasse
et entre les tessons,
les molards
remercie le soleil

remercie le soleil
d’avoir baigné, d’avoir noyé
ta nuit.

 

Âme en sursis

Ah oui, j’ai repris la mer
sans assurance, à peine un mousse
chez les grands bonhommes
aussi saouls que tristes

On va en bouffer de la houle
on va en bouffer de la houle
et l’écueil,
ça va mal finir

Eh oui, j’ai repris la mer
à peine un mousse parmi bonhommes
aussi saouls que tristes

Mais en attendant
ça continue
ça continue
ça continue
putain ça continue !

 

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