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Des cils s’élident

Posted on 2 août 19993 octobre 2021 by Benoît Vincent

Ça n’aurait pas dû se passer ainsi. On aurait toujours voulu que le passé s’agrégeât et se modelât diffremment…

je batis en hâte un endroit reculé.

Comme une voix se rappelle à votre souvenir. Qui vous est familière. Qui vous est si proche. Pourtant vous ne parvenez pas à décoiler ce visage, à énoncer ce nom. Une voix,

comme le chat qui passe dans le patio ou la pie qui l’ensorcelle,

une simple voix, gouttes, arc-en-ciel, gouttes, pluie, orage, ou alors simples bois et pierre, un rebond au rythme ralenti, une eau mouvante en cercles.

Une voix qui résonne, échos étages, qui gonfle, s’arondit se tremble (vers quelle forme, vers quel corps ?)

La voix simple du souvenir. Voix végétale aux nervures dissimulées. Ou flûte par laquelle nous descendons les marches de nous journées oisies, pour ramener des fragments d’autres. Dans le silence inouï du volcan. Au cœur de la mort. Ou ne voulûtes pas me suivre.

*

Les habitudes sont des cis tordus auxquels s’accrochent nos voiles brodés et nos écharpes ouvragées, et qui se déchirent

Accrocs et membres celés.

C’est alors que le choix se durcit. Le temps se fige.

*

J’exige un chemin peu délicat. A présent mes bras balayent les feuillues sans crante et sans retenue. Je ne connais plus les mots de remords et de regret. J’avance et mes amis tombent. De nombreuses silhouettes trompeuses s’évanouissent. Jusqu’où irai-je (peu m’importe). Jusqu’où me suivrez vous ?

Roulis, roulis incessible des odeurs et des lèvres.

Roulis ralentis dans l’intense concentration de tout geste (avant le big-bang).

Roulis déroulé dans le long tremblement de votre exercice de poils et de peaux? « Nous creusons notre tombe avec les dents », et la mort n’exite pas.

Nous sommes éternels — et vous ne le savez pas.

Alors la maison bâtie sous l’eau (une enfance acceptée) demeurera-t-elle vide ? Non : vous serez souvenue et souvent espérée. Et puis elle est ouverte à vous Enfin les choses du Dehors (la lumière, les chants l’air, les poissons, les yeux qui brûlent, corps défenestrés, danger) tout cela y trouvera bonne place. Comme en toute maison.

Mais celle-ci elle sera de sable, donc éternelle et emergée, liquide, languide. Elle n’attend que votre venue, et votre oisiveté — et même votre crasse, et même votre démon.

Bref, vous, une et plurielle, vois toi pluriel, toi féminin, toi transie, toi récif.

Toi archipelle. Derrière la discontinuité de l’âme, vers les dieux où nous nous imbriquons joue contre épaule, hanche dans aine, genou cuisse et nos sexes l’un dans l’autre.

Désert, désert infini, ou déniches, nous sommes.

Désert, homme signe debout ciel étoiles le vide attire.

Désert où nous pourrions mobilier le cosmos.

Vois nettement (autrement) ta leçon des liens, l’être ? une déflagration de l’égo en toutes paroles, tous souvenirs, tous objets gardent de vous. La mort c’est quand on est connu de tas de gens. On est épandu pour d’évanouir, on devient le monde. Voilà ce que j’apprends chaque jour.

 

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