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Bleue comme une orange | Atelier d’écriture

Posted on 20 février 201115 février 2017 by Benoît Vincent

J’insère ici, de façon anonyme, car pour l’instant il n’y a pas d’accord entre eux et moi, des textes épars de différents ateliers d’écriture. Cette série est la production de l’exercice indiqué Bleue comme une orange ici.


1.

Les fruits visitent souvent le territoire piégeur de l’humain, parfois secs, parfois frais, ils sont là, présents.
Ils vadrouillent dans notre monde, le monde qu’ils appellent immondes.
Les fruits sont là.
Accablés par notre folie ils sont perturbés. Ne sachant pas quand ils seront mangés.
Mais ils sont là. Sur les arbres que le fleuve reflète, ils guettent. Le moment venu ils viendront, bouffis, mûrs, clairs et prêts, ils viendront.
Les fruits sont là.
Ils tombent à terre, ce qui marque la fin de la vie auprès de l’arbre mère. Un jour une main passagère foule le sol en ramassant ces pauvres orphelins, et ils disparaissent dans le néant d l’être humain.
Les fruits s’éclipsèrent.

2.

Si ce monde était cohérent
Je ne peux pas dire Il pleut
Sans qu’aussitôt l’averse tombe
Or il n’en est rien : je peux
parler autant que je le veux
sans tirer les morts de leur tombe
ni l’existence du néant.
Je conclus que dans tout cela
un malentendu il y a ;
ou bien tout se passe à l’inverse de ce qui devrait arriver
et le mot Il pleut suit l’averse
lorsqu’il devrait la précéder.

3.

A force de le dire à force
d’écrire sur mon ghetto et
sa malchance un jour
mes rimes sont sorties de
ma chance adolescent à force
de rap et de rythme effréné
chuis passé d’illégal à la Cigale
à guichets fermés à force
de rapper sur ton trunck comme
une petite tasse viens pas faire le
thug moi je fais toujours
pas dirty house.
A force de voir tous nos plus grands leaders assassinés
j’pleure pour leur mémoire
mais tout leur message est
enraciné et le savoir sera mon
arme c’est décidé
puisque les hommes qu’ont les balles
[sont ceux] qu’ont les idées.

4.

Travaillez à loisir, jouez avec le plaisir
pour ne pas se [rassir]

5.

Contre les sœurs de la harpe, que vaut la dentelle de la tour ?
Nul n’est plus à l’étroit qu’elle.
Tel est un cœur.
Pour déballer des sentiments semblables à des coups de poings.
D’autres fois calme, plat, grand miroir de mon désespoir.
La poitrine en avant et les poumons gonflés, je déballe tout.
 Je sens vibrer en moi toutes les passions.
Des traits d’esprit, semés de temps en temps, pétillent.
Je consacre un bel hymne à cette oisiveté.
Ou mon âme en langueur est comme ensevelie.
Je rêve dans un lit où je suis fagoté.
Je trouve ce plaisir si doux et si charmant.

Ajouter quelques fois, et souvent effacer.
Laissez-moi juste respirer longtemps, longtemps.
Que la nuit me voile.
 Sous un plafond de brume ou dans un vaste éther, je mets les voiles.
 Accablé de paresse et de mélancolie
Comme un lièvre sans os qui dort dans un pâté.
 Je crois que les biens me viendront en dormant, puisque je vois déjà s’en enfler ma bedaine.

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