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Lasagnes • épilogue

Posted on 21 juillet 201421 juillet 2014 by Benoît Vincent


Epilogue


L’orage enfin éclata. Le ciel céda.

C’est la nuit.

Tu t’allonges contre elle qui dort déjà. On dirait un végétal, un arbre, en travers du lit. De ça, tu penses, je ne saurais quoi tirer. Lorsque tu t’es allongé, et approché d’elle, ce qui te frappa le plus, c’est l’absence d’odeur émanant de sa peau.

J’ai peur de l’orage elle a dit, en saisissant ton bras qu’elle rapprocha et serra contre elle. C’est ainsi que tout commence, par une peur doublée d’une autre.

Deux peurs ensembles, ça produit quoi ? Deux peurs l’une contre l’autre, ça parle de quoi ?

Le tonnerre était surpuissant et CF répétait Tu es là Tu es là. Il caresse sans avidité et sans brusquerie, il caresse très doucement, très tendrement, d’une tendresse que je n’aurais pas soupçonné moi-même. Il colle sa bouche à son oreille en lui caressant les seins, le ventre, les hanches, la toison. La peau est plastique, ferme et bronzée (c’est une qualité tactile ici), encore immobile, alors qu’en suçotant le lobe de son oreille un frisson la transit.

Tu es là Tu es là

Sa peau sourit.


(Septième sommeil)

Il caresse, sa main veut dessiner ce corps qui reste allongé, en prendre la mesure, non par défi mais pour dérouler la nuit, pour dérouler la mémoire. Le tonnerre fait trembler les vitres et plusieurs fois les éclairs illuminent tous les recoins de la pièce et des corps. Sa main le dit et le répète Tu es là Tu es là.

Elle ne dit rien, respire un peu vite mais très faiblement.


(Onzième sommeil)

Il a réussi à se tourner un peu, dormir sur le flanc lui est douloureux. Elle serre toujours son bras contre son corps. Elle sourit. Les lueurs de l’aube interviennent, vont se charger d’allumer les bruits du jour. Les repousser, les repousser sans cesse, ne pas sommeiller mais profiter, ce qu’il faudrait faire. Mais la nuit est intransigeante, les a essorés comme de vulgaires chiffons.

L’orage n’est plus, déjà quelques rayons viennent nimber le bleu de l’aube, les salauds.

Tu es là Tu es là il dit, presque en pleurnichant après sa mère. Chut elle dit, ou bien c’est sa respiration, la respiration naturelle de la nuit.


(Quatorzième sommeil)

Je suis là Je suis là il dit alors qu’elle sanglote dans son bras comme un boa venu l’étrangler.



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