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La pièce supplémentaire

Posted on 2 avril 20107 avril 2010 by Benoît Vincent

que des enveloppes supplémentaires qui, au lieu de la cacher, rendaient plus splendidement l’âme qui se les était assimilées et s’y était répandue, que des coulées de substances diverses, devenues translucides, dont la superposition ne fait que réfracter plus richement le rayon central et prisonnier qui les traverse et rendre plus étendue, plus précieuse et plus belle la matière imbibée de flamme où il est engainé. (Le Côté des Guermantes)

La Recherche tournoie autour du sommeil, des ombres tremblantes du théâtre créées par l’impression du rêve.

Le roman s’ouvre alors que Marcel s’endort, et le récit devient le délire d’un inconscient qui serait plutôt l’invasion en la page fibreuse de toute l’encre du moi.

Dans ces entre-deux (la Recherche n’étant qu’un entre-deux), une parenthèse dans un demi-rêve, les réflexions sur le sommeil, la propension des espaces, enfin la main courante du récit, ne font qu’un.

Proust peut alors délier, et il le fait avec grâce, les impressions du dormeur. Le roman tient sur ces longues descriptions, et ne reste en nous que sous la forme de petites mélodies chétives et belles à pleurer.

Le livre de Deleuze en est un supplément sensible, droit. A la manière de cette pièce supplémentaire dont parle Marcel lorsqu’il évoque le rêve (je n’arrive pas à retrouver où). Nous rêvons, nous habitons le rêve ; nous sommes dans notre appartement ; nous savons qu’il y a une pièce supplémentaire, et cela nous satisfait ; nous découvrons cette pièce, nous la choyons. Lorsque nous nous réveillons, nous sommes déçus de savoir que le rêve était menteur. C’est que nous avions bâti cette salle imaginaire pour accomplir le récit, comme une chambre noire. La phrase de Deleuze a pu seule permettre de traduire cette anfractuosité sensible.

C’est un roman monstrueux, disait Mauriac, et Georges Poulet : « On dirait que l’espace est une sorte de milieu indéterminable, où errent les lieux […] »

Bien. Il nous faut de telles pièces supplémentaires : c’est la part du récit.

Etrangement j’ai lu aujourd’hui chez Adorno que nous savons lorsque nous rêvons que cette réalité est trompeuse. Mais nous nous en contentons. Cette réalité possède la même exigence que le récit.

Il nous faut accepter cet héritage qu’un nom, chez l’un (Adorno) ou l’autre (Proust), pourrait résumer : Debussy.

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