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Eté, 5

Posted on 9 juillet 200921 novembre 2021 by Benoît Vincent

Texte publié, légèrement modifié, dans Po&sie, 158-159, 2009.

 

I.

L’été, chaque été, te retrouve plus lucide, l’œil plus aiguisé parce que le nom est propice à et est proche de / la mort.

Le soleil mord toute choses qui en retour semblent n’exister que pour traduire et justifier sa puissance.

Les cigales frémissent puis scient le paysage de leur sempiternel.

Peu avant l’aube les vents se lèvent pour nettoyer les soupirs de la nuit et les parfums rauques des amants ou des festifs.

Il y a des braises dans le feu qui ne cherchent pas à rivaliser avec la grande morsure du midi. Promesse recluse et abandon.

La prairie, hier enchantée, est grillée sur pied. Le rédiment des criquets est de maigre rapport.

Tour est fétu et le fétu aime la flamme.

Il semble que les cailloux poussent

La rivière vidange ses dernières eaux.

Des femmes, blondes, longues, et trop grandes, exposent la misère de leur résidence.

Je lis Cesare Pavese.

 

II.

L’été grimpe les collines comme un incendie et seul là-haut, plus proche la lune, tu peux recevoir de sa lumière liquide. Présomption rafraîchissante.

Des étoiles aux aiguilles il n’y a qu’un pas et c’est l’aube qui le cède la première.

Les grillons écornent la chaleur se réfugie sous les pierres. Il y a des bourdons solides qui délimitent des espaces.

La nuit grince et sous le faîte comme un arc tendu entre les promesses d’hier et le résidu que demain prépare,

une fenêtre se ferme.

les cris de l’amour s’éloignent en clapotis de fontaine égorgée.

Ce qui célèbre la nuit d’été s’appelle retour de l’enfant.

L’été est aussi un filet, et la nuit est ses nœuds.

Les vergerettes, les salicaires, les fenouils et buplèvres sont des cierges allumés pour danser. Du reste, c’est ça.

Car l’été danse et boit et danse comme ce qui trop longtemps a pesé et à présent se relâche.

Bride aux sourires
Poésie macabre.

Tu ne songes qu’à partir et celui qui revient te trouve toujours hésitant.

Un poisson grillé crépite sur la flamme.
La saveur sèche éteint tes papilles. Il y a faut de l’alcool pour mesurer L’ECART FAIT DES PEAUX.

 

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