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Sur les portes

Posted on 31 janvier 200715 septembre 2010 by Benoît Vincent

A l’époque, on avait des portes, qui étaient des espèces de cloisons qui glissaient sur les murs ou qui offraient une ouverture dans un mur, afin de laisser passer un homme. On les distinguait des ouvertures en hauteur qu’on appelait « fenêtres » qui servaient juste à laisser passer soit le regard soit la lumière.

On raconte que les tailles pouvaient être aussi grandes que l’usage ou la renommée des propriétaires des murs. On parle de portes de deux à trois mètres de hauteur (donc plus grandes que des hommes).

J’essaie d’imaginer des constructions, des structures intégrées avec des ouvertures. J’essaie d’imaginer les risques, les passages, les maladies, les hontes, les désirs, les…

J’ai du mal à imaginer ce temps mythique.

Je me rappelle par contre, enfant, des panneaux de bois scellés au mur, qu’aujourd’hui je soupçonne fermement d’être des souvenirs ou des fossiles de portes. Sur ces panneaux se déclinait l’identité du propriétaire. D’abord une simple phrase plutôt ludique, une espèce de citation décrivant avec humour qui on était (comme sur le réseau les sites personnels). Puis on a exigé aussi le nom de famille, puis tour à tour le prénom, le signe astrologique chinois, le signe astrologique occidental, puis la date de naissance, le lieu de naissance, le travail, puis tout y est passé. Les systèmes se perfectionnaient. Des écrans tactiles, des néons, des musiques, des raccordements dits bus, on avait accès au site-toile, puis grâce au progrès de la nanotechnologie, et le patrimoine et le savoir-faire français en matière de puce électronique, à tout dossier susceptible de renseigner, notamment auprès des autorités, de la police et de la milice rénovées, sur la personne.

Puis lorsque les portes n’eurent plus servi, comme les rues usagées, laissées à l’abandon ou désaffectées, les panneaux disaient simplement le nom et surtout enfin, la classe, le style : + pour ok, = pour oo et – pour ko. Les nouveaux décrets, pour nous qui les avons vu survenir, ont finalement surpris peu de monde.

L’usage de l’intime et de l’intérieur s’effilochait peu à peu et se résumait à l’écran, la toile, qui nous lavait de tout soupçon.

Lorsque furent conçues les cases blanches, les maisons individuelles devinrent obsolètes. Les plans avaient d’ailleurs peut-être eu l’effet pervers de scinder un peu les familles, du moins les rues et les voisins. Maintenant, la rue est unique et centrale. Le gain de temps est appréciable.

Finalement, à l’époque, les portes étaient bien le signe d’une perte de temps, c’est-à-dire d’un ennui. Et du contact qui est archaïque (pense au péage !).

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