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Du désir

Posted on 11 septembre 200713 mars 2011 by Benoît Vincent

les écoulements sensibles, les éraflures choisies, les senteurs
de musc
ou les grain esseulés,

les cordes qui arriment les mots qui ne s’ouvrent
pas
et la sueur et la sueur mais que dira-ton
de nouveau
du
désir ?

Je me demande parfois ce que peuvent penser de nous, les gâcheurs, ceux qui n’ont que du sable sous les fesses, et les autres, ceux qui traversent

la vie

en sourcillant à peine, la peine étant leur seul vêtement.

Parce que nous avons plus qu’il nous faut et nous tuons dans l’œuf.

Le désir est un moteur de vie, et si la vie, peu importe, ne projette aucun plan pour nous, ou pour rien sur ce monde fragile, la vie cependant pousse les uns vers les autres les êtres d’une même espèce mais de sexes opposés.

Le reste, qu’est-il ?

J’aime sentir crisser certaines régions de ta peau, comme du sable sur du verre, son origine ; j’aime sentir d’autres de ces buvards ou bien glisser sous mes doigts ou bien des velours qui dissimulent.

Il n’y a qu’à chercher à rejoindre, vers un monde inconnu jamais, une créature… hybride qui est le mi-chemin, d’avec moi.

Il s’agit d’oublier d’où l’on vient ce que l’on fait et se soumettre à la rude loi du désir.

Impudeur soustraite au chant.

Mais nous autres au contraire, éclairons quand le jet de sperme écrase un visage ; cela nous plaît. Nous autres, voyez-vous, apprécions particulièrement la succession et la répétition.

Car nous autres, n’est-ce pas, avons inventé mieux que le désir.

Si la vie pousse les êtres d’une même espèce mais de sexes opposés les uns vers les autres, et encore, dans certains cas, qui ne sont pas les plus nombreux, c’est en vue de reproduction, c’est-à-dire épuisement de l’espèce même.

Je dis dans certains cas, car la reproduction végétative, la parthénogenèse, l’hermaphrodisme, l’absence de sexe même (sans parler des mérous qui en changent en cours de route), est plutôt la grande majorité de ce qu’il se passe. Et il peut même survenir fécondation sans rencontre des partenaires (dans l’eau c’est monnaie courante ; mais que dire des fleurs, milliers de sexes qui nous entourent ?).

Or nous avons enrayé ce processus ; notre moteur tourne à vide. Cela pourrait être très beau. Cela est peut-être lié à notre instinct d’autodestruction. Cela me rappelle Crash encore.

Mais nous préférons, en plus, simuler, stimuler sans donner, à travers l’écran l’onanisme : il n’y a plus de sexe, plus d’espèce ; mais pas plus de peau, de grain, de voix, de toucher. Cela n’ouvre rien. Cela ne caresse pas. C’est notre quotidienne dose, notre miséreuse pornographie.

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