Skip to content

Menu
  • La maison
    • Benoît Vincent…
    • 20 ans d’Ail !
    • Index
    • Finie la serendipité, vive la folksonomie
    • Thèque
    • Liens
    • Sur le logo
  • Publications
    • Paramar | avec Emanuela Schiano di Pepe
    • Synovie (Rhizes – Pholques) | Avec Laurence Morizet
    • Féroce
    • La littérature inquiète
    • L’entreterre
    • Un de ces jours
    • GEnove. Villes épuisées
    • Local héros
    • Farigoule Bastard
    • Pas rien
  • Textes
    • Fragments
    • Continue poésie
    • Critique chronique
    • Notes cénologiques
    • Pistes et sillages
    • Polémiques
    • Secrétaire
    • Vademecum
  • La littérature
    inquiète
  • Chantiers
    • Travaux en cours
      • De par la ville de par le monde
      • Résidences
      • L’affaire Panitza
      • Bobines
      • Vorace
    • Général Instin
    • Travaux non édités
    • Musique
  • Rencontres
    • Agenda
    • Résidences de création
      • Conversation Générale
        avec Emanuela Schiano di Pepe | CHBD 2024
      • Archivive | IMEC 2024
    • Ateliers
    • Contact
  • ĐeĦors >>>
Menu

Ecrire horizhome

Posted on 12 mars 201111 mai 2014 by Benoît Vincent

Ce texte devrait me permettre de synthétiser la réflexion sur le lir&crire dans son rapport à l’internet. Il est redevable à la petite communauté des “blogueurs” (mot que je n’apprécie pas vraiment) qui est très vive, fidèle, ouverte et respectueuse. Je remercie ceux-là et d’autres, qui œuvrent, font œuvrent de tout bois : ce feu là c’est celui de la bibliothèque. On en redemande. NB Le texte est en cours d’écriture, éventuellement rafraîchir


Situations liminaires


Situation 1 : jamais on n’a autant écrit • 1.1 du texte sur le net • 1.2 du livre vers le pilon.
Situation 2 : une rupture historique entre ceux qui portent le droit d’auteur en mâchant des auteurs et ceux qui s’autorisent simplement d’écrire sans intermédiaire.
Situation 3 : une rupture épistémologique entre les mêmes.


Evénement


Lorsque le livre se décolle du texte, lorsque symbole et signe ne s’entendent plus, c’est vers un versant nouveau de la linguistique, de la communication, de la cybernétique qu’il s’agit de se tourner. Ce n’est plus simplement la description linéaire des éléments qui est en jeu, mais la compréhension (et tous les mots comptent) de leur organisation, des relations qu’ils entretiennent. Les trois entités fondamentales ne sont plus seulement ordonnées, ni même discrètes : scripteur1 – texte – lecteur ; les instances sont mêlées et interagissent. Il s’agit donc d’une approche écologique considérant les relations fonctionnelles des différentes instances. Ecrire devient un évènement c’est-à-dire un élément organique qui a lieu (qui survient, qui vient) au sein d’un milieu : un espace, une topologique.


Quelques incises




Ecrire in medias res
1. Le flux est permanent, il coule comme une rivière. Il a ses périodes d’assecs et d’étiage et ses crises et ses crues. Il croise plusieurs milieux, il croise plusieurs instances, il croise, il croise et à ce croisement on associe plusieurs textes : le flux est l’intertexte.

2. Comme flux permanent, il s’abstrait d’un commencement et d’une fin, il s’abstrait donc de l’histoire. L’évènement en cours n’est pas un temps, tout au plus est-il une succession d’instants (des instances), il est spatial. Chacun connaît son insertion dans le flux de Twitter : rares ceux qui s’obligent à des formules d’accueil, de politesse ou de salut, comme font les voitures issues de la bretelle pour s’insérer dans le flux de l’autoroute.



Ecrire d’écrevisse
La marche de l’écrevisse est une image déjà utilisée par Blanchot lorsqu’il évoque la forme de l’entretien infini 2. Il y a un va-et-vient permanent, soit entre deux instances (deux ensembles scripteur-texte-lecteur, le trinôme STL), soit entre deux composantes de cet ensemble. Un lien ne peut mener à deux destinations à la fois, le va-et-vient est nécessaire et définit un espace comme un fuseau, de l’un à l’autre — le texte se tissant. Lorsque nous écrivons sur internet, nous renvoyons à un autre texte — un autre du texte — ou bien nous appelons un texte en le nôtre. Notre texte est ainsi tout à la fois une écriture et une lecture (le lir&crire) et cette donnée fondamentale, qui présidait déjà à nombre d’œuvres du passé, même sous la forme du codex, est aujourd’hui matériellement possible. Cette marche de travers, cette traverse, cette traversée du texte (intertexte) désigne immanquablement des feedbacks forts pour l’acte même de littérature : l’hypertexte, je cite Olivier Ertzscheid : « • L’activité centrale de cette primo-écriture est le lien. • Sa dynamique est avant tout topologique. • Son régime est celui de l’autorité, c’est à dire que nous en sommes, collectivement les auteurs. » Je ne ferai qu’une remarque sur l’autorité comme décrite dans la note 1 de ce texte : les termes d’auteur et d’œuvre chez Ertzscheid ne peuvent exactement désigner les mêmes instances que la tradition philologique, mais ne sont pas non plus exactement ce que nous désignons nous, après Blanchot, du lieu de production (auteur) du texte (œuvre). Et à ce titre, ces notions sont renversées, car considérées sinon néfastes, du moins par trop contraignantes ou, plus justement contre-productives.




Ecrire polydactyle
On n’écrit plus des livres : on écrit partout, à plusieurs, sur plusieurs supports, et on s’inscrit dans plusieurs flux. Il y a l’écriture manuelle, et l’écriture clavier ; il y a l’écriture des livres, et celle des blogues ; il y a l’écriture des réseaux sociaux, et aussi l’écriture industrielle (agrégateurs, moteurs de recherche). Cette multiplications des mains mais, partant, des voix, loin de consolider l’unité d’un texte, multiplie, diffracte, dissémine les timbres, les postures, et gomme ou déplace la frontière entre l’intime et l’extime, le moi-je et le personnage social auteur et/ou écrivain. Ces questions sont encore trop fraîches pour être sereinement affichées ou étendues au fil de la critique. Encore faut-il les tenir en considération.




Ecrire horizhome

  1. Je tiens à bien souligner, comme expliqué par ailleurs, la différence entre auteur ou écrivain et scripteur : nous nous dégageons ici de l’autorité de l’auteur et nous rapprochons directement de l’acte même d’écriture — écriture sans autorité — propre au lir&crire ; nous nous dégageons aussi de la figure socioéconomique de l’écrivain qui n’a que peu à voir avec le phénomène du lir&crire ↩
  2. “Qui veut avancer, doit se détourner”, L’entretien infini ↩

Partager la publication "Ecrire horizhome"

  • Facebook
  • X

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Livres

Benoît Vincent - Féroce - Bakélite 2024

Benoît Vincent - La littérature inquiète - Publie.net 2020 Benoît Vincent - Un de ces jours - Publie.net 2011, 2020 Benoît Vincent - L'anonyme - Publie.net 2010, 2020

 Benoît Vincent - Farigoule Bastard - LNA 2015 Benoît Vincent - GEnova - LNA 2017

Benoît Vincent - Un de ces jours - Publie.net 2018  Benoît Vincent - Local héros - Publie.net 2018

Général Instin - Climax - LNA 2015  Général Instin - Spoon River - LNA 2016

Articles récents

  • RIP Hélène Sturm 16 février 2026
  • RIP Francis Hallé 1 janvier 2026
  • La nature est politique 10 août 2025
  • Vorace §77 1 août 2025
  • L’attrait des larmes 4 juin 2025
  • Instances et régimes de réalité
    (Notes cénologiques 6)
    19 avril 2025
  • Objet de culte 16 avril 2025
  • Fragment 6 avril 2025
  • Fuck news 3 avril 2025
  • Fragment 2 avril 2025
  • Fragment 1 avril 2025
  • Fragment 31 mars 2025
  • Vive la guerre ! 6 mars 2025
  • Films 2025 6 février 2025
  • RIP Marianne Faithfull 31 janvier 2025
  • Le — prologue 18 janvier 2025
  • RIP David Lynch 15 janvier 2025
  • Dans cette maison, sur ce matin 25 décembre 2024
  • Stufo dell’America 23 novembre 2024
  • Vorace §83 21 novembre 2024
  • Vorace §82 21 novembre 2024
  • Organon général 29 octobre 2024
  • Archivive — conclusion 25 octobre 2024
  • Archivive — sous nos yeux 24 octobre 2024
  • Archivive — fleurs 21 octobre 2024
  • Archivive — le souterrain numéro 7 19 octobre 2024
  • Archivive — on n’en sort jamais 17 octobre 2024
  • L’odeur d’un cri 13 octobre 2024
  • Archivive x Conversation générale — note croisée du soin et de la vie 9 octobre 2024
  • Archivive — chassez le naturel 26 septembre 2024
  • Archivive — L’IMMOBILITE 26 septembre 2024
  • Archivive — détour paysage 24 septembre 2024
  • Archivive — patrimoines ? 24 septembre 2024
  • Cartographie des habités — note d’intention 22 septembre 2024
  • Archivive — archimorte 20 septembre 2024
  • Archivive — deux ou trois mots sur la critique 20 septembre 2024
  • Archivive — catalogue du catalogue 20 septembre 2024
  • Vorace §14 25 août 2024
  • Vorace §43 16 août 2024
  • Vorace §95 8 août 2024
© 2026 | Sur une base de thèmes préconcus