On ne peut effacer l’eau
et toute guerre imminente
tout désastre anticipé
toute catastrophe appelée
de tout vœu
n’y peut rien y faire.
On ne peut effacer l’eau.
Sur le parquet, entre les lattes
dans le relief imperceptible
de son grain.
Pu bien dans les rues retournées
à la longue ivresse de trop
long
soir…
Ou bien dans les crevasses
sue mime la marne
sous des ciels austraux
comme tropicaux…
On ne peut effacer l’eau.
Tout ua plus l’eau s’exempte
d’elle-même.
Mais on ne peut effacer l’eau.
Comme on efface un immeuble
un quartier
ou une population.
Comme on efface un souvenir
ou même un désir
impossible.
Ou bien sur les couvertures
ou entre les pages
des livre sagement alignés
dans une bibliothèque
sous l’orage.
On peut effacer les mots de l’encre
oui,
mais on ne peut effacer l’eau.
Oued, talweg, nuages, et tout ce qui
s’agite ou gémit
ou cherche à se munir
ou à se répandre,
C’est un fait.
Et c’est trop tard,
révolu.
On ne peut effacer l’eau.
