Je ne l’ai appris que le 2, mais je publie ici la date réelle. Dernier texte de l’année, qui aura été pleine et éprouvante.
Francis Hallé est donc décédé le 31 janvier. Éloge de la plante a bouleversé mon regard sur la nature. Au point qu’après l’avoir rencontré à Sérignan-du-Comtat chez Jean-Henri Fabre, j’invitai Francis Hallé lors de ma résidence au château de Fontainebleau, à s’entretenir avec Hélène Frédérick (tandis qu’à côté, Luc Garraud ferraillait avec Antoine Volodine).
Comme il venait de loi, comme Luc, il arriva la veille et nous mangeâmes tous les trois. Il nous parla de son travail, de son histoire, nous du nôtre ; il nous dit qu’l connaissait mal très mal la flore européenne et française. On ne le croyait pas.
Nous restâmes en contact. Il ‘m’envoyait des coquillages à identifier, pour un projet de livre sur la beauté du vivant, Arca noae, Lima lima…
Le Vert lui doit tant, et je dois tant au Vert grâce à lui.
