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Une belle soirée

Posted on 1 janvier 20077 octobre 2011 by Benoît Vincent

Ç’aurait pu être une belle soirée

On avait des mots, mais on n’avait que ça. Dehors ça sentait le roussis. Polo s’était fait prendre et la Canche était dans un mauvais pétrin, deux au cul et la peur devant. Zoumaï a craqué le premier. Effondré à terre, j’ai vu ses yeux exorbités prier je ne sais quel dieu vers le ciel. La fin de la nuit n’a pas été guère mieux. Ils ont investi la planque, y ont trouvé de quoi coffrer trois générations, et ils ont buté Paname.

Voilà, c’est le troisième texte (mais où est donc le second ?) et ça part en vrille. S’astreindre à n’avoir comme astreinte que la ligne d’horizon et la récurrence du quotidien, ça mène à quoi, à qui ?

Moi j’ai des horizons de grandeur, des envies d’impossible, j’ai même des adresses, des Bataille, des Blanchot, et même des parrains, Monique, Christophe… Mais non, rien, rien qui vaille ; de nos jours pour écrire, il faut faire de l’autofiction ; il ne faut plus écrire, il faut simplement tenir son blogue.

De toute façon, je peux vous dire que ça barde côté édition ; alors on s’en passe, non mais des fois… Le dernier rempart, Gallimard, cédé à moindre coût à Sollers ; les suivants, Galilée par exemple, se brouillant pour des histoires sombres (et pourtant elle tourne) ; les creusets bouffés par les mâchoires d’acier du fric : farrago, Al Dante, Comp’Act. Bon, la toile, au réseau trop ténu pour permettre une issue ; trop de monde, trop de blogue, trop d’actualité ; et moi là-dedans ? La poésie, bordel, elle est où la poésie ?

Parce qu’on a des velléités de poètes, ou simplement on se sent mieux dans ce courant, truite abasourdie et presque déjà sur le dos.

Parce qu’on aime bien se promener dans la nature ; mieux : on en fait son métier, « interprète » qu’on appelle ça. Traducteur, c’est tout comme. Mais moi le texte, il me prend à 2h29 du matin, je dois me lever demain, je vais tout de même pas en plus, le temps du jour, me donner en pâture à un autre texte… alors j’ouvre le grand livre du monde, micro-macrocosme, et je m’invente des espaces où je règne en maître ; j’apprends des noms de plante, ça rassérène. J’ai même un herbier, mon petit butin de chasse.

Mais je vois tout de suite, que je cède ici au blogue. Personne n’en à rien à foutre. De ça. Et surtout pas la littérature ; j’ai été plus inspiré, c’est sûr, mais rarement dégoûté de voir le petit cénacle sursauter parce qu’on est passé de 645 à 702 romans de rentrée.

La guerre n’est même pas déclarée : nous allons travailler de biais ; par la bande ; l’un de nos maîtres ne s’appelle-t-il pas Jean Paulhan ?

Ils ont cru étouffer, corrompre, éradiquer, revendre ; ils n’ont fait que nous titiller, nous énerver, nous rassurer en un sens. Les fameux « Ils » qui décident pour nous. Je n’entrerai pas dans ce jeu là, je n’y suis jamais entré. C’est ta vie ça ? Tu la mérites. Les autres ne comptent pas.

Nous on sait, nous, on n’est pas nombreux : que Jean-Pierre Boyer et Laurent Cauwet ils savent, eux. Qu’ils ont raison. On les aidera, tant qu’on peut. Ça tombe mal : il y a des jeunes, il y en a plein. Et tous ensemble on vous soutient les gars, on vous soutient ; du fond du cœur. De ce fonds là.

Ç’aurait été une belle soirée.

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