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Saisons

Posted on 15 septembre 20033 octobre 2021 by Benoît Vincent

 

1.

L’infini saison précaire est mon bonheur constant. Ce qui semble ne semble pas changer. Et ce qui ne change pas sans cesse change. Ce qui vacille renouvelle. Ce qui s’effondre est solide. Ce qui paraît immobile, indifférent se meut. Ce qui se meut sans secousse ne se meut pas.

Chaque souvenir un pas en avant.

Chaque cicatrice un horizon.

Un mot. Chaque mot, chaque fontaine. Ce qui avance en dérive. Ce qui dérive reste coi.

Ce qui prend vie en mourant.

 

2.

Saison : comme ce mot résonne.

Sarment cueilli de la terre. Sourire donné au précipice. Haltes prolongées, chemin d’infortune. La mer, happée par la lune.

Mouvement saccadé ou long mobile fluide.

Le fleuve est en nous, nous le taisons chaque jour.

L’eau renverse toujours la scène. C’est l’océan qui repousse les rivières dans les vallées. On remonte toujours les rivières. Aucune rivière ne dévale. S’il n’y avait pas les saumons, il n’y aurait pas d’eau.

Il y a l’insomnie qui creuse la nuit, mais elle creuse sa tranchée aussi dans la nuit, à la pioche, à la pelle, elle sape les contreforts du jour sans blindage.

La fleur est en nous, elle nous pousse à gravir. Ces collines membres épars.

 

3.

Sarment serré sur la poitrine.
Brin de lavande séché.
Galet ramassé.
Branche d’épine cassée.
Jambe harassée.

Tu ploies jour factice.

Tu regardes les vaguelettes s’élident.
Tu imagines le monde à vélo.
Tu ne vois rien tu ne sais rien.

Tu ouvres les cuisses. J’explore ton patient roseau. Ton nerf humide et lisse.
Ton appétit d’oiseau. Ton étendue vorace. Ton œil. Ton orifice.
J’aime à lever les fuseaux. J’aime à sentir que ça crisse.
Tu arpentes de mon ventre. Tu ramasses tes ciseaux.
Tu me tournes sur le dos. Et tu pisses.

J’apprécie l’instant se déflore. J’apprécie que midi se dérobe. J’apprécie que tu le laisses bien seul au pied de la couche. Que tu le laisses en boule dans la bouche.

J’apprécie qu’avant de te rompre tu te couches. J’apprécie que tu déroules un caillou. Bracelet qui accouche. Cendrier d’autrefois, escarboucles. Tu escalades mon bras. Tu fais feu de tout bois. Toi : la souche.

L’initiale du mot est une blessure crénelée. L’ogre est une signature.

J’aime quand dans l’eau tu me pousses, j’aime quand tu éclabousses. J’aime le chant de la rivière. J’aime l’esprit de tes chansons. J’aime les rides et les peines.

J’aime caresser la mousse.

 

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