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Querelle=rivière

Posted on 24 avril 200024 novembre 2016 by Benoît Vincent

Querelle=rivière.

Ville sans âme, où je passai trois jour bouffer l’ennui. Hélice=port : j’en étais frustré. Il me fallait changer d’air. Un soir j’en rencontrai un qui me conseilla d’aller voir Querelle=rivière.

— De votre meilleur parti, les femmes y sont belles et sages.
— Qu’importe la femme si elle est sage.
— Mais j’ai dit : les femmes. Ce qui veut dire : qu’elles sont belles et sages ensemble, mais effrontées prises individuellement. C’est le pays où la loi est consensus et l’état privé négation de la loi.
— Si elles sont effrontés ouvertement, c’est donc qu’elles sont laides ?
— Cela se peut, mais pas forcément. La beauté est un état naturel. Mon pluriel est statistique. En général, la femme elle y est belle et sage.
— Des femmes généralement belles. C’est à y réfléchir.

A l’auberge, le type remit une couche.
— N’y réfléchissez pas trop, les baux ont été paraphés et tamponnés hier au soir, cette nuit et ce matin.
— Eh bien ?
— Et bien le convoi part demain, à l’aube-marge, sur les môles de pierre.
— Ah très bien.
— Vous n’avez qu’à décider de votre bâillon dans la nuit.
— Bien sûr.
— Voulez-vous un ticket ?
— Oui.

Il me donna un petit lézard bleu. Ses yeux topaze étaient larmoyants.

— Le cinéma est ouvert !
— Le cinéma est ouvert.

C’est leur salut triste et solennel.

Le lézard était calme, il attrapa une mouche d’un geste brusque, ce qui me rassura sur sa péremption.

A l’auberge, le sol était froid.

— Pas de problème, avec la foire, nous avons des clients à revendre.
— Ah très bien.
— Signez donc l’écran, je vous rends les clefs.

Chez eux, à l’hôtel, ils prennent toutes vos clefs. Vous êtes chez des hôtes, pas des gardiens, ou plutôt des concierges. C’est une tradition. Sans clef, vous êtes contraints de résider là, pour une période donnée.

La contre-clef vous libère. Les touristes comme moi en ont toujours une. On ne sait jamais.

Et le convoi m’attendait. C’étaient de grandes voiles vertes et jaunes, des tentures, des bêtes robustes à la robe baie. Le ciel était clair et la marge humide. Mais les dunes du loin appelaient l’heure du clairon. Les enfants curaient, les femmes étaient rassemblées, gantées et capelées. Il fallait ouvrir le cinéma. Je retrouvai mon camarade de la veille. Son lézard trépignait. Je voyais aussi Zaya, ne voyait que ses yeux. Elle me regardait et je compris que jamais nous ne nous reverrions. Le ciel était bleu et jaune et vert, les sables ocres et blancs. Les femmes noires. Le silence d’argent S’ouvrit le cinéma et je quittai Hélice.

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