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Trois poèmes composés dans la voiture, à voix haute, en conduisant, grâce à Alain Veinstein, puis transcris alors que, la voiture étant tombée en panne, j’attendais la dépanneuse, non loin de Chatte en Isère, à 2h30 du matin un dimanche (mon téléphone ayant fait faux-bond, par ailleurs)

Posted on 3 mars 20075 avril 2010 by Benoît Vincent

1.

Que tu traverses !

Je marche dans les villes comme en ton corps
La superbe, la sereine, la bordélique

Ce que je traverse en la ville comme en toi
Est ce qui me traverse

Toi, la ville, et moi qui
(vous)
traverse

Ce que je te cherche est ce que tu me trouves
Les habitants opinent
Les habituent se taisent
Et je rentre dans un bar

2.

Je pourrais très bien l’écrire
Or je chante ou annonne
Comme des archipels
Ces paroles de demain

Je pourrais très bien l’écrire
Or je chante et résonne
Comme des matins
Qui processionnent
Comme des chenilles acérés
Ces lames de poison

Qui pourraient très bien écrire
Comme des traits des colonnes
Un présage à nos routes
Destiné

3.

Je vois ta main noire
qui se pose en douceur comme un
oiseau sur ton (sein)

Les ornières de la grand’route
n’arrêtent pas ce souffle
de la marche
vers toi

Je vois ton (sein) noir
qui essaime alentour des vibrations
comme des notes de musique

cernes de feu
longés d’amertume

Les usagers sont faméliques
et je ne vois rien
qui puisse sauver la démence
de la démence
sinon un grand
()

Je vois ton sexe noir
herrissé et ridé
ourlé de velours
sans autre
certitude
baigné de la faim
de tout ce qui
parjure

Et dans le grand moindre qui me love
moi entier comme un fauve
le pied droit percé d’une fauvette
le pied gauche maculé de la couleur sienne

Embâcle nécessaire
Qui rameute du corps
Et restitue la matière
Et l’exige et la prouve
Moi durant la nuit atone
Je parle à la moquette
Mais quand vient l’heure
Du grand chambardement
Ostensiblement
Je me dirige
Boitant
Vers toi

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