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Je désigne les conifères

Posted on 22 mars 201017 mars 2019 by Benoît Vincent

Il y a des témoignages du passé sur la terre ; je désigne les conifères, les magnolias, les lézards, et même les roches, et l’eau.

Il y a des traces du passé, elles cohabitent avec nous. Ceci induit qu’il n’y a pas d’évolution autre que l’épuisement. On pousse jusqu’au bout les modèles fonctionnels.

Il y a des traces du passé et l’homme n’est pas la plus récente. Certains crustacés, certains poissons, certaines plantes même, sans parler des bactéries, sont beaucoup plus récentes que nous-même.

Il y a des traces du passé, et cela nous incite à repenser tout ce qu’on entend par le temps. Je ne vois pas le temps qui passe. Je ne vois que les saisons, et éventuellement le temps qu’il fait.

Je note le journal, l’agenda des fleurs. Voici la première : Hellebora foetida. Elle fleurit dès janvier. Cette année en décembre. Ses fleurs sont vertes : elle n’a pas besoin de faire des efforts d’imagination pour la couleur ; car elle est seule et il n’y a pas d’insecte. Les insectes ne voient pas le vert. Il leur apparaît gris. Alors elles fleurissent vert. Et elles sont toxiques (d’où leur nom).

Je note l’agenda des fleurs, la plus récente cette année et l’arbre frêne, Fraxinus excelsior. Les arbres ont des fleurs minuscules. Ils ont signé, eux, avec le vent.

Je suis tour à tour l’hellébore fétide, puis le frêne, puis ce sera le rosier des chiens, les origans, les genêts, puis les odontites, les grandes fleurs de l’été, armoises, mélilots, bouillons blancs.

Il y a des traces du passé, et l’homme n’est pas la plus récente.

Il y a les fantômes, les rêves, qui sont des traces en nous du passé.

Il y a les cicatrices, autres signatures, puis il a les livres.

Certains d’entre les hommes écrivent des livres, pour ça exhument des cicatrices du passé. Des noms anciens. Des héritages. Des vols. On devient soi-même en écrivant un vestige du passé.

On se couche comme dans des cercueils. Ils peuvent être une bibliothèque. Ils sont le plus souvent des petits cercueils, on les appelle les livres.

Je vois tout en gris. Peu importent les abords. Seule la page m’attire. C’est mon pays, je l’embarque comme le pagure. Je suis le pagure sur la page.

Je suis mort. Et quand Jorge Luis Borges me lira, l’œuvre de Shakespeare en sera profondément transformée.

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