Skip to content

Menu
  • La maison
    • Benoît Vincent…
    • 20 ans d’Ail !
    • Index
    • Finie la serendipité, vive la folksonomie
    • Thèque
    • Liens
    • Sur le logo
  • Publications
    • Paramar | avec Emanuela Schiano di Pepe
    • Synovie (Rhizes – Pholques) | Avec Laurence Morizet
    • Féroce
    • La littérature inquiète
    • L’entreterre
    • Un de ces jours
    • GEnove. Villes épuisées
    • Local héros
    • Farigoule Bastard
    • Pas rien
  • Textes
    • Fragments
    • Continue poésie
    • Critique chronique
    • Notes cénologiques
    • Pistes et sillages
    • Polémiques
    • Secrétaire
    • Vademecum
  • La littérature
    inquiète
  • Chantiers
    • Travaux en cours
      • De par la ville de par le monde
      • Résidences
      • L’affaire Panitza
      • Bobines
      • Vorace
    • Général Instin
    • Travaux non édités
    • Musique
  • Rencontres
    • Agenda
    • Résidences de création
      • Conversation Générale
        avec Emanuela Schiano di Pepe | CHBD 2024
      • Archivive | IMEC 2024
    • Ateliers
    • Contact
  • ĐeĦors >>>
Menu

6. Absoute

Posted on 8 février 201130 décembre 2012 by Benoît Vincent

En écrivant ce Minuscule requiem en fa dièse, j’avais l’ambition de rendre par les mots la relation sexuelle. J’aurais voulu dire la rencontre. J’ai le sentiment d’avoir échoué à le faire. Bien sûr le Requiem minuscule est celui du désir, qui se résout par la petite mort, et le taedium, sans doute plus prégnant chez les hommes que chez les femmes.

Je n’ai qu’une ambition, oui. Dire l’arrêt du temps, celui qui est sensible dans 1. les chansons ; 2. les cigarettes ; 3. le sexe.

Il était question du temps, de son abolition, de la durée et de son hégémonie. Temps : début, fin | Durée : non pas le temps écoulé entre le début et la fin, mais l’extraction même hors du du temps.

L’art d’aimer, l’acte sexuel est hors le temps. L’art d’aimer, l’acte sexuel est hors-temps, et éternel. Il abolit le temps.

Par la reproduction (qu’il induit et qui le suscite | même de manière inconsciente ou plus justement instinctive | même s’il la dévie, la biffe, l’empêche), l’acte d’aimer est proprement ce qui se joue de l’éternel dans le concret, le singulier. Par l’espèce qui agit en l’individu.

Par la répétition, le va-et-vient très concret d’un morceau du corps dans un autre morceau du corps, par sa répétition dans la journée, les ans ou la vie, l’acte d’aimer est simplement ce qui se joue du temps dans la durée. Par l’espace qui agit en l’individu.

Qu’est-ce que cette répétition, l’instauration d’un cycle ? Cette boucle qui se dédouble, tout au long d’une vie, d’autant plus dénuée de fonction que nous avons choisi de ne pas nous reproduire, mais d’user du système complexe des hormones pour le simple plaisir de jouir ?

L’art d’aimer, le rapport sexuel, est la seule expérience digne d’être vécu, la plus fondamentale, la plus importante.

Il était question de temps. Peut-être. De son abolition. Quand commence, quand finit l’acte sexuel ? Sûrement pas seulement par la pénétration ; pas par l’orgasme ou la jouissance.

De plus il n’est pas pertinent de découper comme suit le développement d’un rapport sexuel. Ce n’est ni excitant, ni juste, ni fidèle à la réalité. Les poses ne se détachent pas les unes des autres, et c’est simple excès de confiance dans le langage que d’avoir voulu décrit des positions Ce n’est donc pas dans la volonté de faire un genre de kamasutra que j’ai ainsi découpé mon texte en chapitres, comme un corps. Ni un blason. Peut-être un peu des deux. Mais surtout essayer de décrire l’ensemble au moyen de clichés, de photographies censées éclairer la jouissance du jouir.

Quand commence le rapport sexuel ? Il est déjà là présent, lorsqu’on s’habille, se déshabille, lorsqu’on s’inviter à déguster des mets qu’on pense raffinés, et qu’on débouche une bouteille de vin capiteux et ferme comme un Nero d’Avola de Sicile ou un Lacrima dei Monti di Mora des Marches. Il est déjà entamé lorsque tu vas chercher tel objet • je mate ton déhanché | lorsque je roule ma cigarette tu plonges sur ma langue qui humecte le papier.

Note. En observant la traîne des mots-clefs conduisant à ce texte, revient le syntagme « fa dièse cor ». Cette coïncidence me ravit, et c’en est assez dit.


Ita missa est :

  • Minuscule requiem en fa dièse | 1. Introït
  • Minuscule requiem en fa dièse | 2. Kyrie
  • Minuscule requiem en fa dièse | 3. Sequentia (1)
  • Minuscule requiem en fa dièse | 3. Sequentia (2)
  • Minuscule requiem en fa dièse | 3. Sequentia (3)
  • Minuscule requiem en fa dièse | 3. Sequentia (4)
  • Minuscule requiem en fa dièse | 4. Offertorium
  • Minuscule requiem en fa dièse | 5. Communio
  • Minuscule requiem en fa dièse | 6. Absoute

Partager la publication "6. Absoute"

  • Facebook
  • X

1 thought on “6. Absoute”

  1. Forkast dit :
    4 mai 2012 à 10 h 33 min

    B r a v o .

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Livres

Benoît Vincent - Féroce - Bakélite 2024

Benoît Vincent - La littérature inquiète - Publie.net 2020 Benoît Vincent - Un de ces jours - Publie.net 2011, 2020 Benoît Vincent - L'anonyme - Publie.net 2010, 2020

 Benoît Vincent - Farigoule Bastard - LNA 2015 Benoît Vincent - GEnova - LNA 2017

Benoît Vincent - Un de ces jours - Publie.net 2018  Benoît Vincent - Local héros - Publie.net 2018

Général Instin - Climax - LNA 2015  Général Instin - Spoon River - LNA 2016

Articles récents

  • RIP Hélène Sturm 16 février 2026
  • RIP Francis Hallé 1 janvier 2026
  • La nature est politique 10 août 2025
  • Vorace §77 1 août 2025
  • L’attrait des larmes 4 juin 2025
  • Instances et régimes de réalité
    (Notes cénologiques 6)
    19 avril 2025
  • Objet de culte 16 avril 2025
  • Fragment 6 avril 2025
  • Fuck news 3 avril 2025
  • Fragment 2 avril 2025
  • Fragment 1 avril 2025
  • Fragment 31 mars 2025
  • Vive la guerre ! 6 mars 2025
  • Films 2025 6 février 2025
  • RIP Marianne Faithfull 31 janvier 2025
  • Le — prologue 18 janvier 2025
  • RIP David Lynch 15 janvier 2025
  • Dans cette maison, sur ce matin 25 décembre 2024
  • Stufo dell’America 23 novembre 2024
  • Vorace §83 21 novembre 2024
  • Vorace §82 21 novembre 2024
  • Organon général 29 octobre 2024
  • Archivive — conclusion 25 octobre 2024
  • Archivive — sous nos yeux 24 octobre 2024
  • Archivive — fleurs 21 octobre 2024
  • Archivive — le souterrain numéro 7 19 octobre 2024
  • Archivive — on n’en sort jamais 17 octobre 2024
  • L’odeur d’un cri 13 octobre 2024
  • Archivive x Conversation générale — note croisée du soin et de la vie 9 octobre 2024
  • Archivive — chassez le naturel 26 septembre 2024
  • Archivive — L’IMMOBILITE 26 septembre 2024
  • Archivive — détour paysage 24 septembre 2024
  • Archivive — patrimoines ? 24 septembre 2024
  • Cartographie des habités — note d’intention 22 septembre 2024
  • Archivive — archimorte 20 septembre 2024
  • Archivive — deux ou trois mots sur la critique 20 septembre 2024
  • Archivive — catalogue du catalogue 20 septembre 2024
  • Vorace §14 25 août 2024
  • Vorace §43 16 août 2024
  • Vorace §95 8 août 2024
© 2026 | Sur une base de thèmes préconcus