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Privé de, démuni

Posted on 9 septembre 200728 janvier 2013 by Benoît Vincent

L’avantage du livre et de la chose écrite sur la vie, ce n’est pas seulement la fixation de la mémoire comme dans l’ambre – qui a naturellement créé l’écriture : les tables des comptes du bétail ou des grains sumériens – c’est aussi la recollation en un espace réduit de nombreuses choses disséminées partout. L’opération de réduction propre au livre, et au liber antique qui est une évolution notable face au volumen à dérouler, l’invention de la page, ont aussi flatté les instincts démiurgiques de l’être humain.

Tout comme la carte, le livre est un abrégé du monde, littéralement un vade-mecum. Et certains livres, et certains livres spéciaux que sont les romans, présentent toujours cette volonté de totalité : les Essais, le Pantagruel, mais tous les livres de la totalité aussi (voir Christian Godin) : Ulysse, Horcynus orca, Zola et Balzac, et que sais- je encore, Borges ? Michaux ? Calvino ? tel Olivier Rolin ? tel Saramago ?

Tout un pan de notre littérature, de nos arts, cherchent à englober, à cercler, cerner, i.e. cloîtrer, détenir. Une partie de notre cerveau est encline à cela.

Un autre pan de notre littérature, de notre cerveau, de nos vies au contraire s’attache à ce qui ne peut s’attacher. La littérature rassure, quelque part, là où la vie est éphémère et s’échappe continuellement.

S’attacher à ce qui s’échappe, voilà la tâche. D’autres noms alors, que je ne citerai pas, mais dans la clef du Tao.

Laisser couler les choses, leur résister modérément. Envahir, laisser envahir ; fuir ; déraper ; respirer ; mourir.

On marque alors la différence entre le siège de l’un (la droite, le cerveau droit ?), et le dépôt de munitions ; la résistance de l’autre (la gauche, le cerveau gauche ?) et se savoir privé de…, démuni.

Démuni, le mot est beau, et sonne : sans munitions : ramassé sur soi, revenu de tout, seul, et nu. Démuni je suis et resterai ; démuni, apprendre à vivre privé de… Comme une femme, flatter le féminin en soi, la gauche, le cerveau gauche ? le manque de… Contre le masculin en soi, la droite, le cerveau droit ? le truc en plus…

Non pas se laisser aller à l’eau (l’eau de la femme, la femme humide et liquide, aqueuse et fuyante) face à la terre (la terre de l’homme, son territoire, sa voix rauque et crayeuse, le pied qui dessine des frontières), mais apprendre à mêler les deux, dans un geste à la Pygmalion, dans le savoir être Galatée, jouer avec la boue, jouer dans la boue.

Jouer dans la boue, devenir soi- même l’objet de son œuvre.

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