GEnove. Villes épuisées

juillet 24th, 2017 § 0 comments § permalink

Benoît Vincent ¶ GEnove
 

Le texte

numérique : ISBN 978-2-9541654-0-0 – 9×9 textes + 9 péritextes – 0 €
papier : 979-10-95244-07-3 – 306 pages – 20€
couverture : Cheeri
✓ Texte publié en 2012 (version internet) et le 12 mai 2017 (papier)
♨ écriture et publication en ligne, 2008-2015 – reprise jusqu’à début 2017

Attention Le site internet qui a vu naître le texte est toujours en ligne [www.ge-nove.net] mais, dans le cours d’une radicale mise à jour suite à la publication papier, tous les liens sont désactivés.

 

Quatrième

Par le biais de neuf chapitres de neuf textes, l’auteur évoque la complexité de la ville de Gênes en Italie et la relation qu’il entretient avec elle. Essai autogéographique, ce texte fascinant décortique l’organisme urbain, son vernaculaire et ses épiphanies (cuisine, chansons, paysages, transports, économie, culture, histoire…)

 

Echos

Presse, radio, blogues…

Jacque Josse, sur le site de larevue remue.net (20 juillet 2017) : « Cet ensemble – que l’on peut arpenter en empruntant plusieurs itinéraires – n’a évidemment rien du guide touristique. C’est d’abord un ouvrage foisonnant, conçu par un curieux qui ne cesse de noter ses étonnements, de questionner ce qu’il découvre d’une ville trop riche pour qu’on puisse n’en faire qu’une lecture linéaire. C’est à une marelle étonnante, à une imparable parade oulipienne, à une savante déconstruction (pivotant autour du chiffre 9) que s’adonne Benoît Vincent, en inventant Gênes au pluriel, et en invitant le lecteur à en faire de même. »

Alain Nicolas, dans L’Humanité (19 juillet 2017) : « C’est aussi le rendez-vous des mots et du réel, auquel Benoît Vincent ne se dérobe pas en donnant une furieuse envie de ne jamais refermer ce livre et de partir, toutes affaires cessantes, pour Gênes. »

Hugues Robert, sur le blog de la librairie Charybde (9 juillet 2017) : « Tout ce qui peut s’avérer nécessaire à la reconstruction patiente, fiévreuse et poétique, de l’identité de cette ville coincée entre ciel et eau, qui fut la Superbe et qui demeure une extraordinaire bizarrerie, sera soigneusement mobilisé et projeté contre les 80 autres éléments, nous offrant des séries entières de chocs libérateurs. Et c’est ainsi que Benoît Vincent nous offre bien davantage qu’une ville, fût-elle unique : une démarche littéraire fondamentale, construite et étagée, pour appréhender une essence par nature volatile et fragile, sous les amoncellements de l’Histoire et du réel – comme nous l’annonçait sans ambages le beau sous-titre de « Villes épuisées ». »

Emmanuelle Caminade, sur le blog L’Or des Livres (21 juin 2017) : « Cette étrange façon de raconter la ville évoque bien sûr Marco Polo, ce voyageur étranger décrivant les propres villes de son empire au grand Khan dans Les villes invisibles, et surtout le grand oeuvre de ce marchand et explorateur vénitien dont s’est inspiré Italo Calvino : deux textes qui, entre autres, irriguent fortement GEnove »

« Se prêtant à de nombreuses relectures car permettant une redistribution des cartes pour changer la donne à l’infini, offrant ainsi au lecteur mille et un chemins pour affiner sa perception de cette ville symbolique à la fois visible, invisible et imprévisible, GEnove est un livre foisonnant et vertigineux totalement atypique. Une expérience de lecture(s) exigeante et exaltante que je conseille vivement. »

Sean J. Rose, dans la Livres-Hebdo #1127 (28 avril 2017) : « Car GEnove c’est aussi le récit de cette relation-là, s’enchevêtrant dans une cartographie singulière qui n’a d’autre boussole que le sens poétique. »

François Bon (aussi plus bas !), dans son Service de Presse #33 (25 avril 2017) sur la plateforme vidéo bien connue. C’est à 25’45 » :

 

Du temps du site internet

Les premières lectures, bien que tardives, ont été consacrées à la version numérique du texte, c’est-à-dire au site liminaire.

• Ainsi Noëlle Rollet ouvre admirablement le bal sur le site Glossolalie (juin 2014) :
« On s’attendait à de l’aléatoire qui le soit un peu moins, et il y a bien quelques pan­neaux, neu­vains points de repères, qui indiquent bien une direc­tion, mais l’on n’est plus si atta­ché à connaître la des­ti­na­tion, fina­le­ment, on n’a pas hâte d’arriver à connaître la fin. On déam­bule, et on prend l’habitude, ici aussi, de voir se côtoyer la recette des tro­fie al pesto et un poème sur­réa­liste. C’est ainsi que GEnove peu à peu s’organise, devient orga­nique, dans ce désordre de la lec­ture de texte rigou­reu­se­ment ordon­née. L’ennui bien sûr, c’est qu’on pei­nera par­fois à retrou­ver ensuite tel texte qui ne payait pas de mine, l’obscure ruelle qu’il nous prend sou­dain l’envie de revi­si­ter, et qu’on se retrou­vera à lâcher quand même le fil d’Ariane pour se perdre fran­che­ment, cette fois-ci, le cœur léger, heu­reux de s’égarer au fil du texte. […] Or, beau­coup plus que la com­plexité du dis­po­si­tif mis en place, c’est au fond cela que j’appelle l’écriture expé­ri­men­tale, celle qui per­met une expé­rience de lec­ture, au sens plein du terme, c’est-à-dire qui me fait vivre une lec­ture dont j’ignorais qu’elle était pos­sible (et peut-être par­fois ne l’était-elle pas avant tel auteur). GEnove y réus­sit, en tirant parti de la spa­tia­li­sa­tion effec­tive du web pour « col­ler » à celle de la ville, non pas en creuse mime­sis, mais en décalque fonc­tion­nel, afin que puissent s’y ins­crire autant de tra­jets que de lec­teurs – un vir­tuel redou­ta­ble­ment plus proche de l’expérience réelle que le livre?

 

• « magnifique expérience narrative et expérimentale » (François Bon, Grues jaunes de Gênes, in Tiers Livre, 22 juillet 2014 : http://www.tierslivre.net/krnk/spip.php?article1741

 

On dirait du (on l’a dit)…

• Italo Calvino
• Julio Cortázar
• Jean-Yves Jouannais
• Sébastien Ménard
• OULIPO
• Georges Pérec
• Marco Polo
• Emmanuel Ruben
• Antonio Tabucchi

 

20 ans d’Ail ! 09 : carnets 28 & 29 (2009-2010)

décembre 27th, 2014 § 0 comments § permalink

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Table
01 : carnets 1-5 (1994-1998)
02 : carnet 6 (1999)
03 : carnets 7-9 (1999)
04 : carnets 10-15 (1999-2001)
05 : carnets 16-18 (2001-2003)
06 : carnets 19-21 (2003-2006)
07 : carnets 22-24 (2006-2008)
08 : carnets 25-27 (2008-2009)
09 : carnets 28-29 (2009-2010)
10 : carnets 31-37 (2010-2014)

 

Zhong shu #28 [#3156-3233, 23 novembre 2009-15 mars 2010] • Quaderno di Genova

Carnet

Carnet Clairefontaine, type VI (96 pages, 14,8 x 21 cm couleur, nouveau motif, orange, petits carreaux)

 

Contexte

On commence en fanfare avec un nouveau plan de ce qui deviendra GEnove, et de nombreuses pages en sont encore des ébauches, des esquisses, des jets, voire des textes déjà aboutis. C’est l’essentiel du cahier.
À Gênes, j’écris de nouveau à Pascal Quignard, mais cette fois-ci je n’aurais pas de réponse. Je rencontre Giuseppe Zuccarino, qui deviendra un ami, revois Elisa et interviens à l’université avec les doctorants sur littérature et internet ; mais sinon c’est la ville qui occupe.
Dès le retour, dans le train, un nouveau texte d’écosophie (?) (#3224), un texte impitoyable avec, par exemple, « la famille, machine à broyer l’individu » (#3225), et d’autres idées pour Climax (#3228).

 

Zhong shu #29 [#3234-3337, 16 janvier 2010-04 août 2010] • Sans titre

Carnet

Carnet Clairefontaine, type VI (96 pages, 14,8 x 21 cm couleur, nouveau motif, rouge et bleu, petits carreaux)

 

Contexte

On reste dans le même travail, car de toute façon GEnove occupe une grande partie de ce nouveau carnet. On trouve par exemple le premier plan qui expose les thèmes (Aimer, Mourir, etc.) (#3237) et puis cette question à la fin du carnet (#3337) : « et si neuf chapitres ? » (scanner schémas).
L’autre gros chantier est l’enregistrement, puis la mise en forme des chansons avec Amandine et Gilles. Le « duo »-« trio » s’appelle alors Douce-Amère. D’abord ce n’est qu’un plan (comme toujours) avec d’éventuels copains invité (finalement on fera tout à trois). On note les effets ou consignes de chaque chanson (#3236). On y revient jusqu’au bout (3330, 3333, 3334, 3336, le groupe s’appelle maintenant Lichen ou Lychen ?)
On pense revoir aussi le site internet, notamment la page d’accueil, horizontale.
Et il y a beaucoup de textes sur Climax aussi, toujours.
Un texte sur l’ours (#3235).
En mai un voyage en Corse pour des concerts avec le groupe de rock et funk avec lequel je joue (batterie et un peu de chant) ; avec Olivier et l’ami Seb. En juin je retourne à Gênes, à l’invitation de Luisella Carretta pour participer à une fête du solstice, où je lirai pour la première fois un texte de GEnove (on voit que l’histoire traîne depuis un moment !) C’était, je crois, le texte Endémique, qui reste l’un de ses moments forts (de lecture publique, du moins).
La rencontre avec M. ébranle la vie française et produit des textes, des questions, des conflits…
À part cela, une note sur Ivar Ch’vavar, un texte sur Anima motrix de Bertina, et un texte sur Le clavier cannibale de Claro.
À la faveur d’une belle et vigoureuse sciatique (la première), je reste assis tout le mois de juillet dans la cuisine, chez A., alors que ma fille est là. Je ne peux plus bouger, alors je commence l’utilisation abusive de Facebook, et ainsi je rencontre Claro, puis tous les autres : Hélène Sturm, Daniel Labedan, Caroline Gérard, Jean-Paul et Françoise Trésvaux, Benoit Jeantet, Agathe Elieva, Emma Brownsugar, Anthony Poiraudeau, Sarah Cilaire, Julien d’Abrigeon, etc.
Le moment est tendu — la sciatique est un signe ? Je vois, dans le carnet, que je suis à la recherche d’un appartement ; je dois quitter Dieulefit. Je vais voir à Grignan, Taulignan, autour si possible, pour plus de sec, de Méditerranée, passer du côté du chêne vert. Bref un été difficile. Le 21 juillet, je lis (#3329) : « tu es attiré, agrippé par ce désir très con, très complexe. Voilà. Tu poses une nouvelle feuille blanche sur la machine […] Parce que c’est l’été, sûrement, tu veux céder au risque de la profusion […] tu crois devoir écrire […] problème : tu n’as rien à dire. »

 

Extraits

• les chansons sont ici : https://bisrepetita.bandcamp.com
Machination : Claro (sur Le clavier cannibale, de Claro)
Les voix de leur maître (sur Anima motrix, d’Arno Bertina)