On ne peut s’attendre à ce que le cœur nous porte à ce que la jambe nous porte sur ces eaux de lune comme par magie, liens déliés, le cœur donc sourit et le pied prudent au milieu du minéral. Quatre lac, un chapelet de trois et un royal posés comme sur la terrasse…
Catégorie : Dans la dition
Cols et cols
Et soudain l’océan vert, ou la mer pétrifiée, ou rien, du poil, de la plume. Alpages sud, et traverse, imposée, sans vouloir. De vasque à ubac, et sortie, par l’eau : comment accepter qu’aux faites ait résolu la gravité ? aussi la marmotte creuse-t-elle nid en nuages. Là, le petit ru expose ses joyaux…
Puy loup*
Les funérailles approchent, et un vent fort s’est levé. Mains pleines de limons et d’argiles, de l’autre côté du fleuve, ressassent. Revenir, une dernière fois, vers des voyages enfants, un café de tramontane. (Écartée sororie, première ligne advenue.) De grosses figures minérales, raides puériles échappent à la mer, en vain. Au sol…
En èves
C’est derrière les jardins de l’esprit à la française dans une vallée modeste une aulnaie inondée de laîches allongées des bois giboyeux abandonnés un esprit serré en friche des sentiers en ronces un romancier centenaire veille des propriétés vides, des véhicules hagards, des cris, des jeux, des alcools beaucoup d’arbres dans ce bruit viennent…
Trois poèmes sans un château
Blaconnes Eh bien les rayons viendront épouser la pelouse, soit. Cela n’empêche : grossiers blocs de pierre blanche, épars, polis par tout ce qui entoure, ennuie, inconforte, n’empêche, je vois deux iris, et trois narcisses. Tout ce bien-visible qui empêche de raturer d’oublier, d’engloutir. Deux iris et trois narcisses, et des tapis de petites…
Comtat
Je résiste à peine, si l’Isle est évacuée Pernes est un coin de pierre fiché cœur et je me rends, balbutiant, au Thor. Je ne serai jamais que second, c’est-à-dire toujours dernier. Et je mélange toutes les Sorgues. De toute façon toute ma race est passée là, et je n’ai plus que les…
Pavouyère
Sous les frondaisons océanes, et sous les brûlures qui l’accompagnent, son visage de bruyère, ses manches de sable et d’eau : tu y comptes laiches ponctuées, Boulègue, tu t’avilis à l’orée des vulpins, des canches, et plus encore, au bord d’une mare condamnée. De la route te parviennent les effluves des canyons ocres,…
Manse vieille
Quand tu passes le ruisseau, sous le chapeau, tout soudain, la neige. La lombarde, basse et acérée, déchire les flocons que le froid hérisse. Je ne tiens pas au vent, et je glisse. Dans la nuit, toutes les herbes ont disparu ; je dois patienter le travail du soleil épais. À midi je reviens,…
Sur les Mées
Dessus les bures de pierre des pénitents le vent souffle, aveugle, et chasse les patronymes. Le soleil vient de haut, et ils ont cherché à le piéger. Plages de reflets à perte de vue, aveuglent tout autant, même la lavande. Une ferme seigneure, ici, avec trois ânes, fièrement indifférents. Brodequins comme montures, tous enveloppés…
Paris
Paris, seule la lumière n’est pas crasseuse, la lumière bleue et fragile, toute cassante du printemps la lumière gonflée de l’automne, ah ! Mélancolie subversive, comme je m’attache, la reliure jaunie d’un nrf le zinc de zinc d’un zinc Paris sale, petite ville provinciale avec tes vieux sales, tes pauvres types sales qui parlent seuls tes…
