Skip to content

Menu
  • La maison
    • Benoît Vincent…
    • 20 ans d’Ail !
    • Index
    • Finie la serendipité, vive la folksonomie
    • Thèque
    • Liens
    • Sur le logo
  • Publications
    • Paramar | avec Emanuela Schiano di Pepe
    • Synovie (Rhizes – Pholques) | Avec Laurence Morizet
    • Féroce
    • La littérature inquiète
    • L’entreterre
    • Un de ces jours
    • GEnove. Villes épuisées
    • Local héros
    • Farigoule Bastard
    • Pas rien
  • Textes
    • Fragments
    • Continue poésie
    • Critique chronique
    • Notes cénologiques
    • Pistes et sillages
    • Polémiques
    • Secrétaire
    • Vademecum
  • La littérature
    inquiète
  • Chantiers
    • Travaux en cours
      • De par la ville de par le monde
      • Résidences
      • L’affaire Panitza
      • Bobines
      • Vorace
    • Général Instin
    • Travaux non édités
    • Musique
  • Rencontres
    • Agenda
    • Résidences de création
      • Conversation Générale
        avec Emanuela Schiano di Pepe | CHBD 2024
      • Archivive | IMEC 2024
    • Ateliers
    • Contact
  • ĐeĦors >>>
Menu

Bobines

Posted on 18 novembre 201315 juillet 2026 by Benoît Vincent

bobines_01

Non pas en marge, mais en vis-à-vis d’une série de textes que j’avais publié dans la revue Remue.net, à l’invitation de Guénaël Boutouillet (que je remercie), je souhaiterais ici, dans ce lieu qui, a priori, serait plus intime — au regard tout du moins de sa rédaction — et concomitamment, affronter un autre pan de mémoire.

C’était entre 2013 et 2016 (Note de 2026 : cet article a été publié en 2013 pour la première fois ! Nous sommes dix ans après !). Je disais, en introduction de la rubrique qui m’a été confiée, que je souhaitais, dans la mesure de mes capacités, « livrer […] une série de textes sur la relation que j’ai entretenue, pour des raisons professionnelles, avec le concept abstrait de territoire […] Le territoire est un espace organique et organisé, renvoyant tantôt à l’écologie au naturalisme (le territoire du prédateur) tantôt au fait politique (le territoire administratif) ; il est ainsi un lieu privilégié pour l’expression de symboles, de désirs et de fantasmes. »

Pour des motifs qui m’agitent en profondeur, sans trop savoir pourquoi (sans trop avoir fouillé la question, et sans trop vouloir le faire) la cause objective de ce processus, je raccroche cette approche du territoire (lors de cette pratique professionnelle et indifféremment dans le souvenir que j’en ai et les rebonds d’écriture que j’en tire) à une donnée personnelle, familiale, filiale. (2026 : j’ai mieux fouillé le pourquoi du comment.)

Mémoire et territoire sont liés, et si j’aborde l’espace dans la série de remue.net, c’est ici non pas le temps, auquel je ne crois guère, mais à la construction d’une parole ou d’une vision — je ne saurais déjà nommer ce phénomène — singulière. Ce n’est pas le temps, c’est un amoncellement de figures et de voix, d’espoirs comme de déceptions, un apprentissage, et peut-être ce n’est rien d’autre que ça, (2026 : rien d’autre que) d’écrire ça : un apprentissage c’est nouer des espaces entre eux, ou, dit autrement, ce qui anime cdes espaces neutres ou inertes, c’est l’humain qui les porte (2026 : les nourrit), les transporte, les transforme (2026 : les chauffe1).

Je ne crois pas qu’il y a d’autre phénomène humain que le mythe, le récit de guerre (2026 : ou d’amour2 3), la littérature, n’aient mis en scène — agis par lui.

Je ne sais pas, au seuil de ce nouveau parcours, si ces thèmes seront vraiment présents dans des textes qui ne sont pas encore écrits. Je vais tenter de faire venir, ou faire sourdre, des voix et des figures qui ont donc constellé mon enfance.

Des figures discrètes, des voix humbles, une langue médiocre mais géniale, celles des ouvriers qui faisaient tourner l’usine textile en face de la maison, disparue(s) aujourd’hui, dans la destruction de laquelle (desquelles) j’ai, moi aussi, abandonné une partie de ma vie.

(2026 : Je terminai Bornes sur Juste un village, c’est vers lui qu’aujourd’hui — par lequel je débute — je reviens.)


❦

Je tiens également à faire une précision : je ne souhaite pas, dans Bobines comme dans Bornes, m’exprimer à dire d’expert ; je ne pense pas me documenter outre mesure, et ne travaillerais pas comme un journaliste ou un documentariste. La donnée essentielle, le flux essentiel est souverain, et souverainement littéraire — c’est-à-dire sans limite aucune.


  1. 2026, toujours : ces trois termes, nourrit, transporte, chauffe, sont les « fonctions » des Rennes dans plusieurs ethnies séparées de la grande Sibérie ; or loin de toute appropriation culturelle — quand on travaille sur le mythe et le symbole, on est à la racine de l’humain, comme en philosophie à la racine de l’être, sans jugement de valeur, sans axiologie — ces « fonctions » rejoignent assez les qualité que je détaille ailleurs, dans une recherche plus épistémologique, au vivant et aux communautés du vivant. ↩
  2. Je viens de terminer L’usage des ruines de Jean-Yves Jouannais, et je n’aurais pas cru si ténue la distance qui séparent (dans le désir en tout cas !), pour ne citer que quelques noms présents dès l’introduction, Jouannais, Vila-Matas, Tabucchi ou Borges. ↩
  3. Ajout de 2024 Comme je reprends ce texte, notamment à l’Imec, j’y rencontre à nouveau Jouannais, qui y présente sa bibliothèque obsidienne ! ↩

Partager la publication "Bobines"

  • Facebook
  • X

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Livres

Benoît Vincent - Féroce - Bakélite 2024

Benoît Vincent - La littérature inquiète - Publie.net 2020 Benoît Vincent - Un de ces jours - Publie.net 2011, 2020 Benoît Vincent - L'anonyme - Publie.net 2010, 2020

 Benoît Vincent - Farigoule Bastard - LNA 2015 Benoît Vincent - GEnova - LNA 2017

Benoît Vincent - Un de ces jours - Publie.net 2018  Benoît Vincent - Local héros - Publie.net 2018

Général Instin - Climax - LNA 2015  Général Instin - Spoon River - LNA 2016

Articles récents

  • Index — Bobines 15 juillet 2026
  • On ne peut effacer l’eau 14 avril 2026
  • RIP Hélène Sturm 16 février 2026
  • RIP Francis Hallé 1 janvier 2026
  • La nature est politique 10 août 2025
  • Vorace §77 1 août 2025
  • L’attrait des larmes 4 juin 2025
  • Instances et régimes de réalité
    (Notes cénologiques 6)
    19 avril 2025
  • Objet de culte 16 avril 2025
  • Fragment 6 avril 2025
  • Fuck news 3 avril 2025
  • Fragment 2 avril 2025
  • Fragment 1 avril 2025
  • Fragment 31 mars 2025
  • Vive la guerre ! 6 mars 2025
  • Films 2025 6 février 2025
  • RIP Marianne Faithfull 31 janvier 2025
  • Le — prologue 18 janvier 2025
  • RIP David Lynch 15 janvier 2025
  • Dans cette maison, sur ce matin 25 décembre 2024
  • Stufo dell’America 23 novembre 2024
  • Vorace §83 21 novembre 2024
  • Vorace §82 21 novembre 2024
  • Organon général 29 octobre 2024
  • Archivive — conclusion 25 octobre 2024
  • Archivive — sous nos yeux 24 octobre 2024
  • Archivive — fleurs 21 octobre 2024
  • Archivive — le souterrain numéro 7 19 octobre 2024
  • Archivive — on n’en sort jamais 17 octobre 2024
  • L’odeur d’un cri 13 octobre 2024
  • Archivive x Conversation générale — note croisée du soin et de la vie 9 octobre 2024
  • Archivive — chassez le naturel 26 septembre 2024
  • Archivive — L’IMMOBILITE 26 septembre 2024
  • Archivive — détour paysage 24 septembre 2024
  • Archivive — patrimoines ? 24 septembre 2024
  • Cartographie des habités — note d’intention 22 septembre 2024
  • Archivive — archimorte 20 septembre 2024
  • Archivive — deux ou trois mots sur la critique 20 septembre 2024
  • Archivive — catalogue du catalogue 20 septembre 2024
  • Vorace §14 25 août 2024
© 2026 | Sur une base de thèmes préconcus