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Kaléidoscope

Posted on 19 avril 202419 avril 2024 by Benoît Vincent

Un texte de Pistes et sillages, une série de textes poétiques nés de l’écoute des préférés de la discothèque. Base d’improvisation, ou simplement paysage et divagation. Une anthologie.

 

 

Sommaire

  • 1 Heureuse maison
  • 2 Tenant
  • 3 Trophée
  • 4 Hybride
  • 5 Cadran
  • 6 Chameau lunaire
  • 7 Christine
  • 8 Baisers du désert
  • 9 Lumière rouge
  • 10 Endroit paradisiaque
  • 11 Peau

Heureuse maison

Pourquoi ne pas se le dire : pourquoi ne pas en profiter.
Pour ne pas se l’avouer ?

C’est le pied. Le bonheur. La joie. La sérénité.

On vient là, on s’éclate, on est bien.

Pourquoi ne pas se le dire, se l’avouer ?

On vient, on entre, dans ce rêve, ce mirage. La maison heureuse.

On vient à un, à plusieurs, on vient on va, on entre, on sort, on ressort, on rerentre.

On n’a pas de souci, pas d’ombrage, pas de douleur aux mollets ou aux épaules, pas de grinçage, pas de fuites, pas d’effritement du corps comme de l’esprit.

Oh la maison est heureuse, ah oui.
Heureuse, ah oui.

Oh-oh oui.
Oh-oh oui.
Oh-oh oui.
Oh-oh oui.
Oui oh oui.
Oui oh oui.
Oui oh oui.
Oui oh oui.
Ah!

(Siffle.)

 

Tenant

Un serpent passe derrière la dune,
disparaît dans le gouffre de la réalité,
la perspective est une succession
de puits, personne ne sait
ce qui derrière.

Le rapport est présenté,
les murs ont des oreilles, tu te souviens,
dehors grondent les horizons de
la guerre, étouffés par le sable, ici.

Oh oui.
Oh oui.

La peinture se craquelle
de tes paroles de
ton visage.

Doucement.

Sables.

Grains de sable.

Milliers de grains et de grains de sable.

Que disent les gens de l’est, que disent les gens de l’ouest ?

Tenant, votre mission secrète.

Oh oui.

S’arrête ici.

 

Trophée

En avant. Han. Han.
En avant. Han.

Le château s’est éboulé dans la nuit. Une seule meurtrière,
Memento,
Brille au firmament de la tour esseulée.

Accrochez aux murs,
ses oreilles, ses paupières,

En avant. Han.

On reprend, ce bonhomme,
minuscule en la salle, devant
aucune représentation.

Les murs sourient.

Au mur, en avant.
Leurs paupières, leurs oreilles,

En avant, han !

Tralala lala lala.

Est-ce que vous avez un partenaire
dans ce labyrinthe insensé ?
Ne vous fiez pas aux murs.

Oui.

Crochez, accrochez vous à la pluie.
Vauchez, chevauchez votre effroi
Béliez, béliez tous ces murs.

 

Hybride

Dans le silence ronron du marché, la trombe
du convoi détonne.

Ici, vous ne m’avez pas oublié
vous m’avez ?
vous ne m’avez pas reconnu,
vous m’avez ?

Je ne vous en veux plus,
je vous ?
Je suis venu vous demander pardon
Je vous?

Il n’y a pas de solution,
s’il n’y a pas de règlement,
et vous n’avez pas d’étiquette,
on dirait des fourmis dont le pied
a rasé le ridicule monticule.

Ici, je ne sais plus vous dire ?
ne je vous ?
je n’ai pas d’annonce officielle à vous faire
ne je vous ?

Vous vous reprenez vos activités
vous vous
Vous vous remettez au boulot
vous vous

Dans le monde de limbes qui vous entoure
et que vous bavez à force
à force d’animal

Nous nous perdons la nuit
nous nous
nous avons perdu la lumière
nous nous
nous avons quitté la maison
nous nous
nous restons dans les limbes
nous nous

Ah-oh.

 

Cadran

Oh oh oh oh oh oh oh oh
ou-ha ou-ha ooh

ou-ha ou-ha ooh

aaah
ooh

aaah
ooh

tu vois c’est ça le temps
tu vois le temps te voit — ooh

 

Chameau lunaire

Des prairies de midi, égarées des
bas-fonds

Des boues des solfatares
oubliées sur une pellicule

Des silences hébétés sur fond
de vodka
faisandée

J’approche

Et voilà que ça tombe
comme du sable sur
des eaux vives.

Autant dire que
autant dire que
autant dire que

Autant dire que
j’approche

 

Christine

Pas facile de tenir, mais
pourquoi faire ?

Femme fraise
ouverte
explosée.

Chaque difficulté, une
nouvelle ève.

Femme fraise
ouverte
explosée.

Kaléidoscope.

 

Baisers du désert

Imagine cette étendue, étendue, et moi,
étendue.

Imagine toutes ces vaguelettes
de sable.

Et n’imagine pas venir lécher
par la bande,
les dunes de l’océan.

Ce n’est pas ça
et ce n’est pas moi.

Mais viens,
viens parcourir ces milles et ces milles
viens fendre fendre

Tu verras
plus de douleur
n’imagine pas
descends
allonge

descends
le monde est fin
et sans âpreté

Viens.

 

Lumière rouge

Grimaces des formes derrière
la grille face au feu

Qui inonde les formes
les piège et dénude

La grille face au feu
Face au feu
Coulant
Coulant

Piège dénude
Le portrait
se prostitue.

 

Endroit paradisiaque

Si tu regardes ces collines, mec
est-ce que tu vois mes yeux ?
Est-ce que tu vois que tu ne comprends pas ?

Tout ce que je bouffe de rose
est de la viande hachée

Est-ce que tu crois que tu ne comprends pas ?
Qu’est-ce que tu vois
La radio derrière
Qu’est-ce que tu vois
La radio
Qu’est-ce que tu vois ?
La radio

Derrière.

 

Peau

Sans poils et profilé
ou marquée de coups
de traits ou de soleil

Ce n’est pas suffisant.

Donne-moi ta peau.
Je m’habille du sang
de l’odeur
de la mort.

Donne-moi ta peau,
Que je sois sale,

Donne-moi ta peau,
Coupable,

Donne-moi ta peau,
pour danser.

 

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