ça, ça, là… je veux… il faut… je ne sais pas comment dire cela, et je n’ai pas particulièrement envie de le dire ; mais le rendre, comme un hommage que l’on tient, mais en l’intime et le secret, une nuit aux draps de lune, une nuit aux doigts de l’autre… des empreintes vénales, des…
Catégorie : Continue poésie
L’œil et la route tournent ensemble
Je conduis beaucoup, et beaucoup trop à mon goût. Autrefois, plus jeunes, j’étais tellement heureux de prendre le volant, cela nous dérivait des lieux propres, nous promettait tant d’aventure ! Partis à 18 ans avec S. en Bretagne, 2000 km d’asphalte, vers des déserts de Creuse, des Vins blancs de l’Ile de Ré et la…
Sommeil 2
Aligner des mots sur une page, pour lutter contre une certaine forme de résistance au sommeil, pour abreuver à la nuit, les notes sensibles, les réserves, mais aussi Laisser être choses et personnes et mots et mémoire, les laisser aller, les laisser aller à s’oublier, à oublier, écrire pour poser les choses, les rendre sensibles,…
Sommeil
Faire confiance au sommeil, tout ce temps passé ailleurs, tout ce temps sur lequel on mise pour effacer des jours, comme un oubli. Se laisser aller plusieurs heures, sans y être, à réparer son jour passé, à enfouir les douleurs, à préparer le jour nouveau. Oublier dans le sommeil les maux éveillés.
Terrain vague
J’essaie d’imaginer le tas de chiffons que tu dois être, j’essaie de mesurer ta douleur, mais en vain. Je ne saurai jamais, car tu échappes à l’œil. J’essaie d’envisager le désordre de toi, mais je n’ai plus la force de tenir debout. Les lames des mémoires me sont présentées nues, nues devant les yeux exorbités….
Les yeux seuls trahissent
Ce texte a été publié, légèrement remanié, dans Po&sie. « …l’ouverture mortelle de l’œil… » (Derrida) les yeux seuls trahissent, tes plus profondes émotions, ton vice caché… les yeux seuls ne vieillissent pas, ne se rident pas, quoique parfois ils se ferment. ils ne vieillissent pas car ils sont constamment sous-marins. les yeux de mer. les yeux…
Nager
nager, sur le sel, seul, au-dessus de milliers de litres d’eau, porté par le sel, seul, éloigné de tous, vers des îlots suspendus. nager vers les pierres, qui sont tombées une fois pour toutes, arrachées aux montagnes, et qui vous arrachent lorsque vous les croisez. ces pierres qui luttent contre l’eau, comme tu luttes dans…
Pénombre
Même dès que le soleil perce un peu, se contenter de la freiner, cette lumière, tourner le volet, travailler dans la pénombre ; quand tu travailles le jour, écrire la journée, il faut un peu exiler les formes et les ombres, donner à laver la nuit un peu, là, et que brille l’écran, seul. Nos…
Trains 1
On croise n’importe qui dans les trains. De la jeunes étudiante à l’homme à la face ravagée, qui n’a pas pris de billet, et on sait pertinemment que ça va faire des histoires, mais on n’attend que ça, nous, des histoires, quelques choses pour Ambo(i)lati ou même pour un récit quelconque, un jour, qui sait,…
Au gré du pavé
Au gré du pavé, l’eau s’éteint ; avec la nuit de vent qui pose les nœuds futurs de l’hiver. Au gré du pavé, tout se tient. Les pas les yeux les silences les bouches qui ne parviennent pas à dire les départ bientôt les retours peut-être les araignées les sables les rancœurs et les doutes…
