± Ne te laisse pas déborder par des impressions trop personnelles. Perméable. Regarde le moustique, le livre, la ville. ± Ça ne passe pas par programme, protocole ou gymnase, se connaître, tu sais. Tu apprends parfois même en te noyant dans les autres, ou les bars la nuit, ou en dormant comme un porc. ±…
Catégorie : Fragments
(sant titre)
Ne vois pas tellement de différence entre le couple formé qui se casane et perpétue, quitte à trouver pour l’un ou l’autre, de temps à autre, amant ou maîtresse, pour tenir, passage, et le corps solitaire qui demeure non ancré, passe inquiet dans les rues comme un martinet, parcours chaotique en la vie (qu’il soit…
Boutir, aboutir
Lorsque je vois du boutis, c’est idiot, je pense à des femmes nues. Lorsque je pense à des femmes nues, je pense au corps, à sa finitude, à l’extrémité d’une région, aux confins, à l’éphémère. Boutir, aboutir : une même racine, celle de bouter (fin XIe s) (pousser, frapper), mais qui se sépare en deux,…
Miroir
Miroir ? Mémoire. Ce que nous avons touché quand nous avons levé les yeux, ou que nous avons réussi plutôt à les arracher à de petits signes noirs comme des pattes de mouches, nous ne le savons déjà plus. L’un parle de Beckett, du choc causé, l’autre de Celan, le troisième de Blanchot. Bien, peu…
Chanter la poésie
Parler de poésie, tout lui donner, et se tenir, petite liseuse Sony en main, humble à la fois et si sûre de son travail, des heures immenses passées à saisir des textes, à faire connaître des auteurs, et à chanter la poésie – ce dernier trait paradoxal, si essentiel à ceux comme moi peut-être en…
Un homme en lutte
Un homme en lutte, en lutte contre lui-même ; cela se mesure à son sommeil, qui une revanche maximale de son corps. Une torture, surlignée par la nuit, dont la lumière noire et l’abrutissement me rendait la scène épique, fellinienne, douloureuse…
Noté la nuit • Comment disparaît le personnage
Il suit son cours puis il s’étiole, n’étant lus que la moitié de lui-même. Sa moitié réelle, le propre décidément, doucement à jamais il s’enfonce dans les petits parallélépipèdes de papier, il disparaît. C’est en quoi sa période de demi-vie est si fabuleuse, il sait qu’il va rejoindre, en s’éloignant par mitan (ou de profil…
Zao Wou-Ki
Lieu de poésie non défini …………………..main achevée Au moyen de toutes … nuits ……………….LES…….POSSIBLES
Désapointement
Il n’y a pas de nom à ce qui se tait, parle en se taisant, forcené inaperçu. Longtemps jamais. Mélange insoluble.
Ceci est un rêve
Une balle posée sur la table roulait Essai satisfaisant à plusieurs reprises Nous étions dans l’expectative C’est un rêve Tous attendent Puis soudain il faut se rendre à l’évidence L’immeuble s’échoue Nous n’avons pas le mal de mer Et nous ne paniquons pas Tout le navire sombre Puis tout s’arrête C’est un rêve Puis tout…
