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Panique et débandade

Posted on 22 novembre 201625 novembre 2016 by Benoît Vincent

Depuis le Brexit et les élections américaines, les éditorialistes (les voix du maître) sont tous en panique. Est-il possible que quelque chose comme le peuple existât ? Et se fît entendre, au point de ne pas suivre la musique officielle ? Eh bien oui, le peuple existe encore. C’est agaçant.

La victoire de la vieille droite libérale au premier tour de la primaire à droite a confirmé que les sondages sont de la merde. A juste titre d’ailleurs, si l’on considère la maigre frange de ceux qui répondent au regard de ceux qui ne répondent pas, de ceux qui répondent n’importe quoi, de ceux qui répondent différemment de ce qu’ils pensent, et de tous ceux qui ne sont pas interrogés (tous les autres, qui se divisent entre ceux qui ne le sont effectivement pas et ceux qui ne risquent pas de l’être, pour des tas de raisons sociales, culturelles ou techniques).

Qu’on soit d’accord ou non avec le résultat, il faut bien reconnaître que ce sont des votes qui ont conduit à tous ces imprévus politiques. Des vrais votes de vrais gens. Bien sûr, je ne dis pas que j’aime le parti conservateur britannique ou le président étasunien élu, je me battrai plutôt volontiers contre eux, mais ce n’est vraiment pas la question. La question, le motif d’un plaisir à peine contenu, c’est que le marchandage en cours depuis soixante ans, ou quarante, ou vingt, n’a plus court. Oh il y aura des répliques, le cadavre bouge encore, comme disait Nietzsche, mais ce sont tout de même de fameux coups portés aux différents soutiens du néolibéralisme (un camp nombreux, toutefois, même sans le savoir).

(Il y avait eu un précédent, quand les Français ont dit non au Traité de Lisbonne en 2005, suivis par les Néerlandais, puis les Irlandais. Mais le parlement, la droite de S. avec l’appui des socialistes qui auraient pu éviter le désastre (s’ils l’avaient voulu bien sûr et ils ne le voulaient certainement pas, étant à l’origine du machin européen). On pourrait dire que, tout ce qui découle politiquement de cet évènement est techniquement antidémocratique et pratiquement hors-la-loi (en tant qu’inconstitutionnel).

Alors quand ceci se produit — et ceci, si ça ne se produit pas, cela risque toujours de se produire — toutes les cassandres déboulent.

On sot toujours les mêmes lunes : l’extrême-droite, le populisme, la guerre, le mal, le diable, etc. Je ne ferai pas l’affront au lecteur de douter qu’il ne sait pas que ces lunes sont des lunes, des scies, des histoires. Là encore, les faits sont brutaux : guerre en ex-Yougoslavie, destruction des appareils industriels ; scandale de l’accueil des migrants ; destruction des écosystèmes, etc. Quant au risque populiste, soit qu’on dédaigne le peuple (mais alors on casse la démocratie), soit qu’on craigne l’extrême-droite (mais alors on arrête de la nourrir par une politique dangereuse ou bien on mène une politique qui l’assèche), il y a peu à faire pour l’oublier.

En Italie, il y a un referendum qui vient affaiblir encore la Constitution (l’une des plus belles du monde) en diminuant la part politique, favorisant le néolibéralisme, etc. toujours la même histoire. Comme le “non” au referendum semble être un peu plus fort, les cassandres pro-“oui” (pro gouvernement, pro institutions néolibérales), dopés aux horreurs anglo-saxonnes, sont en plein délire mystique, c’en est dégueulasse. L’ambassadeur américain vient mettre son nez dans la campagne ; certains journaux de la haute-finance annoncent la sortie de l’euro si le non passe ; enfin, comme d’habitude, on agite la violence, la guerre, le chaos, etc.

Il ne faut pas seulement être cuirassé contre les coups, pour avancer dans ce monde, il faut être aussi insensible à la connerie et au grotesque : comme les raisons de voter “oui” sont spectaculairement inconsistantes (du moins peinent à masquer les réels nécessités de la réforme pour un libéral), il est plus payant d’effrayer avec les conséquences d’un “non” victorieux — c’est cela qui marche sur les gens, pense-t-on1.

Comme certains artistes français se ridiculisent pour sauver non pas la médiocrité, ce serait encore sympathique, mais une politique néolibérale indéfendable, des artistes italiens se mobilisent pour le “oui” : des clowns comme Benigni e Sorentino (ambassadeurs de la nation avec le président du conseil récemment en visite aux USA) qui n’ont d’autre raisons à donner que… eh bien on ne sait pas.

Le simple fait que les clowns se mêlent aux clowns, ou plutôt qu’on crie au loup comme avec le président américain, que la panique gagne les hautes tours, c’est un signe révélateur qui nous fait chaud au cœur.

  1. On avance donc les raisons pour lesquelles ne pas voter non, c’est très positif. ↩

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1 thought on “Panique et débandade”

  1. brigetoun dit :
    25 novembre 2016 à 0 h 16 min

    ok ok sur tout sauf… ne peux encore en arriver au chaud au coeur, juste au plaisir empoisonné et fugace de ricaner, et puis baisser les bras en se sentant absurdement coupable

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