{"id":9054,"date":"2014-01-12T11:20:11","date_gmt":"2014-01-12T09:20:11","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=9054"},"modified":"2021-05-13T14:37:11","modified_gmt":"2021-05-13T12:37:11","slug":"stefano-darrigo-horcynus-orca-le-caprice-des-feres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/stefano-darrigo-horcynus-orca-le-caprice-des-feres\/","title":{"rendered":"Stefano d&rsquo;Arrigo \u2022\u00a0Horcynus Orca \u2022 Le caprice des f\u00e8res"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2013-05-10-a\u0300-09.04.31.png\" rel=\"lightbox[9054]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2013-05-10-a\u0300-09.04.31.png\" alt=\"Capture d\u2019e\u0301cran 2013-05-10 a\u0300 09.04.31\" width=\"146\" height=\"221\" class=\"aligncenter size-full wp-image-8261\" \/><\/a><\/p>\n<blockquote><p>Dans le cadre d&rsquo;un projet d&rsquo;\u00e9criture de haute vol\u00e9e, <a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/feroce\/\">F\u00e9roce<\/a>, foment\u00e9 avec quelque \u00e9diteur o\u00f9 l&rsquo;herbe ne repousse pas, je me lance \u00e0 corps perdu dans la traduction libre de textes choisis de l&rsquo;h\u00e9naurme livre de Stefano d&rsquo;Arrigo, <em>Horcynus orca<\/em> (1975).<\/p><\/blockquote>\n<p><br ><\/p>\n<blockquote><p>Apr\u00e8s pr\u00e9sentation du \u00ab\u00a0personnage\u00a0\u00bb de l&rsquo;Orque (gravement bless\u00e9e au flanc), porteuse <a href=\"www.amboilati.org\/chantier\/stefano-darrigo-horcynus-orca-l-orque\/\">de mort en mer<\/a>, qui vient de s&rsquo;installer dans le d\u00e9troit, au d\u00e9but de la troisi\u00e8me partie \u2014\u00a0on est \u00e0 peu pr\u00e8s aux deux-tiers du livre, &lsquo;Ndrja Cambr\u00eca et les autres p\u00e9cheurs d&rsquo;espadon \u2014\u00a0les p\u00e9lisqualles\u00a0\u2014 que les dauphins \u2014 les f\u00e8res \u2014 importunent et avec lesquels ils luttent (pour le poisson), pr\u00e9cis\u00e9ment au lieu dit de Charybde, \u00e0 la pointe sicilienne du d\u00e9troit, observent l&rsquo;\u00e9trange jeu sexuel entre la b\u00eate f\u00e9roce et les f\u00e8res.<\/p><\/blockquote>\n<p><br ><\/p>\n<p>Les p\u00e9lisqualles lisaient clair dans ces flanelleries des f\u00e8res, mieux que si \u00e7&rsquo;avaient \u00e9t\u00e9 des bonnes femmes. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de femmes, mais aussi d&rsquo;hommes, qui s&rsquo;ils ne sont pas des femmes sont tout de m\u00eame semblables en esprit, tout aussi eff\u00e9min\u00e9s que les femmes, sinon plus, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse donc, pour le dire mieux, de f\u00e8res, dont chaque femelle en vaut deux de n&rsquo;importe quelle autre esp\u00e8ce, parce qu&rsquo;elles sont femelles justement, mais aussi f\u00e8res, il \u00e9tait possible qu&rsquo;elle jouent un r\u00f4le, qu&rsquo;elles jouent une sc\u00e8ne, la sc\u00e8ne, d&rsquo;ailleurs, qu&rsquo;il leur incombait de jouer, toujours et pour tous, la sc\u00e8ne qu&rsquo;elles devaient jouer, de la naissance \u00e0 la mort, toute leur vie m\u00eame\u00a0: mais l&rsquo;air, le mouvement, \u00e7a c&rsquo;\u00e9tait loquent-\u00e9loquent, l&rsquo;air, le mouvement, qui venait en mai, l&rsquo;air le mouvement de la baiserie. Et c&rsquo;\u00e9tait cela le plus loquent, le cr\u00e9pitement, comme de castagnettes, que toutes ensemble elles se mirent \u00e0 faire, comme accord\u00e9es, de leur fente sous leur ventre, quand elles lui tournaient autour comme des odalisques et qu&rsquo;aucune n&rsquo;\u00e9tait assez chaude pour prendre confiance, au point qu&rsquo;elle se le figuraient comme un pacha et comme tel, s&rsquo;il en avait le bon-vouloir, c&rsquo;\u00e9tait \u00e0 lui de montrer qu&rsquo;il daignait en choisir une.<\/p>\n<p>D\u00e9sireuses, encapric\u00e9es du gros m\u00e2le, elles lui faisaient entendre le chant de leur sexe \u00e9mu, la queue courb\u00e9e vers le bas, qui ventilait leur nichette enflamm\u00e9e. On entendait ces plainti\u00e8res, cette saloperie d&rsquo;\u00e9brouement, on voyait cette mer-l\u00e0 eff\u00e9min\u00e9e, dos apr\u00e8s dos, cambre cambre, qui respiraient tum\u00e9fi\u00e9s, des yeux et des yeux qui entre les cils entrouverts espionnaient le tube moussant de l&rsquo;orcaf\u00e9roce.<\/p>\n<p>Les p\u00e9lisqualles s&rsquo;\u00e9changeait des \u0153illades entendues comme pour dire : mais regardez-les, les petites putains, avec leurs mani\u00e8res impudentes, qui font honte m\u00eame \u00e0 nos nubiles, \u00e0 quoi \u00e7a sert ce fr\u00e9tillement et ce ventilement et ce p\u00e8tement faits \u00e0 l&rsquo;orcaf\u00e9roce, \u00e0 son \u00e9tendard symbolique vein\u00e9 d&rsquo;azur.<\/p>\n<p>Un moment s&rsquo;\u00e9coula o\u00f9 hommes et b\u00eates semblaient attendre une quelconque d\u00e9cision de l&rsquo;orcaf\u00e9roce ; ils \u00e9taient tous comme aux aguets \u2014\u00a0sauf lui. Parce que, en ce qui le concernait lui, le suppos\u00e9 super m\u00e2le, les f\u00e8res auraient tout aussi bien pu croire qu&rsquo;il se pavanait et faisait son pr\u00e9cieux, en jaugeant peut-\u00eatre son instrument avec leur nichette et en concluant certainement que pour se l&rsquo;enfiler sans prendre le risque d&rsquo;\u00eatre transperc\u00e9es de part en part, il aurait d\u00fb imaginer quelque exp\u00e9dient dans le but d&rsquo;amortir, contenir, freiner la longueur disproportionn\u00e9e de l&rsquo;armement. Exp\u00e9dient comme celui, par exemple, de Peppe Papano qui, lorsqu&rsquo;il se maria avec la minute Lina, pour ne pas se laisser porter par l&rsquo;instinct et imposer \u00e0 la jeune \u00e9pouse l&rsquo;enti\u00e8ret\u00e9 de son engin, sainement, avec le risque de l&rsquo;\u00e9ventrer, lors de la nuit de noce pr\u00e9cis\u00e9ment, et pour lui permettre d&rsquo;en recevoir chaque fois un peu plus, en souffrant un peu oui peut-\u00eatre, mais en souffrant de douceur, c&rsquo;\u00e9tait le cas de le dire, de douceur, son esp\u00e8ce d&rsquo;engin qui \u00e9tait plut\u00f4t celui d&rsquo;un \u00e2ne et m\u00e9ritait qu&rsquo;on le r\u00e9duise, il le r\u00e9duisit, ou pour dire mieux, il le brida, en y enfilant sept beignets, et ce furent ceux-ci, ces g\u00e2teaux en forme de roue avec un trou au milieu, de la forme justement des bou\u00e9es de sauvetage, qui servirent de bou\u00e9e de sauvetage \u00e0 la jeune \u00e9pouse timor\u00e9e. Peppe Papano, ainsi, en retirait une chaque nuit, de ces bou\u00e9es sucr\u00e9es, et son engin venait chaque nuit se caler un peu plus et il pouvait v\u00e9rifier la d\u00e9votion de Lina. Elle t&rsquo;en a mang\u00e9 un autre, de beignet, cette nuit, mon salaud ? lui demandaient ses amis chaque matin. Mais \u00e0 la fin de la septi\u00e8me nuit, gr\u00e2ce \u00e0 ces bou\u00e9es, Lina savait d\u00e9sormais nager toute seule, sans peur, et Peppe Papano, il faut le reconna\u00eetre, l&rsquo;avait accompagn\u00e9e, vraiment, on ne dit pas \u00e7a en l&rsquo;air, avec douceur.<\/p>\n<p>Mais pour revenir \u00e0 l&rsquo;orcaf\u00e9roce, et au fait que ces grandes idiotes se conquillaient toutes \u00e0 la vue de son geyser, tandis qu&rsquo;\u00e0 lui, cela ne faisait ni chaud ni froid, pour comprendre, il faut s&rsquo;imaginer que dans les t\u00e9n\u00e9breux abysses de son esprit mortif\u00e8re, il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;espace pour ce genre de choses. Un immortel comme lui, en d&rsquo;autres termes, ne comprend peut-\u00eatre m\u00eame pas l&rsquo;accouplement entre masculin et f\u00e9minin, ni par plaisir ni par obligation, et de fait, un orcaf\u00e9roce ne doit jamais avoir besoin, pour un m\u00e2le d&rsquo;engrosser une femelle, pour une femelle de faire des petits, vu que ces animaux sont immortels, et s&rsquo;ils ne meurent pas, ils ne naissent pas non plus, parce que s&rsquo;il n&rsquo;y a pas de fin, il ne peut pas y avoir de d\u00e9but, de sorte que ceux qui furent cr\u00e9\u00e9s par Dieu \u00e0 l&rsquo;origine sont toujours ceux qui circulent aujourd&rsquo;hui et circuleront encore demain. Et m\u00eame : on pourrait tout aussi bien parier qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;orcaf\u00e9roce m\u00e2le ou femelle : pourquoi pas, car \u00e0 quoi cela servirait-il ?<\/p>\n<p>Le grosanimal, pendant ce temps, s&rsquo;occupait toujours de ses affaires, net net, et d\u00e9hissa l&rsquo;\u00e9tendard azur, comme celui qui, apr\u00e8s le bain, range son mat\u00e9riel et se reboutonne ; puis il s&rsquo;exhala de toute sa peau, et s&rsquo;\u00e9broua sous l&rsquo;eau, produisant un sifflement comme du vent d&rsquo;eau, qui rappelait aussi la trompette marine, le sifflement de furie suffoqu\u00e9e qu&rsquo;elle fait quand par miracle, avec des mots magiques, mais mieux encore avec des charges d&rsquo;explosifs, elle s&rsquo;\u00e9trangle \u00e0 la naissance<sup class='footnote'><a href='#fn-9054-1' id='fnref-9054-1' onclick='return fdfootnote_show(9054)'>1<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p>Les f\u00e8res, attir\u00e9es et d\u00e9tir\u00e9es, recul\u00e8rent d\u00e9sorient\u00e9es toujours en regardant fixement vers l&rsquo;orcaf\u00e9roce, l\u2019espionnant, particuli\u00e8rement au quartavant, o\u00f9 se trouvaient les orifices du souffle, et d&rsquo;o\u00f9 peu avant le geyser jaillissait entre \u00e9cume et \u00e9claboussure.<\/p>\n<p>Ce fut alors que, apr\u00e8s tout cela et peut-\u00eatre \u00e0 cause de tout cela, devait na\u00eetre le soup\u00e7on, chez ces mill\u00e9unenuits, qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un cheval d\u2019apparat, d&rsquo;un cheval de cirque, qui appara\u00eet tout bard\u00e9 et harnach\u00e9, et d&rsquo;imposante stature, mais en v\u00e9rit\u00e9, dessous, il n&rsquo;est que plaies et pus, tout saupoudr\u00e9 de sciure et de sables contre les mouches.<\/p>\n<p>Mais ce fut toutefois le moment o\u00f9 elles prirent r\u00e9ellement confiance en elles et commenc\u00e8rent \u00e0 lui faire la r\u00e9v\u00e9rence. A partir de l\u00e0, et jusqu&rsquo;au bout, toute la cour qu&rsquo;elles lui avaient faite, comme on verra ensuite, elle le lui firent en jouant, dans le but de l&rsquo;avoir entre elles et de le chevaucher.<\/p>\n<p>Cour ? D&rsquo;abord si c&rsquo;\u00e9tait une cour, une vraie cour, pas une cour feinte, jou\u00e9e, d&rsquo;abord c&rsquo;\u00e9tait une cour, un entichement, un capricement. Il y eut d&rsquo;abord ce qu&rsquo;il y eut, mais ce fut ensuite sans aucun doute de la sc\u00e8ne, du th\u00e9\u00e2tre, de la fiction, de la moquerie, en un mot de la fum\u00e9e qu&rsquo;elles lui jetaient dans les yeux. Par exemple : comme elles avaient compris que le grosanimal r\u00e9apparaissait \u00e0 chaque fois avec cette nervosit\u00e9 meurtri\u00e8re sienne, les braves femelles, pour lui laisser libre cours, mais aussi afin de ne pas vraiment prendre de risque, faisaient en sorte qu&rsquo;il trouve, \u00e0 chaque fois, pr\u00eates \u00e0 l&rsquo;usage, qui flottaient \u00e0 la m\u00eame hauteur de mer o\u00f9 lui r\u00e9sidait, de ces f\u00e8res qui restaient, allez, sonn\u00e9es par le rut, un bel assortiment de carognes fra\u00eeches et color\u00e9es, que l&rsquo;orcaf\u00e9roce torturait \u00e0 l&rsquo;aveuglette, dans un grand oragement d&rsquo;\u00e9cume et de sang, sans se soucier nullement de savoir s&rsquo;il s&rsquo;agissait de f\u00e8res mortes ou vivantes.<\/p>\n<p>Que faisaient-elles ensuite ? Tout le temps que le grosanimal se promenait \u00e0 la surface avec son \u00e9tendard d&rsquo;eau, hiss\u00e9 et amen\u00e9, ou bien s&rsquo;il s&rsquo;en allait calme calme dans la r\u00e8me<sup class='footnote'><a href='#fn-9054-2' id='fnref-9054-2' onclick='return fdfootnote_show(9054)'>2<\/a><\/sup> morte comme un voilier qui attend qu&rsquo;un souffle de vent vienne gonfler sa voile ; ou bien s&rsquo;il flottait, comme encoll\u00e9 \u00e0 la bonasse, les doubles putains lui faisaient des remous, l&rsquo;\u00e9claboussaient au plus pr\u00e8s avec leur demimains, de telle mani\u00e8re que l&rsquo;orcaf\u00e9roce puisse croire qu&rsquo;elles le faisaient pour le rincer \u00e0 grandes eaux et lui lever les tourments de sa plaie gouffr\u00e9e qui puait de pourriture extr\u00eame, aggrav\u00e9e par la bonasse enflamm\u00e9e de sirocco.<\/p>\n<p>Ceci pour dire que ce n&rsquo;\u00e9tait que des romans-photos, ce qu&rsquo;elles lui faisaient.<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<div class='footnotes' id='footnotes-9054'>\n<div class='footnotedivider'><\/div>\n<ol>\n<li id='fn-9054-1'> Obscur, pour le moins. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-9054-1'>&#8617;<\/a><\/span><\/li>\n<li id='fn-9054-2'> Le courant propre au d\u00e9troit, et ses courants annexes. <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-9054-2'>&#8617;<\/a><\/span><\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le cadre d&rsquo;un projet d&rsquo;\u00e9criture de haute vol\u00e9e, F\u00e9roce, foment\u00e9 avec quelque \u00e9diteur o\u00f9 l&rsquo;herbe ne repousse pas, je me lance \u00e0 corps perdu dans la traduction libre de textes choisis de l&rsquo;h\u00e9naurme livre de Stefano d&rsquo;Arrigo, Horcynus orca (1975). Apr\u00e8s pr\u00e9sentation du \u00ab\u00a0personnage\u00a0\u00bb de l&rsquo;Orque (gravement bless\u00e9e au flanc), porteuse de mort en&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[242,2010],"tags":[2574,2437,627,2576,2575,2070,434,1213],"class_list":["post-9054","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chantiers","category-traduire","tag-dauphin","tag-horcynus-orca","tag-mer","tag-orca","tag-orque","tag-seduction","tag-sexe","tag-stefano-darrigo"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9054","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9054"}],"version-history":[{"count":14,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9054\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15580,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9054\/revisions\/15580"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9054"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9054"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9054"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}