{"id":8520,"date":"2013-10-02T15:09:08","date_gmt":"2013-10-02T13:09:08","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=8520"},"modified":"2018-03-10T12:39:31","modified_gmt":"2018-03-10T10:39:31","slug":"lasagnes-03","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/lasagnes-03\/","title":{"rendered":"Lasagnes \u2022 chapitre 3"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2013\/08\/P7064314.jpg\" alt=\"\" width=\"250\" \/><br \/>\n<br ><\/p>\n<h3><font color=\"#990000\">Chapitre 3<\/font><\/h3>\n<p><br ><\/p>\n<p>Les r\u00e9sidences de la haute ville mena\u00e7aient toujours de s\u2019effondrer lorsque Carlos Futuna sonna \u00e0 sa porte. Elle le re\u00e7ut dans une lumi\u00e8re feutr\u00e9e et une robe fuseau qui accentuait ses courbes. Ils ne se salu\u00e8rent qu\u2019\u00e0 peine comme elle se dirigea d\u00e9j\u00e0, une cigarette en bouche, vers le salon ou deux alcools \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 servis.<\/p>\n<p>Il montait en se demandant ce qui \u00e9tait le pire : vivre dans une traduction ou dans un roman ; dans la langue ou dans le corps d&rsquo;un autre ? En tout cas c&rsquo;\u00e9tait toujours plus int\u00e9ressant et concret que la vie, simple et d\u00e9nu\u00e9e de sens. <font face=\"century gothic\">L&rsquo;avantage des livres c&rsquo;est qu&rsquo;on peut les fermer, voire les terminer<\/font>, pense-t-il, <font face=\"century gothic\">remarque c\u2019est \u00e0 \u00e7a que servent nos paupi\u00e8res<\/font>, se r\u00e9pond-il.<\/p>\n<p>Lorsqu\u2019elle s\u2019approche de lui, vingt minutes apr\u00e8s les banalit\u00e9s \u00e9chang\u00e9es, c\u2019est en relevant sa robe, laissant appara\u00eetre ses cuisses b\u00e9nies et, plus haut, ses hanches, qu\u2019elle vint caler contre et sur lui.<\/p>\n<p>Un peu auparavant, Carlos Futuna, arriv\u00e9 le premier (elle \u00e9tait occup\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 17h), s\u2019installe dans le jardin en face de l\u2019immonde et majestueux \u00e9difice o\u00f9 elle habite. C\u2019est, en tout en pour tout, un espace ouvert, avec quelques bancs, et aucune autres fioritures que du goudron, des friches d\u00e9j\u00e0 jaunes ou des poubelles m\u00e9talliques. Dessous, la ville, majestueuse et immonde, qui s\u2019\u00e9tend sans retenue jusqu\u2019\u00e0 la mer. Comment habiter ici ? <font face=\"century gothic\">Comment habiter ici <em>tous les jours<\/em> ? Cela d\u00e9passe.<\/font><\/p>\n<p>Des sons de cloches, comme les clochettes d\u2019un troupeau de brebis ou de ch\u00e8vres, soudain surgissent d\u2019une coursive obscure ; mais, envelopp\u00e9, engourdi dans sa torpeur, CF n\u2019a pas le courage de percer ce myst\u00e8re. Ce sont des alpages tout droit venus, il l\u2019accepte comme un \u00e9v\u00e8nement plausible \u00e0 l\u2019or\u00e9e d\u2019une . Oui, il fait chaud, 33\u00b0C, comme de mani\u00e8re obsc\u00e8ne l\u2019indiquent tous les panneaux lumineux de pharmacies et des banques, eux innocemment. La grande structure semble vibrer de chaleur, et des vieilles passent, parfois accroch\u00e9es \u00e0 des vieux plus vieux encore. Cette barre est d\u2019un ennui qui s\u2019est incarn\u00e9 en toute chose pr\u00e9sente. Deux jeunes essaient de s\u2019int\u00e9resser \u00e0 la balle qu\u2019ils s\u2019\u00e9changent du pied mollement. Une voix f\u00e9minine crie sur un chien, un mari ou un enfant, sans qu\u2019on sache. Passe une grasse d\u00e9bile, qui tous les vingt pas se met \u00e0 se lamenter en dialecte sur la taille de son soutient-gorge ou sur la fra\u00eecheur d\u2019une aubergine. R\u00e9guli\u00e8rement, un bus harass\u00e9 prend et donne quelques ombres suppl\u00e9mentaires. Sa mont\u00e9e est longue, laborieuse, vacarme de moteur grill\u00e9 par la pente et odeur de d\u00e9brayage mal n\u00e9goci\u00e9.<\/p>\n<p>Une heure encore \u00e0 attendre qu\u2019elle n\u2019arrive par l\u2019une de ces chenilles oranges, une heure \u00e0 perdre \u00e0 zieuter \u00e0 laisser simplement l\u2019atmosph\u00e8re \u00e9bahir le corps. Dessous la ville fait un brouhaha qui para\u00eet aussi n\u00e9cessaire que vain.<\/p>\n<p>Deux jours de voyages et le premier repos finalement, sur ce banc de b\u00e9ton entour\u00e9 de chats fourbes et curieux, et maigres, et sales. \u00c7a remet un peu en place. Pourquoi venir. O\u00f9 habiter. Et que faire ? Comment continuer ? A mettre un pied devant l\u2019autre, mais aussi reprendre, chaque matin, l\u2019uniforme de l\u2019humain, se m\u00ealer \u00e0 la foule, pr\u00e9tendre \u00e0 des activit\u00e9s munies de salaires&#8230; alors qu\u2019il suffirait d\u2019un bord de mer m\u00eame m\u00e9diocre, m\u00eame froide ou rocheuse, et p\u00eacher du poisson, et o\u00f9 se faire couler un bain chaud.<\/p>\n<p><br ><center>*<\/center><br ><\/p>\n<p><font face=\"century gothic\">A peine deux ans qu\u2019on se conna\u00eet et d\u00e9j\u00e0 plus de quiproquos, d\u2019aventures et de rebondissements que dans six cents pages d\u2019un roman argentin.<\/font><\/p>\n<p>Le journal achet\u00e9, CF cherche des nouvelles sur le port. Les Magasins \u00e9voqu\u00e9s par Spin devant \u00eatre les anciens Magasins de coton, aujourd\u2019hui reconvertis en divers locaux de commerce et loisirs et centre de congr\u00e8s. Le tout appartient \u00e0 un consortium public\/priv\u00e9 qui m\u00eale la r\u00e9gion, la ville, l\u2019Etat m\u00eame, peut-\u00eatre, la province et les plus grandes entreprises et fortunes priv\u00e9es locales, c\u2019est-\u00e0-dire les grandes familles qui ont toujours abreuv\u00e9 la ville depuis le haut moyen \u00e2ge. Ce sont les m\u00eames familles, les m\u00eames int\u00e9r\u00eats, les m\u00eames collusions  ancestrales, coutumes \u00e9rig\u00e9es comme r\u00e8gles depuis la nuit des rats.<\/p>\n<p>Dans ces conditions il appara\u00eet naturel qu\u2019un pastis (pour reprendre l\u2019expression de Spin) puisse avoir lieu. Les sensibilit\u00e9s sont \u00e0 fleur de peau, lorsqu\u2019on manie de grosses liasses d\u2019argent dont la provenance est incertaine, et les susceptibilit\u00e9s sont \u00e9galement ac\u00e9r\u00e9s, exacerb\u00e9es par la chaleur et les odeurs de poisson. Le r\u00e9seau des Africains r\u00e9unis de plus en plus puissant, celui des Colombiens et Equatoriens tr\u00e8s bien implant\u00e9 dans la basse ville, sans parler du patrimoine local, riche d\u2019une tradition mill\u00e9naire, en mati\u00e8re de corruptions, exactions, menaces et pratiques criminelles diverses et vari\u00e9es. L\u2019arriv\u00e9e des Chinois, et les d\u00e9bordements des diff\u00e9rents accents slaves depuis la fronti\u00e8re proche n\u2019ont pas simplifi\u00e9 la situation.<\/p>\n<p>Dans le journal pourtant, aucune recension d\u2019une quelconque rixe ou pastis ; un article bref attire n\u00e9anmoins l\u2019\u0153il aiguis\u00e9 de CF : <\/p>\n<blockquote><p>X &#8211; Un journaliste un peu trop g\u00eanant \u00e0 remplacer, pour obtenir un traitement plus doux sur les affaires judiciaires et des entreprises du port de X. Nouveaux ennuis pour le port touristique apr\u00e8s l&rsquo;enqu\u00eate pour fraude et d\u00e9lit d&rsquo;initi\u00e9 qui a men\u00e9 \u00e0 l&rsquo;inculpation du constructeur A et impliqu\u00e9s divers techniciens et ouvriers, publics et priv\u00e9s&#8230; (voir notre \u00e9dition du xx\/xx) Ce sont maintenant le propri\u00e9taire du journal en ligne a, A, ainsi que le directeur du consortium publico-priv\u00e9 qui g\u00e8re les activit\u00e9s du port touristique (b), B, qui ont ont \u00e9t\u00e9 inqui\u00e9t\u00e9s par la police d&rsquo;X.<\/p>\n<p>Vers 10h hier, celle-ci a en effet lanc\u00e9 une perquisition dans les locaux de la c qui g\u00e8re les piste cyclables du couchant, dont le pr\u00e9sident est toujours A. Trois heures plus tard, les agents quittaient les lieux avec l&rsquo;ordinateur du manager et d&rsquo;autres documents. Destination le domicile de B : deux nouvelles heures de perquisition et d&rsquo;autres documents emmen\u00e9s. M\u00eame chose l&rsquo;apr\u00e8s-midi, dans les bureaux de la a.<\/p>\n<p>L&rsquo;hypoth\u00e8se du d\u00e9lit formul\u00e9e par le procureur de X, D, est le fruit d&rsquo;une enqu\u00eate de plusieurs mois, avec \u00e9coutes t\u00e9l\u00e9phoniques et interceptions de courriels entre les deux suspects, ainsi que la d\u00e9position de plusieurs t\u00e9moins. Parmi lesquels ceux du directeur du journal E et du journaliste au centre de l&rsquo;affaire, F, devenus t\u00e9moins cl\u00e9s. Tous les deux se sont d\u00e9clar\u00e9s \u00e9trangers \u00e0 un quelconque projet d&rsquo;adoucissement de la ligne du journal sur le port. Mais selon l&rsquo;accusation, les remarques particuli\u00e8rement dures du collaborateur de la a n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 appr\u00e9ci\u00e9es au si\u00e8ge de la b ni surtout au si\u00e8ge de la a. L&rsquo;entrepreneur et le propri\u00e9taire du journal, sans l&rsquo;avis de son directeur, se seraient mis d&rsquo;accord pour \u00e9carter F.<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Gros poisson pour moi, Spin, je ne suis pas certain de suivre. Friture sur la ligne. Lasagnes. Auguri. \u00bb<\/p>\n<p><br ><center>*<\/center><br ><\/p>\n<p>Ils se retrouvent dans la petite rue qui descend de la Pr\u00e9fecture o\u00f9 se trouve ce restaurant typique de la ville, <em>Chez Maria<\/em>.<\/p>\n<p><center><font face=\"helvetica\"><b>en activit\u00e9 depuis<br >le 30 novembre 1935<\/b><\/font><\/center><\/p>\n<p>est-il inscrit \u00e0 la main sur un papier alimentaire scotch\u00e9 sur la porte ; tout le monde l\u2019appelle Maria la Crade. <\/p>\n<p>Ils partagent un plat de poulpes bouillis, un pour deux, comme font les couples, une esp\u00e8ce de ragout nourri de forces tomates, brocolis, patates et eaux sal\u00e9es.<\/p>\n<p>Le restaurant est de ceux o\u00f9 tu manges \u00e0 la m\u00eame table que des inconnus, pour la plupart des vieillards, des habitu\u00e9s, quelques touristes \u00e9gar\u00e9s et d\u00e9gout\u00e9s. Le piano tient dans un recoin minuscule de la cuisine et trois personnes s\u2019agitent devant, et de grandes casseroles, de grands faitouts exhalent diverses odeurs de l\u00e9gumes, de viandes, de poissons, d\u2019\u00e9pices.<\/p>\n<p>A leur table il y a Ignazio, ce vieux qui transporte ses affaires dans un sac en plastique immonde Shell (portefeuille, portable, journal de la veille ou plus vieux) et qui te parle avec ce petit appareil cens\u00e9 suppl\u00e9er les d\u00e9g\u00e2ts de la trach\u00e9otomie. Ce bo\u00eetier lui donne une voix robotique et ceux qui le connaissent le surnomment Robocop.<\/p>\n<p>Mais Ignazio mange (soupe de f\u00e8ves on dirait) et quand il mange, Ignazio ne parle pas.<\/p>\n<p>Dans l\u2019\u00e9troitesse du local, Fini, la petite-fille de Maria, qui est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le jour de l\u2019an 2000, paix \u00e0 son \u00e2me, virevolte de table \u00e0 carreaux en table \u00e0 carreaux, oubliant \u00e0 chaque fois ici un quart de blanc p\u00e9tillant, l\u00e0 les couverts, ailleurs l\u2019assiette qu\u2019elle a pos\u00e9e ailleurs.<\/p>\n<p>Sur les murs des photographies de Maria avec \u00e0 peu pr\u00e8s tous les notables de la ville ainsi que des personnages c\u00e9l\u00e8bres : celui-ci resemble \u00e0 Silvio Berlusconi, celui-l\u00e0 \u00e0 Zinedine Zidane, celui-ci \u00e0 Aldo Moro peut-\u00eatre, mais dans l\u2019ensemble beaucoup de puissants devenus anonymes avec le fil des ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Il y a un petit comptoir o\u00f9 ceux qui viennent payer re\u00e7oivent un petit verre \u00e0 liqueur, de celle qui te permet de passer l\u2019apr\u00e8s-midi entre les gouttes de sueur.<\/p>\n<p>\u2014\u00a0Tu sais qu\u2019ils ont ouvert le jour m\u00eame o\u00f9 est mort Pessoa ?<br \/>\n\u2014 Non ?<br \/>\n\u2014 Si. La l\u00e9gende dit que Pessoa serait venu une fois une seule dans cette ville, aurait crois\u00e9 Maria qui tenait \u00e0 l\u2019\u00e9poque un genre de pension (certains disent un bordel), o\u00f9 il r\u00e9sidait, dans la basse ville. Maria, pour honorer sa m\u00e9moire, aurait ouvert le jour m\u00eame de son d\u00e9c\u00e8s, qu\u2019elle avait appris on ne sait comment.<br \/>\n\u2014 Pff, Pessoa n\u2019a plus quitt\u00e9 Lisbonne depuis son retour d\u2019Afrique du Sud&#8230;<br \/>\n\u2014 C\u2019est faux ; il a m\u00eame voyag\u00e9 beaucoup ; il a a \u00e9t\u00e9 \u00e0 Paris, o\u00f9 il a rencontr\u00e9 Proust, Mauriac et Vialatte ; il y aurait crois\u00e9 Joyce. Il aurait v\u00e9cu en Provence aupr\u00e8s d\u2019un grand \u00e9crivain fran\u00e7ais, Mandiargues peut-\u00eatre, je ne sais plus&#8230; Il a ensuite \u00e9t\u00e9 \u00e0 Londres, puis en Allemagne, en Autriche, puis en Italie. De l\u00e0, apr\u00e8s une br\u00e8ve excursion en Dalmatie, il est revenu au Portugal par une route qui nous est inconnue.<br \/>\n\u2014 Allons bon, et comment tu connais tout \u00e7a toi ?<br \/>\n\u2014\u00a0Il y a des choses qui se savent. Dans des milieux particuliers, des lieux prot\u00e9g\u00e9s&#8230; secrets.<br \/>\n\u2014 Tu recommences avec tes myst\u00e8res !<br \/>\n\u2014 C\u2019est bien le mot ! Tu sais de quoi je parle. Et puis il a eu des amis, des connaissances ; ces connaissances ont parl\u00e9, un peu, ont \u00e9crit, aussi&#8230; En v\u00e9rit\u00e9&#8230;<br \/>\n\u2014 Eh bien ?<br \/>\n\u2014 J\u2019ai pu avoir acc\u00e8s \u00e0 quelques lettres de Pessoa \u00e0 Aleister Crowley.<br \/>\n\u2014 Non ?<br \/>\n\u2014 Je te le dis. Un jour peut-\u00eatre je te les montrerai. Si tu sais te tenir. Finis ton poulpe.<br \/>\n\u2014\u00a0Je r\u00eave.<br \/>\n\u2014 Tu n\u2019as pas fini de r\u00eaver, handsome.<\/p>\n<p><br ><br \/>\n<font size=\"1\"><a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/lasagnes-02\">< Pr\u00e9c\u00e9dent<\/a> \u2022 <a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/lasagnes-04\">Suivant ><\/a><\/font><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chapitre 3 Les r\u00e9sidences de la haute ville mena\u00e7aient toujours de s\u2019effondrer lorsque Carlos Futuna sonna \u00e0 sa porte. Elle le re\u00e7ut dans une lumi\u00e8re feutr\u00e9e et une robe fuseau qui accentuait ses courbes. Ils ne se salu\u00e8rent qu\u2019\u00e0 peine comme elle se dirigea d\u00e9j\u00e0, une cigarette en bouche, vers le salon ou deux alcools&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[242,1090,2484,2525],"tags":[2522,2519,2520,1793,1742,2521,173,534,2523,169,483,478],"class_list":["post-8520","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chantiers","category-fiction","category-le-dossier-carlos-futuna","category-les-chroniques-de-carlos-futuna","tag-aleister-crowley","tag-alexandre-vialatte","tag-andre-pieyre-de-mandiargues","tag-architecture","tag-corruption","tag-fernando-pessoa","tag-francois-mauriac","tag-james-joyce","tag-journalisme","tag-marcel-proust","tag-politique","tag-ville"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8520","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8520"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8520\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13723,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8520\/revisions\/13723"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8520"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8520"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8520"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}