{"id":8217,"date":"2013-05-09T21:34:05","date_gmt":"2013-05-09T19:34:05","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=8217"},"modified":"2021-10-03T17:09:33","modified_gmt":"2021-10-03T15:09:33","slug":"dans-la-nuit-de-mardi-a-mercredi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/dans-la-nuit-de-mardi-a-mercredi\/","title":{"rendered":"Dans la nuit de mardi \u00e0 mercredi"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Compte-rendu d\u2019une lecture onirique du deuxi\u00e8me recueil de nouvelles d\u2019Arno Bertina, <a>La note orpheline<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><br ><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/P1300134.jpg\" rel=\"lightbox[8217]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/P1300134-1024x576.jpg\" alt=\"OLYMPUS DIGITAL CAMERA\" width=\"470\" height=\"264\" class=\"aligncenter size-large wp-image-8219\" srcset=\"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/P1300134-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/P1300134-300x168.jpg 300w, https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2013\/05\/P1300134.jpg 1920w\" sizes=\"auto, (max-width: 470px) 100vw, 470px\" \/><\/a><br \/>\n<br ><\/p>\n<p>Je me suis r\u00e9veill\u00e9 \u00e0 3h35 cette nuit avec les copeaux d\u2019un r\u00eave dans la t\u00eate, r\u00eave dans lequel je lisais, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un spectateur au cin\u00e9ma, le second recueil de nouvelles d\u2019Arno Bertina, <i>La note orpheline<\/i>, paru en 2016.<\/p>\n<p>A la mani\u00e8re d\u2019un spectateur car je ne lisais pas vraiment ces nouvelles : je les voyais d\u00e9filer. Je me suis r\u00e9veill\u00e9 alors que je terminais la septi\u00e8me nouvelle. Il y en avait d\u2019autres encore, mais je ne sais pas combien.<\/p>\n<p>On pardonnera la lettre lacunaire de ce compte-rendu qui, conform\u00e9ment \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 sauvage et labile du r\u00eave, \u00e9chappent le plus souvent aux mots et \u00e0 leur nature raisonnante.<\/p>\n<p>La nouvelle d\u2019ouverture, homonyme, est un texte fictionnel o\u00f9 le personnage, Arno, raconte l\u2019origine du projet de recueil et le processus singulier d\u2019\u00e9criture de ces textes. Arno rappelle une discussion avec une \u00e9ditrice am\u00e9ricaine, Gary N. Callis qui dans un texte critique, <i>Publishing. Writers in the shape of editor skills<\/i><sup class='footnote'><a href='#fn-8217-1' id='fnref-8217-1' onclick='return fdfootnote_show(8217)'>1<\/a><\/sup>, d\u00e9construit la machine narrative \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans <i>Anima motrix<\/i> et <i>Je suis une aventure<\/i>. D\u2019abord courrouc\u00e9 par la d\u00e9monstration, l\u2019auteur \u00e9change une br\u00e8ve correspondance avec la critique, et cet \u00e9change transforme sa propre appr\u00e9ciation sur son travail. S\u2019ensuit alors un premier projet de nouvelles, <i>Des choses fragiles<\/i>,<i> <\/i>directement li\u00e9 \u00e0 cet \u00e9change, et dont il lui envoie le manuscrit. Celle-ci, quelques semaines plus tard, publie un nouvel article, \u00ab\u00a0Editing. Arno Bertina\u2019s long tail of cataphors\u00a0\u00bb, qui provoque \u00e0 nouveau la col\u00e8re d\u2019Arno, qui souffre d\u2019\u00eatre mal compris. Le recueil de nouvelles publi\u00e9, Arno se consacre \u00e0 d\u2019autres textes plus volumineux et s\u2019\u00e9loigne \u00e0 la fois du genre court et de la critique am\u00e9ricaine. Elle ne devient pour lui qu\u2019un \u00ab petit point dans un pass\u00e9 devenu sans fond, point dont je ne reconnais plus ni les traits ni les mouvements, et s\u2019il y en a eu\u00a0\u00bb (21).<\/p>\n<p>Quelques ann\u00e9es plus tard, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un colloque, l\u2019\u00e9crivain croise \u00e0 nouveau la route de la critique. Le temps ayant apais\u00e9 le conflit, les deux protagonistes parviennent \u00e0 se mettre d\u2019accord sur un second projet de nouvelles, <i>La note orpheline<\/i>, qui prendrait corps pr\u00e9cis\u00e9ment dans l\u2019intervalle laiss\u00e9 vacant entre la lecture et l\u2019\u00e9criture, entre la critique et la cr\u00e9ation mais aussi dans le laps de temps qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 leurs retrouvailles ; ce texte, sign\u00e9 collectivement, serait une tentative d\u2019\u00e9chapper absolument \u00e0 tout genre narratif, \u00e0 tout concept th\u00e9orique ; il aurait pour vocation d\u2019\u00e9voluer ind\u00e9finiment dans les limbes du pur r\u00e9cit, d\u00e9tach\u00e9 de r\u00e9f\u00e9rences.<\/p>\n<p>Par un proc\u00e9d\u00e9 d\u00e9j\u00e0 \u00e9prouv\u00e9 par la machine litt\u00e9raire depuis des si\u00e8cles, le reste du recueil est consid\u00e9r\u00e9 comme la d\u00e9monstration textuelle de ce texte liminaire, chacune des nouvelles \u00e9tant ench\u00e2ss\u00e9es les unes dans les autres, mais \u00e0 la mani\u00e8re de poup\u00e9es gigognes d\u2019un genre nouveau, c\u2019est-\u00e0-dire inscrites dans le paysage d\u2019un Escher ou d\u2019un M\u00f6bius. Chaque texte porte en germe l\u2019ensemble des autres textes tout en \u00e9tant, par le jeu de la phrase singuli\u00e8re et bifide, monstre ainsi n\u00e9 des deux \u00e9critures, l\u2019aboutissement logique de chacune d\u2019elle.<\/p>\n<p>La seconde nouvelle se d\u00e9roule d\u2019abord en Inde et s\u2019intitule <i>parham cit\u00e9<\/i> (sans majuscules). C\u2019est une nouvelle aux bords fantastiques dans laquelle une ville est engloutie par les eaux. Un enfant a pour mission de mettre un terme \u00e0 cette inondation, par un processus tout autant psychique que mystique. En contrepoint des fragments narratifs qui d\u00e9veloppent ce r\u00e9cit, v\u00e9cu comme une hallucination par un professeur chinois qui travaille sur <i>Jacques le Fataliste<\/i>, interf\u00e8rent les extraits d\u2019une correspondance \u00e9rotique entre deux amants s\u00e9par\u00e9s par une simple cloison dans un inqui\u00e9tant dispensaire nord-am\u00e9ricain.<\/p>\n<blockquote><p>[&#8230;]<i>\u00a0et je lui disais combien sa peau je l\u2019\u00e9crivais, en n\u2019avais jamais assez et en voulais encore \u2014\u00a0et je lui r\u00e9pondais que je fondais d\u00e9j\u00e0 capable de m\u2019immiscer par en-dessous des portes et au-del\u00e0 des murs de cet asile \u2014\u00a0et je lui disais que j\u2019\u00e9tais pr\u00eate tout \u00e0 lui ouverte mais comment \u00eatre ouverte dans un lieu ferm\u00e9 je criais dans mes poings, mes poings criaient je n\u2019\u00e9tais pas seule je n\u2019\u00e9tais pas seule \u2014\u00a0et je lui r\u00e9pondais qu\u2019aucune prison ne contient les poings et nous nous prenions les mains, \u00e0 travers la cloison, je sentais son pouls passer d\u2019elle \u00e0 moi, \u00e0 mesure que nous pensions \u00e0 l\u2019autre, c\u2019\u00e9tait tout le pouls qui se d\u00e9versait, se d\u00e9versait et emportait tout, tout <\/i>[&#8230;] (42)<\/p><\/blockquote>\n<p>Le troisi\u00e8me texte, <i>Voz deseada<\/i>, est un hommage non dissimul\u00e9 \u00e0 Borges, o\u00f9 un \u00e9crivain, le temps d\u2019une averse qui le surprend et le contraint \u00e0 rester \u00e0 la terrasse d\u2019un bar, alors qu\u2019il devait retrouver son amante \u00e0 l\u2019autre bout d\u2019une ville m\u00e9diterran\u00e9enne, imagine, dans une esp\u00e8ce de souvenance, les derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie.<\/p>\n<blockquote><p><i>J\u2019\u00e9tais tout \u00e0 moi-m\u00eame et, observant les bulles de gaz qui revenaient \u00e0 la surface de mon verre comme apr\u00e8s une trop longue absence, je les attrapais entre mes yeux et les faisais rouler, je les m\u00e9langeais \u00e0 la lumi\u00e8re humide de l\u2019averse, le soleil petit dedans et dedans aussi toutes les couleurs et tous les gouts et tous les gens et toutes les femmes et toutes les marchandises avec les voitures et les maisons et les livres que je croiserai plus tard, que je croiserai ailleurs, une fois que cet instant avec moi sera mort<\/i>. (69)<\/p><\/blockquote>\n<p>Des extraits d\u2019\u0153uvres diverses (films, musiques, tableaux, photographies et bien s\u00fbr textes) sont transpos\u00e9s en petits po\u00e8mes libres, utilis\u00e9s comme chevilles pour le d\u00e9roul\u00e9 catastrophique des ann\u00e9es \u00e0 venir. On reconna\u00eet ainsi David Lynch, Claude Simon, Henry Miller, le <i>Martin Fierro<\/i>, Chris Marker et la \u00ab\u00a0pluie verte et bleue, la pluie abandonn\u00e9e, libre mais orpheline, anonyme, la pluie qui a rat\u00e9 son passage sur terre\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>La nouvelle <i>Arundo donax<\/i>, qui lui fait suite, suit le quotidien de deux jeunes immigr\u00e9s syriens, venus en France un \u00e9t\u00e9 et qui se retrouvent \u00e0 faire les vendanges au black dans le sud de la Dr\u00f4me. Ils seront peu \u00e0 peu manipul\u00e9s par les \u00e9lus locaux, r\u00e9ifi\u00e9s \u00e0 des fins bassement politiques, dans un moment de tension extr\u00eame \u00e0 la suite du troisi\u00e8me remaniement de 2015, et des grandes manifestations populaires qui seront \u00e0 l\u2019origine de la Constituante pour la Sixi\u00e8me R\u00e9publique.<\/p>\n<p><em><i>Nous \u00e9tions devenus plus terreux que la terre, avec dans la bouche plus de mots qu\u2019elle n\u2019en pouvait contenir. Je continuais de tailler les anches qui me serviraient, au pays, \u00e0 souffler dans le cul de tous ceux qui, les chefs et les troufions, les blancs et les noirs, les uns et les autres, tous ceux qui persisteront \u00e0 me barrer la route, \u00f4 encre du sang, \u00f4 noirceur de l\u2019\u0153il !<\/i> (89)<\/em><\/p>\n<p>Les contenus de la cinqui\u00e8me et de la sixi\u00e8me nouvelles me sont inconnus. Je sais simplement que la cinqui\u00e8me s\u2019intitule <i>La vieille femme devant chaque comptoir que Dieu pars\u00e8me \u00e0 travers le monde<\/i> et la sixi\u00e8me <i>Spin<\/i>. Cette derni\u00e8re se d\u00e9roule dans une ville portuaire, et je sais simplement qu\u2019il est question de l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un chat.<\/p>\n<p>Le septi\u00e8me texte, dont le titre m\u2019est inconnu, raconte le parcours de cette femme, universitaire de son \u00e9tat, qui d\u00e9couvre par hasard un texte in\u00e9dit de Jacques Derrida dans lequel ce dernier \u00e9met l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019une identit\u00e9 fragment\u00e9e \u00e0 partir de la notion myst\u00e9rieuse d\u2019<i>embryon multiple<\/i>. Sous la forme d\u2019un article scientifique pour la revue <i>Nature<\/i>, la chercheuse r\u00e8gle ses compte avec son ex mari, l\u2019\u00a0\u00ab\u00a0imp\u00e9ratif de f\u00e9minit\u00e9\u00a0\u00bb (dit-elle), son psychanalyste et \u00ab\u00a0l\u2019indigence politique f\u00e9d\u00e9rale\u00a0\u00bb qui, ajoute-t-elle, \u00ab a invent\u00e9 l\u2019adolescence pour ali\u00e9ner nos vieillesses\u00a0\u00bb (139).<\/p>\n<p>Puis je me suis r\u00e9veill\u00e9, les diodes rougeoyantes indiquaient 3h35, avec toutes ces images \u00e0 travers la t\u00eate que je me suis empress\u00e9 de noter. La nuit faisant son travail d\u2019oubli, je savais que tout ceci serait r\u00e9duit \u00e0 peau de chagrin, pour ne pas dire compl\u00e8tement fondu comme neige au soleil, le lendemain. J\u2019\u00e9crivis si vite que j\u2019\u00e9crivis mal et je ne parviens toujours pas, deux jours apr\u00e8s, \u00e0 d\u00e9chiffrer plusieurs longs passages de ma main \u2014\u00a0citations, visions h\u00e9b\u00e9t\u00e9es ou commentaires marginaux&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Nous portons en nous toutes les histoires et, comme toutes les couleurs sont dans le ciel, nous savons qu\u2019il est toujours possible de les \u00e9crire. Cela nous tient en vie, et c\u2019est un sursis qu\u2019on appelle d\u00e9sir. Il est de notre responsabilit\u00e9 alors de les \u00e9crire, de ne pas les \u00e9crire ou de les \u00e9crire mal, de les rendre illisibles ou de les offrir au monde sous une forme acceptable.<\/p>\n<blockquote><p><em>Celui qui \u00e9crit n&rsquo;est peut-\u00eatre pas plus important que celui qui n&rsquo;\u00e9crit pas \u2014\u00a0ou que ce qui est \u00e9crit. Ce n&rsquo;est pas dans ces termes que se joue l&rsquo;\u00e9quation. Elle n&rsquo;est pas dans ce que tu donnes ou prends. Elle dans ce qui, ce faisant, n&rsquo;a justement pas encore de forme ou de poids, ce qui \u00e9chappe \u00e0 la pens\u00e9e comme au monde, ce truc insens\u00e9, insensible, comme un orvet qu&rsquo;\u00e0 peine tu remarques et d\u00e9j\u00e0 se trouve \u00e0 des m\u00e8tres de toi, quand m\u00eame tu garderais un bout de sa queue entre les doigts.<\/em> (explicit)<\/p><\/blockquote>\n<div class='footnotes' id='footnotes-8217'>\n<div class='footnotedivider'><\/div>\n<ol>\n<li id='fn-8217-1'> Ann Arbor, The University of Michigan Press, 2014 <span class='footnotereverse'><a href='#fnref-8217-1'>&#8617;<\/a><\/span><\/li>\n<\/ol>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Compte-rendu d\u2019une lecture onirique du deuxi\u00e8me recueil de nouvelles d\u2019Arno Bertina, La note orpheline Je me suis r\u00e9veill\u00e9 \u00e0 3h35 cette nuit avec les copeaux d\u2019un r\u00eave dans la t\u00eate, r\u00eave dans lequel je lisais, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un spectateur au cin\u00e9ma, le second recueil de nouvelles d\u2019Arno Bertina, La note orpheline, paru en 2016&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[242,1090,2588],"tags":[6,1783,2466,2470,2336,2468,1225,1402,2467,262,320,42,2241],"class_list":["post-8217","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chantiers","category-fiction","category-friction","tag-arno-bertina","tag-chris-marker","tag-claude-simon","tag-critique","tag-david-lynch","tag-el-martin-fierro","tag-fiction","tag-greve","tag-henry-miller","tag-jacques-derrida","tag-jorge-luis-borges","tag-nicole-caligaris","tag-recit"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8217","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8217"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8217\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8290,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8217\/revisions\/8290"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8217"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8217"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8217"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}