{"id":4064,"date":"2011-09-14T12:35:12","date_gmt":"2011-09-14T10:35:12","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=4064"},"modified":"2023-04-24T10:22:05","modified_gmt":"2023-04-24T08:22:05","slug":"du-temps-qu-on-errait-nus-et-maigres-02","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/du-temps-qu-on-errait-nus-et-maigres-02\/","title":{"rendered":"Du temps qu&rsquo;on errait nus et maigres 2"},"content":{"rendered":"<p>La musique, jusque l\u00e0, c&rsquo;\u00e9tait la discoth\u00e8que familiale, \u00e0 base de Brel et Brassens et tout un tas de bruit environnant. L&rsquo;important \u00e0 tenir, c&rsquo;est qu&rsquo;on passait nous dans le moment juste de transition entre vinyle et CD. Un certain nombre \u2014\u00a0dont parents \u2014\u00a0avaient eux abandonn\u00e9. La vie, la s\u00e9rieuse, de l&rsquo;ouvrier, s&rsquo;en passe ais\u00e9ment \u2014\u00a0pour le pinard ou donc la t\u00e9l\u00e9vision, qui irradie permanent.<\/p>\n<p>La fratrie avait ses balises, on les a appropri\u00e9es comme langage pour visiter de nouvelles contr\u00e9es. The Police (mais pas le bon : <em>Ghost in the machine<\/em>), Queen (?) (<em>Flash Gordon<\/em>), puis tr\u00e8s vite Dire Straits partout. Les cousins offraient les premiers CD (Zappa, c&rsquo;est quoi ce truc ?) et on se prenait toute l&rsquo;histoire du rock sans rituel, sans \u00e9lingue, dans la gueule : chez l&rsquo;un les pochettes de Supertramp (eh oui) ; chez l&rsquo;autre <em>Tommy<\/em>, surtout <em>The wall<\/em>, en double CD (ils \u00e9taient noirs, les disques).<\/p>\n<p>D&rsquo;ailleurs cette cassette qui tra\u00eenait (dans la transition, le support roi, potentiel de copie infinie, la cassette audio, \u00e0 bande magn\u00e9tique), une cassette commode, dans le boitier de laquelle on pouvait glisser une m\u00e9lancolie qu&rsquo;on s&rsquo;effor\u00e7ait de construire, pour signifier la col\u00e8re, et puis aussi des fantasmes, du vacarme et puis des mots, qui s&rsquo;\u00e9crivaient \u00e0 la plume comme sur la pochette.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/pink_floyd_the_wall.jpg\" rel=\"lightbox[4064]\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/pink_floyd_the_wall-150x150.jpg\" alt=\"\" title=\"pink_floyd_the_wall\" width=\"150\" height=\"150\" class=\"aligncenter size-thumbnail wp-image-4073\" srcset=\"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/pink_floyd_the_wall-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/pink_floyd_the_wall-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/pink_floyd_the_wall-59x59.jpg 59w, https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-content\/uploads\/2011\/09\/pink_floyd_the_wall.jpg 950w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Le premier CD que j&rsquo;ai achet\u00e9 c&rsquo;est <em>The Dark Side of The Moon<\/em>.<\/p>\n<p>On \u00e9tait en cinqui\u00e8me. On \u00e9tait trois \u00e0 \u00e9couter \u00e7a. L&rsquo;un, via son p\u00e8re, n\u00e9orural, sculpteur. L&rsquo;autre, par le biais d&rsquo;un enfant naturel que sa grand-m\u00e8re h\u00e9bergeait (un \u00ab\u00a0de l&rsquo;assistance\u00a0\u00bb), et qui avait opportun\u00e9ment les disques des Floyd (m\u00eame des trucs improbables comme <em>A saucerful of secret<\/em>), des bd \u00e9rotiques (Manara) et un tourne-disque.<\/p>\n<p>On a \u00e9cout\u00e9 <em>More<\/em> comme un Graal. Dans cette p\u00e9riode, je d\u00e9couvre sur la pochette de <em>Saucerful<\/em>, justement, que s&rsquo;y planque le Doctor Strange des comics de l&rsquo;enfance. C&rsquo;\u00e9tait chemin trac\u00e9, \u00e9vidence. (Plus tard j&rsquo;apprendrai que le m\u00eame docteur est cit\u00e9 dans <em>Cymbaline<\/em>, gros morceau du groupe issu de <em>More<\/em>). <\/p>\n<p>A l\u2019\u00e9poque, la maison \u00e9tait grande, appartenait \u00e0 l&rsquo;usine qui embauchait mon p\u00e8re, et un second appartement \u00e9tait vide depuis des ann\u00e9es. <em>Brutti<\/em>, <em>sporchi<\/em> e <em>cattivi<\/em>, on s&rsquo;est avachi aussi l\u00e0, et moi l&rsquo;une des chambres. Je quittais la famille et habitais (m&rsquo;appropriais l&rsquo;espace) dans le m\u00eame temps.<\/p>\n<figure style=\"width: 236px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"http:\/\/t1.gstatic.com\/images?q=tbn:ANd9GcTMOsWZWKPelG9-li-FiSY85o6A5tk40OU4D_Gui6VgRlcPSIajKw\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/t1.gstatic.com\/images?q=tbn:ANd9GcTMOsWZWKPelG9-li-FiSY85o6A5tk40OU4D_Gui6VgRlcPSIajKw\" width=\"236\" height=\"213\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-caption-text\">Le D\u00e9clic<\/figcaption><\/figure>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait aussi le d\u00e9but se sensibilit\u00e9 \u00e0 des po\u00e9sies, celles de l&rsquo;\u00e9cole peut-\u00eatre, puis peut-\u00eatre la friche inqui\u00e8te avant la philosophie.<\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait 1989, je me rappelle bien la date, moins par l&rsquo;\u00e2ge que par des faits d&rsquo;alors : les Stones publient <em>Steel Wheels<\/em> et partent en tourn\u00e9e mondiale, de quoi faire un num\u00e9ro sp\u00e9cial de <em>Rock&#038;Folk<\/em>, un autre de l&rsquo;<em>Evenement du Jeudi<\/em> (premi\u00e8re fois qu&rsquo;on achetait ce truc, bobo avant l&rsquo;heure). Quelque chose se passe. Patti Smith dans ce num\u00e9ro dit qu&rsquo;elle \u00ab\u00a0mouille sa culotte\u00a0\u00bb la premi\u00e8re fois qu&rsquo;elle voit Jagger en concert. \u00c7a \u00e9moustille et parle, et offusque et excite.<\/p>\n<p>En m\u00eame temps, c&rsquo;est la publication de l&rsquo;int\u00e9grale des <em>single<\/em> 63-70, et puis on balance tous les albums CBS en pas cher (<em>nice price<\/em>). Quelque chose chez eux m&rsquo;attire. Le premier que j&rsquo;ach\u00e8te en CD c&rsquo;est <em>Hot Rocks<\/em>, la compilation Decca. Les cassettes s&rsquo;enfilent et <em>Sticky Fingers<\/em> : qui collait tellement \u00e0 la Provence, \u00e0 la solitude de ces ann\u00e9es dans le sec, et le chaud, et le vaste de la Provence, de la mort qui r\u00f4dait et des drogues qui naissaient. <\/p>\n<p>Ardisson propose une interview double de Jagger et Richards. On sent bien le continent immerg\u00e9, que quelques rides peinent \u00e0 cacher. On sent le volcan. Ce con propose trois clips : <em>Start Me Up<\/em> dans le premier concert europ\u00e9en de la tourn\u00e9e (chez les Bataves disait R&rsquo;n&rsquo;F), <em>Emotional rescue<\/em> (!), <em>She was hot<\/em>. Etrange choix.<\/p>\n<p>En 1989, j&rsquo;ai 13 ans, il me semblait que d&rsquo;un coup j&rsquo;acc\u00e9dais \u00e0 une propre maturit\u00e9. On voit qu&rsquo;il y avait du boulot. On se trimballait les ann\u00e9es 80, sur lesquelles on pissait. On n&rsquo;avait PAS de musique, sinon de la <em>techno<\/em> et de la <em>dance<\/em>, 2Unlimited, La Bouche, Indra, ou Technotronic.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"420\" height=\"345\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/9EcjWd-O4jI\" frameborder=\"0\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n<br ><\/p>\n<p>C&rsquo;est \u00e7a qui bavait \u00e0 nos oreilles, et on ex\u00e9crait joyeusement (aujourd&rsquo;hui moins s\u00e9v\u00e8re : ces types faisaient avec les moyens du bord, et quant \u00e0 l&rsquo;entreprise v\u00e9nale, tout l&rsquo;industrie du disque en est rendue l\u00e0).<\/p>\n<p>La seule ressource et unique issue de secours, c&rsquo;\u00e9tait piller les discoth\u00e8ques moisies des pr\u00e9c\u00e9dents.<\/p>\n<p>On achetait n&rsquo;importe quoi \u2014\u00a0en K7. On croyait qu&rsquo;un disque de Fleetwood Mac de 1989 c&rsquo;\u00e9tait de la musique ; on cherchait \u00e9perdument dans Midnight Oil, INXS ou Eurythmics, la s\u00e8ve du rock, de l&rsquo;adolescence. Ce n&rsquo;\u00e9tait que musique de <em>yuppie<\/em> pour <em>yuppie<\/em>, enrob\u00e9e de plages (on disait) et parfois soutenue par batterie \u00e9lectronique trop mal fagot\u00e9e ; les costumes pastels trop grands ; les horribles coiffures de l&rsquo;\u00e9poque. Pas mieux.<\/p>\n<p>On n&rsquo;avait rien re\u00e7u des \u00e9claboussures du punk et du post-punk. On assimilait la New-Wave aux ra\u00ebliens et aux bo\u00eetes \u00e0 rythme, mauvaise pioche.<\/p>\n<p>On a trouv\u00e9 au Carrefour d&rsquo;Avignon une double video-cassette sur l&rsquo;histoire du rock, pour des soi-disant 25 ans (?). Jagger, Bowie, Tina Turner, Lou Reed, Neil Young, mais aussi Grace Slick, Smokey Robertson ou Jerry Garcia s&rsquo;expriment, avec Denis Hopper comme narrateur. Extraits de films  sur le rock, des extraits de concerts, de clips. \u00c7a part d&rsquo;Elvis (comme si pas de musique rock avant) et \u00e7a va jusqu&rsquo;aux ann\u00e9es MTV (comme si rien apr\u00e8s). C&rsquo;est tr\u00e8s am\u00e9ricain. Rien de secret l\u00e0 dedans. Rien \u00e0 choyer.<\/p>\n<p>Mais c&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;on entend parler pour la premi\u00e8re fois de Free, Steppenwolf, Creedence Clearwater Revival, Jackson Browne, Duane Almann, Elvis Costello, etc. On n&rsquo;y parle pas des Floyd. Ni d&rsquo;Altamont. C&rsquo;est quoi ce truc ? Le punk se r\u00e9duit aux Sex Pistols. <\/p>\n<p>Dans le m\u00eame temps, alors qu&rsquo;arrive Canal+, qui sera essentiel pour la formation (rock et \u00e9rotique sans doute aussi), on f\u00eate les vingt ans de Woodstock. Il en reste quoi vingt ans apr\u00e8s ? Des enseignants abonn\u00e9s \u00e0 <em>T\u00e9l\u00e9rama<\/em>. Canal+ propose un documentaire sur le Flower Power. On compl\u00e8te notre catalogue. Il diffusent deux concerts des Stones de la tourn\u00e9e 89-90.<\/p>\n<p>1990 : c&rsquo;est la fin de cette \u00e9poque : Roger Waters r\u00e9alise, avec une \u00e9quipe bigarr\u00e9e, <em>The Wall<\/em> \u00e0 Berlin. On trouve Cindy Lauper gonfl\u00e9e, et tr\u00e8s bandante. On rigole avec le nom de Paul Carrack. On voit The Band, on se demande pourquoi il est all\u00e9 cherch\u00e9 ces croutons. <\/p>\n<p>1990 : on voit Neil Young tout seul, minuscule, guitare + harmonica, acoustique, pour Nelson Mandela, chanter <em>Keep on rockin&rsquo; in the free world<\/em>. Du cran, et de la sobri\u00e9t\u00e9, tout ce qui a manqu\u00e9 dans la travers\u00e9e 80&rsquo;s (ah oui c&rsquo;\u00e9tait peu apr\u00e8s le temps de <em>Graceland<\/em>, de Peter Gabriel et de Johnny Clegg).<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"420\" height=\"345\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/N7bkd8o7O5w\" frameborder=\"0\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n<br ><\/p>\n<p>On tournait en rond. C&rsquo;\u00e9tait recyclage permanent du pass\u00e9. Le rock \u00e9tait mort, il ne branlait plus que son souvenir.<\/p>\n<p>On allait \u00e0 la m\u00e9diath\u00e8que et on \u00e9coutait tout : on s&rsquo;est forg\u00e9 en blues, en jazz, en rock 60-70, et aux d\u00e9buts du world. Les disque valaient 150 francs, jamais on n&rsquo;aurait pu se les payer. On a grandi dans un d\u00e9sert musical, et on \u00e9tait affam\u00e9s, avides de musique.<\/p>\n<p>Rappelez-vous qu&rsquo;on n&rsquo;avait pas de radio (pas d&rsquo;\u00e9mission de radio), d&rsquo;ailleurs on n&rsquo;avait plus de poste, c&rsquo;\u00e9tait trop ringard (RTL\/RMC).<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/rateyourmusic.com\/list\/ben007\/300_disques_incontournables___1965_1995___hors_serie_rock_and_folk\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" alt=\"\" src=\"http:\/\/static.rateyourmusic.com\/lk\/f\/s\/dda067e44a249d739c6f86aa4160791c\/1191277.jpg\" title=\"300 disques\" class=\"aligncenter\" width=\"209\" height=\"300\" \/><\/a><br \/>\n<br ><\/p>\n<p>On nous avait dit que les disques seraient moins chers. Ils ne le sont toujours pas. Certains ont rachet\u00e9 leur discoth\u00e8que compl\u00e8te pour rien.<\/p>\n<p>On a accumul\u00e9, plus tard, adolescents, les disques, au moins via m\u00e9diath\u00e8ques et pompes sur cassettes. Mais on avait peu d&rsquo;acc\u00e8s. On avait le guide des 300 disques de Rock&#038;Folk (surpris de voir que c&rsquo;est 1995, je pensais \u00e7a bien avant) : on les cherchait tous, on les \u00e9coutait tous. L\u00e0 on est \u00e0 la ville pour les \u00e9tudes, apr\u00e8s le Bac. On a donc les disquaires, les derniers du monde.<\/p>\n<p>On s&rsquo;est refait une sant\u00e9, on \u00e9tait moins maigres et moins nus, mais on n&rsquo;avait pas encore acc\u00e8s \u00e0 la musique : beaucoup de disques inutiles, la FNAC prohibitive et ses \u201cvendeurs\u201d incomp\u00e9tents complet, et puis, malgr\u00e9 nos repaires, des pans entiers manquaient. Jazz et, parmi, free-jazz ; funk et soul, z\u00e9ro ; punk et post-punk, z\u00e9ro ; afrobeat, z\u00e9ro. On allait au concert des Floyd remani\u00e9s (et moiti\u00e9 vides) et de Dire Straits (trop-plein). On ne se rendait pas compte du mal qu&rsquo;ils faisaient, du mal qu&rsquo;on se faisait. Et puis on a vu les Stones en 1995, oui, \u00e0 Montpellier, c&rsquo;est la premi\u00e8re fois qu&rsquo;on y va en grand, on a les Black Crowes qui nous \u00e9puisent 2h, et Bob Dylan qui est trop long de 2h. Quand Keith Richards surgit, on est fin cuit. Ces super concerts n&rsquo;ont pas aid\u00e9 la musique.<\/p>\n<p>Les \u00e2ges se m\u00ealent. Dans les ann\u00e9es d&rsquo;avant, on n&rsquo;avait pas de musique, \u00e0 nous. On voulait du violent, quelque chose qui effrite la routine, qui stabilise nos peurs (c&rsquo;\u00e9tait la Guerre du Golfe, j&rsquo;achetais tous les <em>VSD<\/em> avec les photo-reportages, ce serait la Yougoslavie aussi). On \u00e9tait donc avides, maigres et nus, et avant la ville il nous fallait encore autre chose&#8230; <i>then came Nirvana<\/i>.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"420\" height=\"345\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/hTWKbfoikeg\" frameborder=\"0\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p><center>+ \u00e0 suivre ?<\/center><br \/>\n<br ><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La musique, jusque l\u00e0, c&rsquo;\u00e9tait la discoth\u00e8que familiale, \u00e0 base de Brel et Brassens et tout un tas de bruit environnant. L&rsquo;important \u00e0 tenir, c&rsquo;est qu&rsquo;on passait nous dans le moment juste de transition entre vinyle et CD. Un certain nombre \u2014\u00a0dont parents \u2014\u00a0avaient eux abandonn\u00e9. La vie, la s\u00e9rieuse, de l&rsquo;ouvrier, s&rsquo;en passe ais\u00e9ment&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[30,2972],"tags":[1887,160,1886,1058,154,1885,149,1648,1888,252],"class_list":["post-4064","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-critique-chronique","category-notes-sur-la-contre-culture","tag-dance-music","tag-disque","tag-guerre-du-golfe","tag-musique","tag-neil-young","tag-nirvana","tag-pink-floyd","tag-rocknroll","tag-techno","tag-the-rolling-stones"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4064","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4064"}],"version-history":[{"count":25,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4064\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7277,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4064\/revisions\/7277"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4064"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4064"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4064"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}