{"id":403,"date":"2009-07-09T05:17:09","date_gmt":"2009-07-09T03:17:09","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=403"},"modified":"2021-11-21T18:05:04","modified_gmt":"2021-11-21T16:05:04","slug":"ete-5","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/ete-5\/","title":{"rendered":"Et\u00e9, 5"},"content":{"rendered":"<blockquote><p>Texte publi\u00e9, l\u00e9g\u00e8rement modifi\u00e9, dans <em>Po&#038;sie<\/em>, 158-159, 2009.<\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>I.<\/b><\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9t\u00e9, chaque \u00e9t\u00e9, te retrouve plus lucide, l&rsquo;\u0153il plus aiguis\u00e9 parce que le nom est propice \u00e0 et est proche de \/ la mort.<\/p>\n<p>Le soleil mord toute choses qui en retour semblent n&rsquo;exister que pour traduire et justifier sa puissance.<\/p>\n<p>Les cigales fr\u00e9missent puis scient le paysage de leur sempiternel.<\/p>\n<p>Peu avant l&rsquo;aube les vents se l\u00e8vent pour nettoyer les soupirs de la nuit et les parfums rauques des amants ou des festifs.<\/p>\n<p>Il y a des braises dans le feu qui ne cherchent pas \u00e0 rivaliser avec la grande morsure du midi. Promesse recluse et abandon.<\/p>\n<p>La prairie, hier enchant\u00e9e, est grill\u00e9e sur pied. Le r\u00e9diment des criquets est de maigre rapport.<\/p>\n<p>Tour est f\u00e9tu et le f\u00e9tu aime la flamme.<\/p>\n<p>Il semble que les cailloux <i>poussent<\/i><\/p>\n<p>La rivi\u00e8re vidange ses derni\u00e8res eaux.<\/p>\n<p>Des femmes, blondes, longues, et trop grandes, exposent la mis\u00e8re de leur r\u00e9sidence.<\/p>\n<p>Je lis Cesare Pavese.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>II.<\/b><\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9t\u00e9 grimpe les collines comme un incendie et seul l\u00e0-haut, plus proche la lune, tu peux recevoir de sa lumi\u00e8re liquide. Pr\u00e9somption rafra\u00eechissante.<\/p>\n<p>Des \u00e9toiles aux aiguilles il n&rsquo;y a qu&rsquo;un pas et c&rsquo;est l&rsquo;aube qui le c\u00e8de la premi\u00e8re.<\/p>\n<p>Les grillons \u00e9cornent la chaleur se r\u00e9fugie sous les pierres. Il y a des bourdons solides qui d\u00e9limitent des espaces.<\/p>\n<p>La nuit grince et sous le fa\u00eete comme un arc tendu entre les promesses d&rsquo;hier et le r\u00e9sidu que demain pr\u00e9pare,<\/p>\n<p>une fen\u00eatre se ferme.<\/p>\n<p>les cris de l&rsquo;amour s&rsquo;\u00e9loignent en clapotis de fontaine \u00e9gorg\u00e9e.<\/p>\n<p>Ce qui c\u00e9l\u00e8bre la nuit d&rsquo;\u00e9t\u00e9 s&rsquo;appelle retour de l&rsquo;enfant.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9t\u00e9 est aussi un filet, et la nuit est ses n\u0153uds.<\/p>\n<p>Les vergerettes, les salicaires, les fenouils et bupl\u00e8vres sont des cierges allum\u00e9s pour danser. Du reste, c&rsquo;est \u00e7a.<\/p>\n<p>Car l&rsquo;\u00e9t\u00e9 danse et boit et danse comme ce qui trop longtemps a pes\u00e9 et \u00e0 pr\u00e9sent se rel\u00e2che.<\/p>\n<p>Bride aux sourires<br \/>Po\u00e9sie macabre.<\/p>\n<p>Tu ne songes qu&rsquo;\u00e0 partir et celui qui revient te trouve toujours h\u00e9sitant.<\/p>\n<p>Un poisson grill\u00e9 cr\u00e9pite sur la flamme.<br \/>La saveur s\u00e8che \u00e9teint tes papilles. Il y a faut de l&rsquo;alcool pour mesurer L&rsquo;ECART FAIT DES PEAUX.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Texte publi\u00e9, l\u00e9g\u00e8rement modifi\u00e9, dans Po&#038;sie, 158-159, 2009. &nbsp; I. L&rsquo;\u00e9t\u00e9, chaque \u00e9t\u00e9, te retrouve plus lucide, l&rsquo;\u0153il plus aiguis\u00e9 parce que le nom est propice \u00e0 et est proche de \/ la mort. Le soleil mord toute choses qui en retour semblent n&rsquo;exister que pour traduire et justifier sa puissance. Les cigales fr\u00e9missent puis&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[242,265,1056],"tags":[2868],"class_list":["post-403","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chantiers","category-ete","category-poesies","tag-ete"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/403","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=403"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/403\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16054,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/403\/revisions\/16054"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=403"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=403"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=403"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}