{"id":395,"date":"2009-07-05T05:12:25","date_gmt":"2009-07-05T03:12:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/?p=395"},"modified":"2011-11-09T00:02:26","modified_gmt":"2011-11-08T22:02:26","slug":"ete-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/ete-2\/","title":{"rendered":"Et\u00e9, 2"},"content":{"rendered":"<p>La chaleur s&rsquo;est abattue comme de grandes murailles sur le pays, et tous les gestes se sont d\u00e9faits puis deviennent laborieux.<\/p>\n<p>Chaque soir de gros cumulus amenaient leur promesse d&rsquo;apaisement, on aurait dit des grands cotons sur les montagnes au fond. Mais il semblait qu&rsquo;ils ne pouvaient jamais venir jusqu&rsquo;\u00e0 nous. Il enflaient comme de grosses t\u00eates absurdes, et plus ils enflaient, plus la chaleur devenait pr\u00e9gnante, te collait \u00e0 la peau, jusque sous la peau.<\/p>\n<p>Les app\u00e9tits cessent. La saison se fait languir, <i>on annihile le temps<\/i>.<\/p>\n<p>On se pose sur le sol, il nous faut de grandes b\u00e2tisses sombres. Des envies de grands arbres, de vent frais, de Ni\u00e8vre, de Bi\u00e8vre.<\/p>\n<p>On mange une p\u00eache dont le suc coule sur les cuisses. On laisse faire. Une passe, une autre, encore une. On attend que tout cesse. C&rsquo;est le lit majeur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La chaleur s&rsquo;est abattue comme de grandes murailles sur le pays, et tous les gestes se sont d\u00e9faits puis deviennent laborieux. Chaque soir de gros cumulus amenaient leur promesse d&rsquo;apaisement, on aurait dit des grands cotons sur les montagnes au fond. Mais il semblait qu&rsquo;ils ne pouvaient jamais venir jusqu&rsquo;\u00e0 nous. Il enflaient comme de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[242,265,1056],"tags":[2868],"class_list":["post-395","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-chantiers","category-ete","category-poesies","tag-ete"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/395","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=395"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/395\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4471,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/395\/revisions\/4471"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=395"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=395"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=395"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}